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Plantes carnivores : les différentes stratégies de pièges
Selon les conditions de vie et les climats, les différentes espèces de plantes carnivores ont développé un système particulier de piège pour parvenir à attirer leurs proies. Revue de détails.
La plupart du temps, les pièges développés par les plantes carnivores sont des adaptations de leurs feuilles. Chacune a pourtant des particularités qu'il est important de connaître pour mieux comprendre la stratégie de piégeage mise en oeuvre. Certaines comme les Utriculaires disposent ainsi d'une outre de capture, d'autres comme les Rossolis ont recours à des poils gluants, tandis que les Dionées, les plus connues sans doute des plantes carnivores sont munies de mâchoires.
Pour mieux repérer les différentes stratégies déployées, les scientifiques ont classé les plantes carnivores en plusieurs grandes familles en fonction du type de piège mis en oeuvre. La différence entre chaque système repose principalement sur la faculté de réagir de la plante face à l'arrivée d'une proie.
Les pièges actifs
Pour toutes ces plantes, le mouvement est très lent et imperceptible à l'oeil dans la plupart des cas.
Les pièges passifs
Les plantes utilisant des pièges dit « passifs » basent leur action sur une forte attraction des proies (couleurs vives, production de substances sucrées, odeurs attirantes, aspect humide). Ces plantes sont obligées d’amener les insectes jusqu’au cœur de leur urne en contact direct avec leurs glandes digestives. Dans cette catégorie, plusieurs techniques existent : chez les Brocchinia et Catopsis, la plante ne comporte qu'un seul piège empli d'eau dans lequel les proies se noient ; chez les Byblis, Drosophyllum, Ibicella, Pinguicula, Roridula et Triphyophyllum, les pièges sont collants comme dans le cas de la Drosera mais ils ne sont pas associés à un mouvement ; chez la Cephalotus follicularis, Darlingtonia, Heliamphora, Nepenthes et Sarracenia, les pièges prennent la forme d'un organe en forme d'urnes (ascidies) ; chez la Genlisea, les pièges sont à nasses.

Les pièges semi-passifs
Entre les deux extrêmes, certaines plantes optent pour une voie médiane comme les Pinguiculas par exemple qui utilisent un piège passif mais ont également de faculté de replier légèrement le bord de leurs feuilles pour contrer la pluie abondante qui aurait tendance à lessiver les sucs digestifs.
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