L'orvet, un lézard sans pattes ami du jardinier
L'orvet est un curieux animal de la famille des lézards que l'on rencontre couramment dans nos jardins. Inoffensif pour l'homme, l'orvet est un ami du jardinier puisqu'il dévore toutes sortes d'invertébrés.
L'orvet est souvent considéré par le grand public comme un serpent mais contrairement aux apparences, cet animal fait bien partie de la famille des anguidés qui est en fait un sous-ordre des sauriens... autrement dit, l'orvet aussi appelé serpent de verre, est un lézard sans pattes !
Une faculté d’autodéfense remarquable
Du lézard, il a hérité la faculté d’autotomie, c’est-à-dire qu’en cas d’attaque d’un prédateur, il peut perdre une partie de sa queue. Ce phénomène spectaculaire lui permet souvent d’échapper à la capture : la queue sectionnée continue de s’agiter au sol pendant plusieurs secondes, distrayant l’assaillant tandis que l’orvet prend la fuite.
La partie perdue repousse ensuite progressivement, mais elle ne retrouve jamais tout à fait sa forme ni sa longueur initiale ; elle est souvent plus courte, plus terne et légèrement différente de texture. Cette capacité, bien qu’efficace pour la survie, représente un coût énergétique important, car l’animal doit mobiliser de nombreuses ressources pour régénérer le segment manquant. C’est pourquoi l’orvet n’utilise cette stratégie qu’en dernier recours, lorsqu’il se sent réellement menacé.
Des différences avec le serpent
Contrairement au serpent, l'orvet présente les mêmes écailles sur toute la surface de son corps et peut cligner des yeux puisqu'il est pourvu de paupières mobiles. Le tympan est également caché sous les écailles comme chez le lézard.
L'on trouve cet animal communément dans toute l'Europe jusqu'en Russie mais aussi dans certains pays plus ensoleillés comme l'Iran, l'Algérie, la Turquie.
Description et longévité
L'orvet se caractérise par un corps longiligne pouvant atteindre 50 cm, sans pattes, recouvert d'écailles minuscules et lisses dont la couleur varie du gris au brun.
Le ventre chez la femelle est marqué par des bandes longitudinales sombres qui la rend notablement plus belle que monsieur.
Son espérance de vie atteint allègrement 30 ans !
Habitat et alimentation
L'orvet se cache le plus souvent à proximité d'un point humide, sous les feuilles dans un coin ombragé, ou encore dans les hautes herbes, sous des cartons, une tôle, bref tout ce qui permet de garder une certaine humidité favorisant la présence de petits invertébrés dont il est friand.
Son menu préféré se compose essentiellement d'escargots, de limaces, de vers de terre et autres lombrics, de chenilles, cloportes, araignées, larves diverses.
Un allié du jardinier
Au jardin, il est donc assurément un véritable ami du jardinier !
Un tas de compost est pour lui un superbe refuge pour trouver de la nourriture à profusion et une certaine chaleur à la saison froide. Gare à ne pas utiliser de fourche dans le compost au risque d'embrocher des orvets venus y chasser.
Hibernation
Pendant l'hiver, l'orvet hiberne soit dans une cachette soit dans un terrier qu'il creuse par ses propres moyens et qu'il ferme avec de la terre et de la mousse.
Reproduction
La reproduction de l'orvet intervient à partir de la fin août. Il est vivipare et donne naissance à des petits formés.
Le saviez-vous ?
Pendant longtemps, les classifications officielles ne faisaient apparaître qu'une seule espèce d'orvet dans le monde mais à bien y regarder, les biologistes ont fini par réparer leur erreur et aujourd'hui, deux espèces d'orvets sont répertoriées : l'Anguis fragilis et l'Anguis cephallonica.
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