Ne laissez pas la terre de votre potager nue : semez ces 3 engrais verts pour la régénérer
Vos parcelles se vident et la terre se retrouve exposée aux fortes pluies hivernales. Le lessivage menace vos précieux nutriments. Il suffit pourtant de semer les bons couverts végétaux dès octobre pour bloquer cette érosion. Passons en revue les espèces idéales pour régénérer votre sol pendant son repos.
Pourquoi semer un engrais vert en automne ?
Laisser un sol nu pendant la saison froide est une erreur majeure. La pluie qui s'abat sur une terre sans couverture végétale provoque ce que l'on appelle l'effet splash. L'eau détruit la structure de surface et emporte avec elle le précieux azote que vos cultures estivales n'ont pas consommé.
En semant un engrais vert à cette période, vous mettez en place une véritable couverture de survie pour votre parcelle. Les racines vont retenir la terre, empêcher le lessivage des nutriments et servir de refuge à la pédofaune (vers de terre, collemboles) qui va pouvoir continuer à travailler tout l'hiver à l'abri du gel direct.
De plus, ces plantes vont capter des éléments minéraux profonds. Au printemps, lorsque vous allez faucher et incorporer cette biomasse, ces nutriments seront relâchés en surface. C'est une fertilisation 100% naturelle et gratuite qui se prépare pendant que le jardinier se repose.
Les meilleures variétés d'engrais verts pour l'automne
Les légumineuses pour enrichir en azote
Les légumineuses sont indispensables car elles ont la capacité unique de capter l'azote de l'air grâce à des nodosités sur leurs racines. La féverole d'hiver est une excellente candidate car elle résiste très bien au gel et produit une biomasse impressionnante.
La vesce d'hiver est également très prisée des permaculteurs. Elle rampe et couvre le sol rapidement, étouffant ainsi les adventices qui tenteraient de s'installer pendant l'hiver.
Les graminées pour structurer en profondeur
Le seigle d'hiver est le champion incontesté de la restructuration des sols abîmés ou trop compacts. Son système racinaire fasciculé est si dense et puissant qu'il agit comme une charrue naturelle, fragmentant les mottes d'argile sans aucun effort mécanique de votre part.
Pour optimiser vos semis, l'astuce de pro consiste à créer un mélange : associez 70% de vesce et 30% de seigle. Le seigle servira de tuteur naturel à la vesce, et leurs actions souterraines se complèteront parfaitement.
Les crucifères pour piéger les nitrates
La moutarde blanche est souvent plantée, mais en automne, elle risque d'être détruite trop vite par les premières fortes gelées. On lui préférera le radis fourrager, doté d'une racine pivotante épaisse qui va perforer la semelle de labour.
En pourrissant dans le sol à la sortie de l'hiver, ce radis laissera des trous béants, favorisant l'aération et le drainage naturel de votre parcelle avant vos plantations printanières.
Comment réussir le semis et la destruction au printemps
Pour le semis d'automne, la fenêtre de tir idéale se situe entre fin septembre et la mi-octobre, selon votre région. Inutile de labourer : un simple passage de grelinette suivi d'un ratissage léger suffit pour préparer le lit de semence.
Une fois les graines volées à la main, plombez le sol avec le dos d'un râteau ou un rouleau. Cela garantit le contact terre-graine essentiel pour une levée rapide avant que les températures ne chutent drastiquement.
Au printemps, ne vous laissez pas déborder. Il est impératif de faucher vos engrais verts avant qu'ils ne montent en graines, généralement vers avril. Coupez-les à ras, laissez-les sécher quelques jours sur place pour créer un mulch, puis incorporez-les superficiellement à la terre.
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