Zostère marine, Varech des bords de mer, Grande zostère, Chiendent marin, Verdière, Foin de mer

Zostera marina, la zostère marine est l’une de nos plantes de littoral parmi les plus importantes du point de vue écologique. Ses herbiers immergés assurent la diversité animale de nos côtes et absorbent du CO2. Elle est malheureusement en déclin, drastiquement fragilisée par l’activité humaine.

Zostère marine, Varech des bords de mer, Zostera marina

Botanique

N. scientifique Zostera marina
Synonymes Alga marina, Zostera maritima, Zostera oceanica, Zostera stenophylla
Famille Zostéracées
Origine nord de l'océan pacifique et atlantique, Méditerranée, cercle arctique
Floraison juin à septembre
Fleurs vert
Typeplante aquatique marine
Végétationvivace
Feuillage caduc
Hauteurle plus souvent 100 cm, maximum 2 m

Planter et cultiver

Rusticité très rustique, -20 °C
Exposition ensoleillée à très lumineux
Solsablonneux et/ou vaseux
Acidité acide, neutre et basique
Humidité plante à fleurs immergée dans l'eau de mer ou saumâtre
Utilisationherbier marin indispensable à la biodiversité, plante éventuellement comestible ou utile, mais protégée
Plantationautomne, printemps
Multiplicationdissémination des graines et allongement du rhizome
Zostère marine, Varech des bords de mer, Zostera marina

Zostera marina, la zostère maritime ou varech des bords de mer est l’une des rares plantes à fleurs aquatiques et marines, une plante vivace qui appartient à la famille des Zostéracées, petite famille réduite à 3 genres seulement. La zostère marine est une espèce sous-marine distribuée le long des côtés de l’hémisphère nord, mais aussi en Australie par exemple. Ainsi en France, elle est présente sur la côte océanique, en Méditerranée, dans la Manche et la mer du Nord.

Sa présence sous forme d’herbiers marins revêt une grande importance écologique pour la biodiversité comme pour le maintien du paysage marin. En outre, des études scientifiques sont menées afin de l’utiliser éventuellement pour limiter le CO2 atmosphérique ou remédier à l’acidification des océans.

Milieu de vie de la zostère marine

Zostera marina vit dans les baies ou se mélangent sable et vase, parfois dans les estuaires, ou même sur des fonds de sable grossier, voire de gravier, entre la ligne de basse mer de vive eau (marée basse lors de grande marée) et jusqu’à une immersion sous 11 m d’eau. Donc, c’est seulement lors de grande marée que la zostère marine peut être émergée, et encore pas plus de 1 heure. Cela correspond à l’étage infralittoral.

Elle vit en eau de mer, mais peut être présente également en eau saumâtre.

Description de la zostère marine

Zostera marina est rhizomateuse : bien ancré et enfoui, son rhizome orangé court dans la vase ou le sable, tandis qu’à chaque nœud, il développe ses racines. Ce rhizome se ramifie et permet l’expansion de la plante sur de grandes surfaces, formant ce qu’on appelle un herbier marin. Cet herbier est souvent monoclonal, issu d’une seule et unique graine.

Les feuilles vertes se développent à la verticale, longuement rubanées, souples, larges de 0,4 à 1 centimètre et longues de 20 à 120 cm, exceptionnellement jusqu’à 2 m.

L’espèce est caractérisée par 3 à 5 nervures longitudinales.

Elle fleurit sous, l’eau en épi allongé et compact, vert, où fleurs mâles et fleurs femelles sont différenciées. La fécondation à lieu sous l’eau, permise par un pollen en filament qui s’accroche facilement. Les graines formées permettent la dissémination de l’herbe de mer, mais sa propagation est surtout végétative, grâce aux rhizomes.

