Comment se débarrasser du gui ?
Plante parasite de nos arbres au pouvoir ornemental moindre, le gui lorsqu'il est présent en abondance peut être un danger pour la santé du sujet qu'il colonise, il faudra donc l'éliminer.
Mais qui est le gui ?
Le gui (Vibuscum album), bien connu pour orner les intérieurs lors des fêtes de fin d'année de ses fruits ronds mais toxiques, est une plante épiphyte de la famille des Loranthacées. Il est originaire des forêts tempérées d'Europe où il pousse directement sur les branches des arbres qu'il colonise allègrement. En quelques années, il prend l'aspect d'une grosse boule (jusqu'à 1 m de diamètre). Sa durée de vie est estimée à plus de 35 ans.
Le gui n'a pas de racine et se fixe à l'arbre grâce à un suçoir conique qui s'enfonce dans l'écorce. À ce stade, nul danger pour l'arbre, mais en grandissant, le nouveau bois englobe plus profondément le suçoir qui émet alors de nombreuses ramifications, toutes pourvues d'un nouveau suçoir. L'arbre est alors fragilisé, surtout si plusieurs sujets de gui sont présents.
Comment éradiquer le gui ?
Il est plus facile d'éliminer le gui lorsqu'il est jeune, car cela provoque moins de dégâts. Le plus simple est de couper la touffe à ras avec un sécateur, une serpe ou une serpette.
Ensuite, creusez l'écorce afin d'extraire le suçoir dans sa totalité. Attention : si un morceau reste, le gui peut repartir l'année suivante. Il est donc très important de cureter en profondeur.
Une méthode consiste à brûler la plaie au chalumeau, ce qui permet de laisser la zone saine. L'emploi de mastic est controversé : s'il est censé protéger, il peut aussi piéger l'humidité et favoriser maladies et parasites. L'arbre, déjà fragilisé, aurait du mal à s'en remettre.
Les arbres colonisés
Les diverses sous-espèces de gui colonisent différents arbres :
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Le gui du sapin (Vibuscum album abietis) s'attaque au sapin blanc.
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Le gui du pin (Vibuscum album pini) colonise surtout le pin sylvestre et le pin noir ; rare sur les épicéas.
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Le gui des feuillus (Vibuscum album album) se propage sur les peupliers, pommiers, aubépines, sorbiers, tilleuls, et plus rarement sur saules, érables, robiniers, charmes et bouleaux.
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