Grande Chélidoine, Herbe aux verrues, Grande éclaire

Grande Chélidoine, Herbe aux verrues, Grande éclaire, Chelidonium majus

Botanique

Nom latin  : Chelidonium majus
Famille  : Papavéracées
Origine  : Europe, Asie du nord-est
Période de floraison : mai à octobre
Couleur des fleurs  : jaune
Type de plante : plante vivace
Type de végétation : herbacées
Type de feuillage  : caduc
Hauteur : 30 à 50 cm

Planter et cultiver

Rusticité  : très rustique, jusqu'à -21 °C
Exposition  : mi-ombre à ombre claire
Type de sol : humifère, assez riche
Acidité du sol  : légèrement acide à basique
Humidité du sol  : frais à normal
Utilisation : plante indigène, plante médicinale
Plantation, rempotage : printemps, fin d'été
Méthode de multiplication : semis

Chelidonium majus, la grande chélidoine ou herbe aux verrues est une plante vivace appartenant à la famille des Papavéracées. L’espèce, proche des coquelicots et des corydales est unique dans son genre. La grande chélidoine est une espèce indigène, présente et relativement courante en en France, distribuée d’Europe jusqu’au nord-est de l’Asie. Espèce plutôt forestière où elle profite des puits de lumière, elle est devenue spécialistes des zones ruralisées, ouvertes et semi-sauvages, près des habitations, végétalisant les friches, les murs ou les haies. C’est une plante sauvage connue pour ses vertus médicinales, mais aussi parfois cultivée ou tout au moins tolérée dans les jardins.

Description de la grande chélidoine

Chelidonium majus est une plante vivace à vie brève. Elle fleurit dès la première année, reste belle durant 2 ou 3 années, puis ses racines fibreuses se détériorant avec le temps, elle finit par mourir, non sans s’être ressemé.

Chelidonium majus produit une plante à peu près aussi haute que large, de 30 à 50 cm de diamètre, pourvu d’un beau feuillage luxuriant d’un beau vert, glauque au revers. Ses tiges velues sont renflées aux nœuds, tendres et cassantes, facilement écrasées. Ses feuilles, au limbe fin et plutôt mou, sont pennatiséquées, c’est-à-dire divisées en 5 à 7 segments, plus ou moins lobés, rappelant la forme des feuilles de chêne. Il existe une forme rare, Chelidonium major laciniata, aux feuilles beaucoup plus finement découpées. La chélidoine contient une sève abondante et huileuse jaune orangé.

La plante est quasiment caduque, bien que quelques feuilles de base peuvent persister. Elle se développe rapidement au printemps et se montre capable de fleurir dès fin avril. Si les fleurs sont de courte durée, la floraison peut s’étaler jusqu’en octobre.

Les fleurs de Chelidonium majus sont larges de 3 cm, pourvues de 4 pétales ovales bien distincts jaune vif. Les fleurs sont regroupées en grappe de 5 à 8 fleurs à pédoncules de longueur inégale. Elles sont autofertiles et de plus, visitées par les insectes ; elles produisent presque systématiquement de petites gousses allongées et cylindriques contenant quelques graines. Ces graines sont dispersées par les fourmis.

Chelidonium majus ‘Flore Pleno’ est une forme spontanée semi-double dès plus charmante, idéale pour les jardins d’ombre.

Quels sont les besoins de la grande chélidoine ?

Chelidonium majus est une espèce présente en milieu semi-ombragé, mais peut se rencontrer aussi bien peu développée en plein soleil, qu’en ombre profonde, alors plus haute que la moyenne. Elle a besoin d’un sol légèrement acide à basique, assez riche, avec une tendance humifère et toujours un peu frais. Elle est capable cependant de vivre en sol graveleux sec ou de profiter d‘une petite poche de terre au pied d’un mur ou dans les décombres, si l’atmosphère est suffisamment humide pour elle.

La grande chélidoine trouve sa place naturellement en sous-bois, au pied des haies ou dans tout jardin laissé un peu au naturel, si le sol n’est pas trop sec, ni trop acide. Elle peut être introduite au jardin par semis direct à l’aide de graines relativement fraiches (germination un peu aléatoire). Une fois acclimatée, elle sera spontanée de-ci de-là des années durant. Chaque plant est néanmoins facile à arracher s’il le faut.

La chélidoine : une plante médicinale

Chelidonium majus contient des alcaloïdes, toxiques pour l’homme, mais avec un intérêt médicinal, comme souvent. On lui reconnait des vertus thérapeutiques analgésiques et anticancéreuses (entre autres), cependant la sève en contact avec la peau est capable de provoquer des irritations.

Une utilisation facile en est faite depuis des siècles : sa sève orange permet de se débarrasser des verrues par applications locales et répétées.

Espèces et variétés de Chelidonium

Le genre ne comprend que 1 espèce

  • Chelidonium majus laciniatum, une forme assez rare
  • Chelidonium majus ‘FlorePleno’, à fleurs doubles
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