Dahlias, cannas, glaïeuls : les gestes essentiels avant les premières gelées
Le gel hivernal menace de réduire en bouillie vos précieuses fleurs d'été. Il faut agir pour sauver vos dahlias et glaïeuls des températures négatives. La bonne méthode d'hivernage garantit une replantation saine au printemps. Voici le calendrier et les gestes techniques pour protéger vos plantations.
Les variétés intolérantes au gel à retirer du jardin
Une grande partie des plantes bulbeuses à floraison estivale proviennent de régions chaudes et ne supportent pas le gel prolongé. Dès que la température descend sous le point de congélation, l'eau contenue dans leurs tissus se dilate et détruit les cellules végétales.
Les dahlias, les cannas, les bégonias tubéreux et les glaïeuls sont les principales espèces concernées par l'hivernage en France. Si vous résidez dans une région aux hivers cléments, un paillage épais peut suffire, mais l'arrachage reste la solution la plus sûre.
D'autres espèces moins courantes comme les arums, les agapanthes (selon les variétés) ou les freesias requièrent également cette vigilance. Les laisser en pleine terre dans la moitié nord de la France équivaut souvent à les condamner.
Le moment idéal pour l'arrachage
La précipitation est l'ennemie du jardinier : il ne faut pas déterrer les bulbes tant que le feuillage est encore vert. Le bulbe a besoin de ce feuillage pour reconstituer ses réserves d'énergie via la photosynthèse afin de fleurir l'année suivante.
Le signal irréfutable est donné par la nature. Il faut attendre que les premières petites gelées d'automne noircissent et flétrissent le feuillage. C'est le moment précis où la sève redescend complètement dans les racines tubéreuses ou les cormes.
Intervenez alors rapidement, par une journée sèche de préférence, pour éviter de manipuler une terre trop boueuse. En général, cette période se situe entre fin octobre et fin novembre, selon votre région et la clémence de l'automne.
Les étapes pour un hivernage réussi
La préparation et le nettoyage
Une fois déterrés délicatement avec une fourche-bêche pour ne pas les blesser, coupez les tiges à environ dix centimètres du tubercule. Secouez l'excédent de terre, mais ne lavez surtout pas vos bulbes à l'eau.
L'humidité résiduelle est le principal vecteur de pourriture. Laissez-les ressuyer, c'est-à-dire sécher à l'air libre dans un endroit ventilé et protégé de la pluie, pendant quelques jours.
Profitez-en pour inspecter vos tubercules. Jetez impitoyablement tout bulbe mou, taché ou présentant des signes de maladie pour éviter de contaminer le reste de votre récolte.
Le stockage et la surveillance
Placez vos bulbes sains dans des cagettes en bois, en évitant qu'ils ne se touchent. Pour les espèces très charnues, les enfouir dans du sable bien sec ou de la sciure de bois offre une excellente régulation hygrométrique.
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Installez vos cagettes dans une pièce plongée dans l'obscurité.
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Maintenez une température fraîche, idéale entre 5 et 10 degrés (cave, garage non chauffé).
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Assurez une ventilation minimale pour prévenir l'air stagnant.
N'oubliez pas d'étiqueter vos cagettes pour identifier facilement les variétés et les couleurs au moment de la plantation printanière. Inspectez-les une fois par mois durant l'hiver pour retirer d'éventuels spécimens qui commenceraient à moisir.
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