Malheureusement, la zostère marine est en forte régression

Presque la totalité de nos herbiers marins à zostera est presque disparue dans les années 1930 : en cause une infestation par un microorganisme couplée à l’affaiblissement des Zosteras. Elles sont amoindries dans des eaux réchauffées, perturbées par l’activité humaine (cultures, ancrage des bateaux) et par la pollution : par exemple à cause des particules en suspensions dans l’eau qui limite la quantité de lumière sur leurs feuilles.

Importance écologique de la zostère marine

Cette plante à fleurs marine a une telle importance écologique qu’il existe un suivi scientifique très sérieux des stations des herbiers de Zostères.

Ces herbiers, véritables champs marins, sont déjà une source d’énergie primaire importante (transformation de l’énergie solaire et du CO2 en matière organique carbonée) ; donc, capturent du CO2 et deviennent la base de nombreuses chaînes alimentaires.

Les herbiers à zostères servent de milieu de vie à un imposant cortège d’espèces marines : sans compter les microorganismes, plus de 300 espèces y sont répertoriées : jeunes moules, araignées de mer, des hippocampes qui s’y accrochent, seiches, crevettes des herbiers, plies... ils viennent pour y vivre, se nourrir, se reproduire ou trouver temporairement un refuge. Zostera marina est donc indispensable pour préserver la biodiversité marine de nos côtes.

De plus, son réseau de rhizome et leurs racines jouent un rôle primordial dans le maintien du sable et des vases.

Enfin, la Zostère marine joue un rôle dans le maintien de la qualité de l’eau. Sa Photosynthèse adsorbe du CO2 et rejette de l’oxygène. autre point extrêmement important, elle serait encline à limiter l’acidification de l’océan due à la pollution, phénomène qui aurait tendance à s’intensifier dangereusement ces dernières années.

Utilisation comestible

Malgré un bon potentiel de comestibilité, la zostère marine est protégée et interdite de récolte en France.

Cependant si elle était cultivée ou à nouveau abondante :

  • Les feuilles un peu sucrées et aromatiques peuvent être consommées crues ou cuites, elles l’étaient autrefois par les Amérindiens. La base des feuilles crue est croustillante et sucrée.
  • Le rhizome est aromatique, croquant et sucré.
  • Les graines pourraient éventuellement aussi être utilisées en cuisine.

Autres usages :

Lorsque les feuilles sont arrachées par la houle, elles se déposent sur la plage en laisses de mer où elles sont improprement appelées « varech ». Lorsqu’elles sont encore abondantes, les feuilles de zostère marines sont parfois utilisées sèches comme matériel d’emballage ou pour les toitures, tandis qu’humides et en décomposition, elles produisent un compost riche, donc un bon engrais organique.

Les fibres de zostère marine longues et résistantes font l’objet de recherche sur les matériaux.

Peut-être qu’un usage technique ou alimentaire pourrait permettre de mieux protéger les herbiers à zostère ou mieux, pousser à les faire accroître ou les cultiver, car si la zostère marine est protégée contre « la destruction, la coupe, la mutilation, l’arrachage, la cueillette ou l’enlèvement, le colportage, l’utilisation, la mise en vente, la vente ou l’achat de tout ou partie des spécimens sauvages », son arrachage et sa destruction sont tolérés encore en zone maritime déjà exploitée, dans les parcelles déjà cultivées qui sont malheureusement très nombreuses sur nos côtes.

Espèces et variétés de Zostera

12 espèces, dont 3 européennes

Actuellement ce genre peut être divisé en 2 avec Zostera et Zosterella.

  • Zostera noltii ou zostère naine est une autre espèce présente sur le littoral français
  • Zostera japonica est asiatique
  • Zostera mucronata est australienne
  • Zostera capensis se trouve sur les côtes de l’Afrique du Sud
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Vos commentairesAjouter un commentaire

  • Trilles (PACA)
    En quelles quantités se trouvent-elles ? Les Zostères marines ?
    Répondre à Trilles
    Le 08/02/2022 à 09:12