La pelouse des stades de football

La pelouse des stades de football
La pelouse des stades de football

Savez-vous que de la qualité de la pelouse dépend la qualité du jeu des footballeurs ? Il est crucial d'apporter le plus grand soin aux pelouses vertes des stades !

Un gazon un brin résistant

Le gazon d’un stade doit répondre à de nombreuses exigences techniques qu’impose la Fédération Française de Football. Ces critères concernent aussi bien le terrassement, le drainage, que les engrais ou encore l’imperméabilité ainsi que la densité du gazon.

Un gazon rasé de près pour un jeu plus zélé

La hauteur du gazon influe sur la vitesse du jeu : plus il est tondu ras, plus les mouvements des joueurs sont aisés. Ainsi, l’entraîneur peut adapter la vitesse du jeu selon la fatigue de son équipe par la hauteur du gazon. Les rebonds du ballon sont également plus élastiques sur une pelouse rase. En revanche, plus la pelouse est courte, plus elle est fragile.

50 pieds martyrisent la pelouse pendant 90 minutes

Sur le terrain, ce sont vingt-deux joueurs et trois arbitres, soient 50 pieds massifs et un escadron de crampons qui battent la pelouse. Les mottes de terre arrachées par les tacles et le piétinement sont autant de critères à prendre en compte avant de poser une pelouse sur un terrain de football. Mieux vaut un gazon résistant pour assurer la victoire !

Semis ou placage ?

Stade de ConcarneauIl existe différents procédés de pose de gazon : le semis (le plus traditionnel) ou le placage. Développé depuis une vingtaine d’années, le gazon de placage est un gazon naturel cultivé en gazonnière puis livré sous forme de rouleaux ou de pavés.

Selon le choix arrêté par les responsables du stade sur les conseils du jardinier paysagiste. Pour le semis, il effectue d’abord une étude sur des parcelles tests, puis crée un mélange de graines pour obtenir un tapis végétal le plus résistant possible et répondant aux exigences techniques et esthétiques définies par l’environnement.

L’inconvénient du semis est qu’il faut attendre 1 an au minimum avant que la pelouse ne soit jouable, contrairement au placage qui, une fois posé, est opérationnel en 2 à 3 semaines.

Le gazon plaqué permet un gain de temps non négligeable à la pose et à l’entretien, mais il présente d’autres difficultés techniques. Ainsi il existe toujours un risque de « rejet de greffe » si le gazon ne s’adapte pas au sol. Il faut également veiller à ce que l’enracinement soit solide et que l’imperméabilité soit aussi efficace sur le stade qu’en gazonnière.

Un gazon sous UV

Une fois le gazon posé, le jardinier-paysagiste doit veiller à rassembler les conditions optimales pour garantir une durée de vie la plus longue possible. Il développe ainsi différentes techniques pour pallier le manque d’ensoleillement inévitable sur une partie du stade. On trouve ainsi certains stades équipés de lampes recréant la lumière artificielle, comme c’est le cas au stade Louis II à Monaco, équipé de lampes éclairant les endroits où se portent les ombres des tribunes.

Froid et gel sont également des facteurs de risque pour le gazon. Ainsi des systèmes de chauffage peuvent-être installés sur les zones du terrain plus exposées au froid. L’intérêt de ce dispositif est de maintenir le sol hors-gel sans détremper la pelouse. Un système beaucoup plus efficace que la bâche protectrice qui reste cependant moins coûteuse donc davantage utilisée.

Arrosé mais pas détrempé

Le rectangle vert devient aujourd'hui high-tech grâce à des systèmes de drainage qui rendent la pratique du jeu possible, même par forte pluie.

Selon la saison, le sol et la météo, il faudra apporter 5 à 15 mm d’eau/jour. Aujourd’hui, les pelouses sont équipées de systèmes d’arrosage automatiques hautement sophistiqués. L’eau ruissèle et s’évacue selon des normes très précises pour éviter un terrain détrempé. Ceci est rendu possible par un système drainant situé sous le gazon et recouvert d’un substrat filtrant.

Le gazon : un enjeu high-tech

Elément central d’un stade de foot, la pelouse connait de constantes évolutions. Elle est devenue un véritable enjeu pour la recherche et développement. La recherche se mène à l’échelle mondiale et se concentre tout particulièrement sur les questions de développement durable et de respect des normes écologiques (gazon résistant aux économies d’eau, tolérance aux fortes chaleurs et aux maladies). Les enjeux sont à la hauteur des surfaces semées. A titre d’exemple, le stade de France c’est 11 000 m² de surface engazonnée et 9 000 m² de pelouse pure.

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