Goumi du Japon, Chalef

Le goumi du Japon, Elaeagnus multiflora, est un arbuste décoratif, parfumé et aux petits fruits délicieux. Fixateur d’azote, mellifère, rustique et très adaptable, il est de culture facile en toute circonstance. En haie ou isolé, il est tout indiqué pour les sols pauvres ou le bord de mer.

Elaeagnus multiflora, Goumi du Japon, Chalef

Botanique

N. scientifique Elaeagnus multiflora
Famille Éléagnacée
Origine Chine, Japon, Corée du Nord
Floraison avril-mai
Fleurs crème à jaunâtre
Typeornemental, fruitier, fournisseur d'azote
Végétationarbustif
Feuillage caduc marcescent à semi-persistant
Hauteurjusqu'à 3 m

Planter et cultiver

Rusticité très rustique, jusqu'à -25 °C
Exposition soleil à mi-ombre
Soltout type de sol sauf trop calcaire et zone humide
Acidité indifférent
Humidité normal à sec
Utilisationhaie ornementale et fruitière, isolé, topiaire
Plantationprintemps ou automne
Multiplicationsemis, drageon, bouture
Elaeagnus multiflora, Goumi du Japon, Chalef

Elaeagnus multiflora, encore appelé Goumi du Japon, ou Chalef, signifiant ‘saule’ en arabe, est un arbuste semi-persistant appartenant la famille des Eleagnaceae. Elaeagnus multiflora est originaire de Chine, du Japon et de Corée du Nord. Il y croit dans les bois clairs ou dans les fourrés sur un sol maigre.

Le Genre Elaeagnus est composé d’une soixantaine d’espèces qui ont toutes la particularité d’être fixatrices d’azote de l’air comme les Fabaceae ou légumineuses.

Le Goumi du Japon, producteur de petits fruits, est un buisson qui accumule les avantages : très ornemental, facile de culture, de croissance rapide et peu exigent, semi-persistant et résistant aux gels, pollutions et sécheresses. Sa floraison est délicieusement parfumée, mellifère, et produit un fruit comestible. Il permet en outre de fixer la terre des sols en pente... le goumi du Japon est un incontournable de la permaculture.

Description de Elaeagnus multiflora 

Le Goumi du Japon est un arbuste compact, au feuillage argenté, dense, avec de nombreuses branches parfois entremêlées qui peut atteindre 2 à 3 m de haut et autant en largeur. Des drageons poussent au pied, ce qui permet de les séparer pour le multiplier ou obtenir un bel effet multi-tronc en sujet isolé.

Sur les racines se développent des nodosités fixatrices de l’azote atmosphérique, qui résultent de la symbiose de la plante avec des bactéries de sa rhizosphère. Ce processus, la diazotrophie, fournit les éléments protéiques nécessaires au développement de l’arbre et génère une importante quantité d’engrais naturel disponible aussi pour les autres plantes du voisinage et lui permet de croître sur sol pauvre.

Le feuillage d’Elaeagnus multiflora est caduc, mais marcescent (les feuilles sèches restent attachées aux branches), et il est semi-persistant en climat doux, ce qui permet de réaliser des haies occultantes toute l’année. Les jeunes rameaux sont rougeâtres et parsemés de petites écailles qui participent à son allure argentée.

Les feuilles sont alternes, ovales, de 3 à 10 cm de long, au bord ondulé, vert mat dessus. Le dessous est argenté à brun orangé et porte des petites écailles argentées très denses, caractéristiques.

Les fleurs sont suspendues sur un court pédoncule, isolées ou groupées par paire à l’aisselle des feuilles, et ressemblent à des petits tubes blancs à crèmes de 1 cm de longueur. Elles s’ouvrent en avril-mai sur le nouveau bois. Elles sont semi-autofertiles, très agréablement parfumées, mellifères et nectarifères. La fécondation est assurée par les insectes butineurs.

Le fruit du Goumi du Japon est une drupe gris rosé puis rouge vif, ovale, de 1 cm, suspendue à un pédoncule allongé. Elle est comestible, sucrée et acidulée, légèrement astringente. Ces petits fruits sont matures en juillet. Ce fruit est très riche en éléments nutritifs et en antioxydants. Il est apprécié des oiseaux.

La fructification est améliorée par fécondation croisée avec une autre variété, ou un autre individu (pas une bouture, mais issu d’une autre graine).

Quelques variétés d’Elaeagnus multiflora :

  • Elaeagnus multiflora ‘Sweet Scarlet’  aux fruits rouges juteux, gros comme une cerise.
  • Elaeagnus multiflora ‘Red Gem’ aux fruits très sucrés.

Comment cultiver le Goumi du Japon ?

