LE TEMPS DES FORÊTS, un documentaire incontournable sur la forêt de demain

Affiche du film LE TEMPS DES FORÊTS

LE TEMPS DES FORÊTS le documentaire incontournable sur la forêt de demain. Un film de François-Xavier Drouet au cinéma dès le 12 septembre.

Symbole aux yeux des urbains d'une nature authentique, la foret francaise vit une phase d'industrialisation sans précédent. Mécanisation lourde, monocultures, engrais et pesticides, la gestion forestiere suit a vitesse accélérée le modèle agricole intensif.

Du Limousin aux Landes, du Morvan aux Vosges, Le Temps des forets propose un voyage au coeur de la sylviculture industrielle, ses conséquences sur l'environnement et ses alternatives. Forêt vivante ou désert boisé, les choix d'aujourd'hui dessineront le paysage de demain.

Le réalisateur s'est focalisé sur quatre massifs francais, en donnant la parole notamment à des forestiers, des agents de lONF, des propriétaires, des associations et des bucherons. II dresse ainsi le portrait de la gestion forestière francaise.

"Je suis arrivé il y a dix ans sur le plateau de Millevaches en Limousin, une zone boisée a 70%. Je ne connaissais alors rien aux forêts. Ces grands massifs de résineux m'évoquaient le Canada et me semblaient tout ce quil y a de plus naturel. J'ai vite compris que ces monocultures n'avaient rien de spontané et que la biodiversité sous ces conifères était très pauvre. Au détour de chemins, j'ai découvert des dizaines d'hectares coupés à blanc, des paysages saccagés, des sols et des rivières devastés par les machines... Quelques semaines après, on replantait sur ces champs de ruines des petits sapins gavés dengrais et de pesticides.

En faisant ce film, j'ai voulu comprendre ce système que personne ne semblait questionner, comme s'il etait le seul modèle possible pour produire du bois. Comme le dit un intervenant dans le film, on a tendance à penser la menace qui pèse sur la foret en termes de déforestation. Le problème qui se pose en France est plutot celui de la « mal-forestation ». Quelle forêt voulons-nous pour demain ? Un champ d'arbres artificiel ou un espace naturel vivant ? C'est la question que pose Le Temps des forets." François-Xavier Drouet.

Points de vente : Cinémas

Site internet : https://www.kmbofilms.com/

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  • Claude Choppin (Ile de France)
    Je suis un professionnel de la conversion du bois à des fins énergétiques: production de chaud, de froid, les 2 simultanément et électricité accompagnée bien sûr de chaleur récupérée. La technique utilisée permet l'atteinte de rendement énergétiques excellents à une condition: que toutes les formes d'energie produites soient utilisées. Ce qui veut dire que le point le plus important d'une étude raisonnable de la conversion énergétique de la biomasse passe par l'identification d'un consommateur de chaleur afin de produire si possible un peu moins d’énergie que nécessaire sachant que les pointes de besoin peuvent être produites en empilement avec des combustibles fossiles, mais en petite quantité donc pollution dérisoire. Toute ma vie, je me suis efforcé de respecter cette logique du rendement énergétique au lieu de la logique du profit qu'on m'imposait. J'ai refusé d'entrer dans cette logique quitte à passer pour un type infréquentable. Aujourd'hui, je suis passé au bois toujours avec la même éthique. Ce qui est décrit là est bien la preuve que le paradigme n'a pas changé et que le fric est toujours le facteur décisif même si on ne doit plus entendre d'oiseaux siffler dans les forets. La logique de la PPE (programmation pluriannuelle de l'energie) ne dit rien la dessus bien au contraire. Ce texte sera traduit en loi pour l’énergie courant mars. Si l'on n'arrive pas à inverser cette tendance mortifère, c'est à dire interdire toute réalisation alimentée en biomasse dont le rendement global soit inférieur à 75%, et la taille maximum de 10 MWth, deux mesures propres à ménager la forêt tout en permettant la vie de la filière, alors fatigué de prêcher dans le désert, ou dans une forêt désertée de toute vie, alors je m'engage à stopper toute activité professionnelle, laquelle est pourtant pour moi un moteur essentiel. Et lorsque c'est EDF qui prend l'initiative alors, c'est carrément renversant (conversion des centrales charbon à la biomasse-rdt maxi 35% toutes voiles dehors, épuisement garanti. 4 sites en france de 600 MWe chacun sont concernés. Une horreur écologique, un défi à l'intelligence.
    Répondre à Claude Choppin
    Le 16/02/2019 à 16:21