La phytoremédiation

Eric RENAULT de la Vannerie d'Hier nous parle de la phytoremédiation qui est la dépollution des eaux par les plantes.

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La phytoremédiation est la dépollution des sols et des eaux usées par les plantes. Elle repose sur les interactions entre les plantes, les micro-organismes et le sol.

En 1875, on comptait 70 000 hectares de saules en France, plantés en bordure de rivière pour les activités vannières. Sans le savoir, on faisait alors de la phytoremédiation.

Aujourd’hui, la capacité des plantes à dépolluer les eaux et le sol est connue, mais, malheureusement, plus rien ne pousse sur le bord de nos rivières ! Heureusement, l'industrie d'aujourd'hui pollue plutôt moins qu'il y a quelques années.

Quels pouvoirs ont les plantes ?

Le travail de dépollution est principalement réalisé par les racines des plantes.

La plante prélève les polluants par ses racines. Pour simplifier un système complexe, on pet dire que ceux-ci sont, soit métabolisés (utilisés pour la croissance de la plante), soit transférés dans les parties aériennes de la plantes (feuilles) où ils sont stockés. Certaines plantes sont dites hyper-accumulatrices, du fait de leur très grande capacité à absorber des métaux (jusqu’à mille fois plus que d'autres espèces végétales).

Les limites de phytoremédiation

Les plantes utilisées en phytoremédiation permettent, entre autre, de fixer les métaux lourds. Attention ! Fixer ne signifie pas faire disparaitre.

Aujourd'hui, il existe des stations d'épuration qui fonctionnent avec des plantes dépolluantes. Certes, des métaux lourds sont emprisonnés par les plantes et ne sont plus dans l'eau. Toutefois, si la plante meurt, ou lorsqu'elle va mourir, elle va rejeter toute la pollution stockée à l'endroit ou elle se trouve. Ceci qui peut avoir un effet très néfaste pour l'environnement. En effet, dans la nature le sol contient, à des quantité plus réduites, du nickel zinc, du cuivre... bénéfiques pour les végétaux. Si on concentre ces métaux à un endroit, à des doses très élevées, on crée de la pollution.

La plupart du temps, les plantes accumulatrices sont récoltées puis incinérées ; les cendres sont stockées ou valorisées pour récupérer les métaux accumulés. Cette valorisation des résidus contaminés (cendres) est encore à l'étude. La phytoremédiation reste une option de dépollution à approfondir.

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