Elaeagnus multiflora est très rustique (jusqu’à-25 °C), résistant aux maladies et aux ravageurs. Il aime la mi-ombre comme le plein-soleil. Tolérant à tous les types de sols, le goumi du Japon peut être malgré tout en difficulté dans les sols en excès d’humidité permanent, dans les sols riches et humides, ou sur une terre trop calcaires.

Acceptant les sols pauvres ; doté d’un solide système racinaire, résistant aux embruns, aux vents violents, et fixant les sols dunaires ou en pente importante, il est particulièrement précieux pour les jardins de bord de mer, mais aussi plus à l’intérieur des terres lorsque les conditions sont un peu difficiles (terre pauvre, éventée, graveleuse, trop sèche).

Plantation : En mars ou en septembre, faire un trou ou un sillon 3 fois plus large que la motte, de 40 à 50 cm de profond. En sol lourd, disposer un lit de gravier ou de billes d’argile. Positionner l’arbuste droit, et recouvrir de la même terre mélangée pour moitié de terreau. Tasser avec le pied. La première année, il convient d’arroser régulièrement et d’ajouter un paillis au pied pour l’hiver. Il n’y a plus besoin de ces soins les années suivantes.

Défauts de culture :

Une branche qui sèche entièrement signifie un manque d’eau.

En sol trop calcaire, il peut contracter une chlorose.

Utilisation de l’éléagnus du Japon

  • Les fruits pas assez murs sont astringents, mais lorsqu’ils sont à maturité, ils sont très agréables en frais, acidulés et sucrés à la fois. Ils se mangent crus, en gelée, ou en jus. Ils sont riches, en vitamines C et en acides gras essentiels, en autres. La cueillette à la main n’est pas évidente  sans casser les jeunes branches encore tendres. Il vaut mieux couper la queue du fruit plutôt qu’arracher.

  • acceptant très bien d’être taillé, le Goumi du Japon fait de jolies haies uni- ou multi-espèce. Pour réaliser une haie mono spécifique, planter un goumi du Japon tous les 0,80 à 1 m. Il est très occultant en été et semi-occultant en hiver.

  • le goumi du Japon est aussi utilisé en isolé ou en forêt fruitière de permaculture.

  • Il peut se conduire en art topiaire, ou laissé plus au naturel. Peu encombrant, il trouvera place dans les petits jardins de ville.

  • supportant assez facilement une terre usée et des périodes de sécheresse, il résiste bien aussi cultivé en pot de 40 cm de diamètre au minimum, Elaeagnus multiflora est donc très intéressant pour végétaliser une cour ou une terrasse. Il faut alors le rempoter tous les 3 ans et apporter un engrais organique chaque automne.

  • fixateur d’azote atmosphérique, le goumi du Japon enrichit la terre avec les années, des plantes voisines peuvent ensuite profiter de cet enrichissement : il peut être utilisé pour la remédiation ou l’amélioration des sols.

  • Feuilles, fruits et racines montrent aussi quelques vertus médicinales.

Comment tailler le Goumi ?

De croissance rapide et conduit en isolé, il nécessite une taille par an, en février-mars, quand l’arbre est au repos. Ce sera une taille d’équilibre, pour accentuer son port compact, lui donner sa silhouette, ou encore pour favoriser la densité de son feuillage et une généreuse fructification. Il accepte aussi la coupe topiaire.

S’il est conduit en haie, 2 tailles sont nécessaires : une en février avant le bourgeonnement des fleurs, une autre après la fructification, pour ne pas se priver des fruits. Au bout de la première année, rabattre au tiers pour favoriser la ramification.

Comment multiplier le Goumi ?

La bouture se fait à l’étouffée, sur un rameau de l’année semi-aoûté, en juillet-aout.

Diviser les drageons est la propagation la plus facile : en novembre, ils sont détachés de la plante mère à la bêche en préservant les racines.

Semis : il faut 4 à 5 ans pour obtenir les premiers fruits.

Le saviez-vous ?

Dans le Genre Elaeagnus, il a assez d’espèces, de variétés et d’hybrides pour satisfaire toutes les situations et créer de très jolis ensembles. Toutes les espèces sont parfumées, à fruits comestibles, et de nombreuses se déclinent en ‘Variegata’ c’est-à-dire, à feuillage panaché, soit taché, soit bordé, de jaune, de blanc, de vert, ou d’argenté. Les différences porteront sur la période de fructification soit estivale, soit hivernale, la hauteur du buisson, la tolérance aux sols trempés ou calcaires, le feuillage, sa persistance, la forme et la saveur des fruits...

Espèces et variétés de Elaeagnus

Une soixantaine d’espèces dans ce genre

  • Elaeagnus ebblingei, qui fleurit en novembre
  • Elaeagnus macrophylla, à grandes feuilles
  • Elaeagnus augustifolia, à feuilles d’olivier
  • Elaeagnus commutata, très élégant
  • Elaeagnus umbellata, pour sols calcaires
  • Elaeagnus pungens, compact, épineux et persistant
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