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Eléagnus
Eleagnus
Eleagnus
Famille : Eleagnacées
Origine : -
Période de floraison : été
Couleur des fleurs : crème
Exposition : En plein soleil (éléagnus caducs) ou à mi-ombre (éléagnus persistants, surtout les formes panachées).
Type de sol : Ordinaire, fertile, profond, sableux, bien drainé
Acidité du sol : neutre
Humidité du sol : normal
Utilisation : haie taillée, massif, balcon, topiaire
Hauteur : de 1 à 8 m selon les espèces et les variétés
Type de plante : arbuste
Type de végétation : vivace
Type de feuillage : persistant ou caduc
Rusticité : rustique
Plantation, rempotage : printemps ou automne
Méthode de multiplication : Semis des graines mûres sous châssis froid au printemps après une période de stratification de trois mois dans du sable humide au frais (4 °C). Bouturage herbacé en mai-juin, ou semi-aoûté en juillet-août pour les espèces caduques. Boutures semi-ligneuses des Elaeagnus persistants de juillet à septembre.
Taille : Ils aiments être stimulé de temps en temps par une taille qui lui procure un surcroît de vigueur et permet le développement d’un grand nombre de nouvelles pousses, toujours plus joliment colorées.
Espèces, variétés intéressantes :
Le genre comprend 45 espèces
Les variétés à feuillage panaché :
- Gilt Edge, Limelight, Dicksonii, Maculata, Variegata sont parfaites pour réveiller les zones un peu sombres de votre jardin ou les massifs un peu ternes, d'autant qu'elles conservent leur feuillage en hiver.
Les variétés à feuillage argenté :
- The Hague, Silver Lining, angustifolia (Olivier de bohème), multiflora capteront les rayons du soleil, en scintillant joliment
Maladies et insectes nuisibles : -
Toxicité : Le fruit de l’éléagnus peut être consommé à pleine maturité

Les éléagnus résistent à (presque) tout : la sécheresse, la pollution, le vent, les sols salés et les tailles répétées. Très peu sensibles aux maladies, ils résistent assez bien au froid (bien mieux que les fusains panachés par exemple), surtout dans les sols bien drainés. Qu’ils soient caducs ou persistants, les Elaeagnus sont vraiment des végétaux sans problème.

La texture rugueuse, coriace des feuilles des éléagnus persistants, ainsi que l’effet lumineux des cultivars panachés, en font un élément décoratif de premier plan dans un jardin. Mais leur adaptabilité hors du commun vous permet de les utiliser comme il vous plaira : de la plus classique haie de bord de mer au plus surprenant topiaire. Rappelez-vous aussi que la plupart des variétés ont une floraison délicieusement parfumée !

Gros plan sur l'olivier de Bohème

Elaeagnus angustifolia est originaire du sud de l’Europe au centre de l’Asie, Himalaya et Chine, il forme un arbre ou un arbuste aux branches étalées, d’abord érigées, puis légèrement arquées. Elles sont teintées de rouge, épineuses à l’extrémité (ramilles), et recouvertes sur les deux faces d’écailles argentées en forme d’étoiles brillantes. Les feuilles caduques, étroites, lancéolées, de 6 à 10 cm de long, sont vert foncé couvertes d’écailles argentées, plus abondantes à la face inférieure. En mai/juin, les fleurs blanc jaunâtre, de 5 à 10 cm de long, couvertes d’écailles à l’extérieur, sont portées en petits bouquets par trois ou quatre sur les pousses de l’année. Elles exhalent une forte odeur miellée qui rappelle aussi la fraise et attitre les abeilles. Nombreux fruits jaunes à rougeâtre d’août à octobre, de la grosseur d’une petite olive, à la saveur douceâtre. Hauteur et étalement : de 4 à 8 m. Assez rustique, il préfère nettement les jardins du littoral.

Pourquoi des pousses vertes apparaissent-elles sur mon éléagnus panaché ?

Il s’agit d’un phénomène de réversion, appelé aussi « retour au type », qui est assez caractéristique des végétaux à feuillage bicolore. Le caractère spécifique de la variété (qui est récessif) disparaît ponctuellement lorsque la plante est trop fertilisée ou mal exposée. La vigueur des pousses à feuilles vertes étant supérieure, éliminez-les rapidement sinon elles finiront par dominer.

Mon éléagnus a des rejets à la base, dois-je les supprimer ?

Tout dépend ce que vous souhaitez faire avec votre plante. S’il s’agit d’un olivier de Bohème (Elaeagnus angustifolia) dont on souhaite faire un petit arbre, il est impératif de ne conserver que le tronc principal. En revanche, si votre éléagnus est cultivé dans une haie, l’apparition de drageon est positive, car elle permettra d’obtenir une formation végétale plus dense.

Le saviez-vous ?

  • Les Elaeagnus présentent la particularité de former des renflements (nodosités) sur leurs racines, qui contiennent des bactéries fixatrices de l’azote atmosphérique. Cela leur permet de croître dans des sols quasiment arides. Cette particularité est surtout connue chez les légumineuses (Fabaceae) que l’on utilise couramment comme engrais verts (trèfle, sainfoin, vesce, luzerne, phacélie, etc.)

  • Le mot Elaeagnus vient du grec elaios, olivier et agnos, qui désigne le gattilier ou agneau chaste (Vitex agnus-castus). Ce nom a été donné à la plante par Karl von Linné en 1753, les grecs anciens désignant par elaeagnos, le saule.

  • Dans le langage des fleurs, les feuilles franchement argentées de l’olivier de Bohème lui valent une symbolique de richesse.

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