Le bouturage du Laurier-rose, comment le multiplier à l'infini
Emblème du Sud, le Laurier rose séduit par sa floraison spectaculaire et son parfum d'amande. Du blanc pur au rouge intense, en fleurs simples ou doubles, il offre une palette de couleurs infinie. Robuste et facile à bouturer, c'est l'atout charme incontournable de votre été.
Précautions et matériel nécessaire
Avant de débuter, il est crucial de rappeler que le laurier-rose est une plante entièrement toxique (sève, bois, feuilles). Portez impérativement des gants pour manipuler les tiges et lavez soigneusement vos outils après usage. Veillez également à ne jamais laisser les boutures à portée des enfants ou des animaux domestiques.
Côté équipement, munissez-vous d'un sécateur bien aiguisé et désinfecté à l'alcool pour garantir une coupe nette et sans maladies. Préparez vos contenants (pots profonds ou bouteille en plastique), ainsi que votre substrat (mélange de terreau et de sable). L'utilisation d'hormone de bouturage en poudre est facultative mais peut favoriser la reprise.
Quand et comment préparer vos boutures ?
Au printemps ou en début d'été, prélevez un rameau terminal d'une vingtaine de centimètres de long sur une plante saine et exempte de parasites. Coupez-le en biseau, puis supprimez toutes les feuilles de la tige pour ne laisser que les deux feuilles terminales. Les fleurs devront elles aussi être supprimées.
Cette opération, appelée le bouturage, peut être réalisée sur une tige herbacée ou une tige semi-aoûtée plus tard dans la saison. En zone méditerranéenne, vous pouvez profiter de la taille d'après floraison pour récupérer les tiges à bouturer.
Méthode n°1 : Le bouturage en pot (substrat)
Cette méthode est aisée à réaliser. Plantez la tige dans un pot assez profond pour en enterrer une bonne moitié. Le substrat devra être léger, composé à part égale de sable de rivière et de bon terreau. Placez vos boutures dans un endroit chaud, clair et abrité des vents desséchants.
Évitez le plein soleil tant que la repousse n'est pas effective et ne laissez jamais trop sécher le mélange. Si vous effectuez la bouture en fin d'automne, couvrez-la d'un sac en plastique transparent (type sac à congélation) que vous maintiendrez fermé grâce à un élastique autour du pot. Ceci permettra de maintenir chaleur et humidité.
Vous pourrez ensuite introduire la plante au jardin dès les premiers beaux jours, quand tout risque de gel est écarté. Arrosez copieusement les trois premières années et n'hésitez pas à tailler drastiquement en fin d'automne pour induire la formation de nouvelles tiges dès le printemps suivant.
Méthode n°2 : L'enracinement dans l'eau
C'est la technique la plus simple et la plus amusante. Il vous suffit de placer plusieurs tiges dans une bouteille coupée au trois quarts et d'attendre la formation de racines. Vous constaterez que la concurrence peut être bénéfique et que souvent une bouture unique met plus de temps à raciner que plusieurs tiges réunies.
Pour conserver une eau exempte d'odeur, placez un petit morceau de charbon de bois au fond de la bouteille, ce qui évitera son pourrissement. Pensez à rajouter de l'eau si l'évaporation est trop forte et placez votre bouteille en zone ombragée. Attendez une quinzaine de jours : les racines devraient apparaître.
Une fois les racines bien développées (environ deux mois), vous pourrez installer les plantes dans des pots individuels. Agissez avec précaution car les racines produites dans l'eau sont fragiles et cassantes. Installez-les dans un substrat léger composé de 2/3 de bon terreau et d'1/3 de sable de rivière. Gardez les plantes à l'abri du gel durant l'hiver ; vous ne les installerez en pleine terre qu'au mois de mai.
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