Les coléoptères, apion, lucane, cétoine, carabe

Charançon rouge du palmier, Rhynchophorus ferrugineus
Charançon rouge du palmier, Rhynchophorus ferrugineus

Très fréquents dans les jardins, les coléoptères se font la part belle dans la classe des insectes dont ils occupent une bonne partie. Présents sur la majeure partie du globe ce vaste ordre se décline en milliers d'espèces très diversifiées mais présentant tout de même quelques points communs.

Charançon rouge du palmier, Rhynchophorus ferrugineus Cétoine dorée, Cetonia aurata Coccinelle à 7 points, Coccinella septempunctata Coccinelle asiatique, Harmonia axyridis Doryphore, Leptinotarsa decemlineata Hanneton, Melolontha melolontha Criocère du lis, Crioceris lilii Lucarne cerf-volant ♂, Lucanus cervus Balanin des noisettes, Curculio nucum Ocype odorant, Staphylin odorant, Staphylin noir, Ocypus olens, Staphylinus olens Apion des roses trémières, Rhopalapion longirostre Scarabée rhinocéros européen, Oryctes nasicornis Méloé violet, Meloe violaceus Lepture rouge mâle, Leptura rubra Oedémère noble mâle, Oedemera nobilis Clyte bélier, Clytus arietis Prione tanneur, Prione coriace, Prionus coriarius Trichode des ruches, Clairon des ruches, Clairon des abeilles, Trichodes alvearius Clytre des saules, Clytra laeviuscula Géotrupe du fumier, Géotrupe stercoraire, Bousier, Geotrupes stercorarius Chrysomèle du romarin, Chrysomèle américaine, Chrysolina americana Carabe, Limodromus assimilis, Platynus assimilis Charançon de l'agave, Scyphophorus acupunctatus Cantharide rustique, Cantharis rustica

Un ordre d'insectes très diversifié

Il existe de part le monde plus de 400 000 espèces de coléoptères soit près de 30 % des animaux et 40 % des espèces d'insectes, c'est dire si cet ordre est vaste ! De la petite coccinelle à l'incroyable lucane cerf-volant la diversité est au rendez-vous !

Le genre Coleoptera est divisé en 4 sous ordres :

  • Adephaga nous vient du grec 'adephagos' qui signifie 'vorace'. La plupart de ces coléoptères sont carnivores et goulus. Parmi eux les carabes, alliés du jardinier car leurs larves se nourrissent d'œufs d'insectes, de vers, de larves et même de petits insectes. Les adultes s'attaquent quant à eux aux pucerons et aux acariens.

  • Archostemata, un sous ordre qui ne compte qu'une cinquantaine d'espèces souvent primitives.

  • Myxophaga qui comprend environ 80 espèces.

  • Polyphaga, le sous ordre le plus diversifié comprenant près de 300 000 espèces soit 90 % des coléoptères connus à ce jour.

Il est bien évident que cette diversité implique de nombreuses formes, tailles et couleurs. Mais il existe quelques points communs à presque toutes les espèces.

Caractéristiques communes des coléoptères

Les coléoptères présentent un exosquelette formant une structure protectrice autour de l'animal. Dur et constitué de plusieurs plaques (sclérites), cet exosquelette est une véritable armure. Il comprend les élytres, sortes d'étuis coriaces recouvrant les ailes.

La tête peut se présenter sous des formes très diversifiées mais porte toujours des antennes (organes olfactifs et sensoriels) et des pièces buccales munies de mandibules se déplaçant à l'horizontale pour découper de la nourriture, attraper de petits éléments ou s'attaquer aux proies. Certains coléoptères comme le charançon ou le bupreste sont munis d'un rostre leur permettant de creuser les coques dures ou le bois.

Les yeux sont souvent composés et de nombre variable selon les espèces ; Chez certaines d'entre-elles, ils sont complétés par des ocelles situés au sommet de la tête.

Le thorax est composé de trois segments portant 3 paires de pattes, elles aussi segmentées (de deux à 5 parties). Sur l'abdomen, des stigmates dans l'exosquelette permettent la respiration de l'animal. Les pattes sont adaptées au milieu de l'insecte, par exemple sur les coléoptères aquatiques, la dernière paire de pattes présente de longs poils assurant la nage.

Les carabes et les scarabées possèdent des pattes fouisseuses bien larges leur permettant de creuser alors que les charançons peuvent sauter grâce à la puissance de leurs fémurs.

Les ailes membraneuses sont protégées par les élytres. Elles permettent le vol chez certaines espèces, mais sont atrophiées, voire inexistantes chez d'autres, tous les coléoptères ne peuvent donc pas voler !

Ces insectes communiquent grâce à un système de phéromones et par sons discrets mais parfois semblables à des explosions ! Ils se nourrissent souvent de matière organique, ce qui en fait des insectes particulièrement importants dans la transformation de la biomasse et des déchets organiques.

Un développement en quatre stades

Bien que certaines rares espèces soient ovovivipares, la plupart des coléoptères passe par 4 stades : l’œuf, la larve, la nymphe et l'imago.

Les œufs sont pondus dans le milieu de prédilection qui sera apte à nourrir les larves (sous une feuille, dans du bois, de la terre, de la farine, de l'eau...

Les larves toujours très voraces, se nourrissent abondamment pour grossir et peuvent alors créer des dégâts dans les cultures ou au contraire aider le jardinier en se nourrissant de parasites au jardin. Les larves de coccinelles ou de carabes mais aussi de staphylins débarrassent le jardin de nombreux pucerons et autres indésirables !

Une fois passées par plusieurs mue, les larves se transforment en nymphes souvent immobiles dans un abri.

La durée des différents stades varie selon les espèces pouvant s'étendre de quelques jours à plusieurs années.

Un régime alimentaire adapté au milieu

Certaines espèces sont omnivores, mangeant aussi bien des plantes que des animaux, d'autres ont un régime plus strict, exclusivement phytophage, elles ne se nourrissent que de plantes et posent quelques soucis au jardinier, c'est notamment le cas des doryphores et des charançons pour ne citer que les plus connus !

Les espèces carnivores s'attaquent aux larves, aux œufs et à d'autres insectes, elles sont souvent les alliées du jardinier et remplacent les traitements dans la lutte biologique contre les parasites.

Les espèces xylophages se nourrissent de bois, certaines (capricorne, vrillette, charançon...) posent des soucis dans les maisons, s'attaquant aux poutres, aux charpentes, aux meubles voire aux instruments de musique.

Les espèces détritivores se repaissent de débris végétaux, de champignons ou d'animaux alors que les nécrophages préfèrent les cadavres et les coprophages les excréments.

Tous les coléoptères sont donc d'une grande utilité et trouvent leur place dans la biodiversité ! Ils recyclent la matière, font disparaître les cadavres d'animaux ainsi que les déchets végétaux, il est donc très important de les préserver car il sont décimés par les pesticides mais aussi par la perte de leurs milieux de prédilection.

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