Poirier sauvage, Pyrus pyraster : fiche botanique

Fiche botanique consacrée au poirier sauvage, Pyrus pyraster

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Localisation du poirier sauvage

Le poirier sauvage est un arbre fruitier présent dans toute la France, mais il est rare de le rencontrer dans le nord ainsi que dans la région méditerranéenne.

Attention : il peut être confondu avec le poirier à feuilles en coeur, le Pyrus cordata, un arbuste de 3 à 8 mètres de haut, dont la frugalité lui permet de coloniser les milieux les plus ingrats.

Description du poirier sauvage

Le Pyrus pyraster est un arbre à croissance lente et limitée. En effet sa cyme, en forme de pyramide, dépasse rarement une hauteur de 11 à 15 mètres.

Il est réputé pour sa longévité exceptionnelle, dépassant couramment 300 ans.

Le feuillage du poirier sauvage  est plutôt dense. Ses rameaux portent de nombreuses petites feuilles ovales et allongées et ses fleurs blanches et très précoces (avril) sont hermaphrodites. Les petites poires presque rondes qu'elles produisent sont acres et astringentes.

À savoir : le poirier sauvage est à l'origine de l'essentiel des variétés fruitières de poires actuellement cultivées. Il sert encore de porte-greffe pour les pépiniéristes.

Les maladies du poirier sauvage

Attention, le poirier sauvage est sensible à diverses maladies :

  • aux pourritures qui s'installent dans les blessures qui peuvent être occasionnées à son pied ;
  • au feu bactérien ;
  • à la fibre torse (inclinaison uniforme des vaisseaux et des fibres du bois par rapport à l’axe de l’arbre), un défaut d'origine génétique se traduisant par un bois « vissé », impropre au sciage et donc aux usages nobles (charpentes, menuiserie, tranchage...).

Les usages du bois de poirier sauvage

Le poirier sauvage possède un bois homogène, très dur, de teinte généralement brun rougeâtre. Son grain, d'une grande finesse et d'un poli exceptionnel, oriente son utilisation vers des produits de qualité comme la lutherie, le tranchage pour des placages haut de gamme, la marqueterie, la tournerie, la sculpture ou encore la gravure.

Dans l'artisanat rural, de nombreux objets du passé témoignent encore de ses emplois liés à sa résistance remarquable : poulains, brancarts, leviers, roues à gorge, poulies...

Vous souhaitez planter un poirier sauvage ?

Le poirier sauvage apprécie des sols acides à neutres, compacts, légers et drainés. C'est une espèce héliophile ; il lui faut donc une exposition bien ensoleillée, ou, à défaut, mi-ombragée.

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Vos commentairesAjouter un commentaire

  • Jml (Deux-sèvres)
    J'ai un poirier sauvage qui a donné en octobre une très grande quantité de poirillons ou poirions (selon l'appellation locale). Le sol en était jonché ! Mais comment peut-on les utiliser ?
    Répondre à Jml
    Le 25/12/2016 à 19:05