Carl Von Linné et la classification des plantes

Extrait  du journal de voyage de Linné en Laponie, description d'un Dryas.
Extrait  du journal de voyage de Linné en Laponie, description d'un Dryas.

Carl von Linné, médecin naturaliste suédois du 18e siècle, était passionné de botanique depuis son enfance. Nous lui devons aujourd’hui le système binominal et les bases de la classification des êtres vivants : végétaux, animaux et champignons.

Biographie de Carl Von Linné

Linné naquit en 1707 dans une région campagnarde suédoise : une belle et riche région du point de vue d’un naturaliste. Son père, passionné de plante, lui fit découvrir le jardin dès son plus jeune âge, exerçant son esprit à l’observation de la nature.

Linné se faisait remarquer par ses divers enseignants en botanistes partout où il allait. C’est ainsi qu’à la place de devenir pasteur comme son père, à 20 ans, il commençât des études en médecine (et herboristerie) à Uppsala.   Il se créa alors un patronyme, Carolus Linnaeus, alors que l’expression « fil de Nils » était encore d’usage à cette époque. Le directeur du Jardin botanique d’Uppsala, Olof Rudbec, le prit sous son aile et le laissa profiter de sa bibliothèque et de sa riche documentation. A 24 ans, Linné commençait déjà à classer les végétaux.

Puis vint le temps des expéditions scientifiques, notamment en Dalécartie (Suède) et en Laponie, des régions encore méconnues à cette époque. Linné  parcoure 7000 km en laponie et y découvre une centaines d’espèces botaniques. 

Après quelques voyages scientifiques, diverses prises de contact avec des botanistes européens, Carolus Linneus devint médecin vers ses 30 ans. De retour en Suède, il fonda une famille et pratiqua la médecine avant d’obtenir enfin un poste en botanique à l’université en 1741.

Il devint médecin du roi et fut anobli en 1761. Carl von Linné était alors devenu célèbre. Il mourut en 1778 à 71 ans.

L’œuvre de Linné pour la botanique

Le nom binominal

Avant Linné, les plantes n’avaient pas de nom scientifique, elles étaient seulement distinguées par une phrase latine descriptive :

Ex pour la tomate. Son ancien « nom » était Solanum caule inermis herbaceo, folis pinnatis incisis, racemis simplicibus, c’est-à-dire « Solanacée herbacée à tiges lisses, à feuilles découpées, à tiges simples ».   A la place, Linné utilise un nom latin qui définit le genre et un adjectif qui qualifie précisément l’espèce : Solanum lycopersicum.

L’ancien système était tellement peu pratique que le système binominal latin proposé par Linné est bien accueilli. Pourtant, le nom binominal en latin avait été mis au point par Jean Bauhin plus d’un siècle auparavant, mais ce dernier n’avait pas su l’imposer.

La classification des plantes

Linné, et c’est son talent, n’a de cesse de rassembler, organiser, classifier les connaissances de ses prédécesseurs. Il met ainsi en avant les similitudes et ressemblances des plantes pour les regrouper entre elles. Il met l’accent notamment, pour définir familles et genres, sur les points communs de l’appareil reproducteur (la fleur chez les plantes supérieures), et mets en évidence ainsi 24 classes en fonction de la formule florale. Ce système est à la base de celui utilisé encore aujourd’hui. Il y met en avant un ordre hiérarchique des espèces. Par ailleurs, tous les végétaux nommés antérieurement à cette classification ont été requalifiés.

Pour la petite histoire. Certains des contemporains de Linné étaient critiques sur cette classification versée sur « les organes sexuels ». Le botaniste Johann Sigesbeck en fut remercié en donnant son nom à une mauvaise herbe : Siegesbeckia orientalis L., baptisée par Linné comme l‘indique le L à la fin du binôme.

Il publia Flora laponica, la flore de Laponie, en utilisant cette classification, un travail issu de ses descriptions de plante en Laponie.

Son ouvrage sur la classification fut publié dès 1735, Systema naturæ, puis révisé tout le long de sa vie. Cette classification s’adapte également au règne des animaux et champignons. C’est ainsi que l’être humain gagna son nom latin et qu’il fut classé parmi les primates. Il arrive à faire ce travail malgré sa foi religieuse et le créationnisme (espèces créées par Dieu) qu’elle implique. Il croit donc à la fixité des espèces.

A sa mort, Carl Von Linné laisse environ 18 000 descriptions de plantes dont un certain nombre qu’il a baptisées, ainsi que 3000 descriptions d’insectes.

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