Cotonéaster à feuilles de saule

Le cotonéaster à feuilles de saule est une espèce très rustique très courante et existe en quelques variétés; couvre-sols arbustifs, arbustes dressés, utilisé en isolé, massif ou haie.

Cotonéaster à feuilles de saule, Cotoneaster salicifolius

Botanique

N. scientifique Cotoneaster salicifolius
Famille Rosacées
Origine Chine
Floraison juin
Fleurs crème
Typearbuste décoratif à baies
Végétationarbustive
Feuillage persistant
Hauteur2 à 5 m

Planter et cultiver

Rusticité très rustique, jusqu'à -23 °C
Exposition ensoleillée à mi-ombre
Soltolérant
Acidité indifférent
Humidité normal
Utilisationen isolé, haie, massif buissonnant, couvre-sol
Plantationprintemps, automne
Multiplicationbouture, semis
Cotonéaster à feuilles de saule, Cotoneaster salicifolius

Cotoneaster salicifolius, le cotonéaster à feuilles de saule est un arbuste à feuillage persistant appartenant à la famille des Rosacées. Il est originaire de régions montagneuses de Chine, où il pousse entre 600 et 3000 m d’altitude. C’est donc une espèce très rustique, qui est souvent cultivée et existe en quelques variétés ; les unes seront des couvre-sols arbustifs, les autres des arbustes dressés, utilisés en isolé, massif ou haie.

Description du cotonéaster à feuilles de saule

Cotoneaster salicifolius est un arbuste pouvant atteindre jusqu’à 5 m de hauteur. Ses multiples branches sont d’abord dressées, puis légèrement retombantes en s’allongeant, surtout avec le poids des fruits. Son branchage est assez aéré, mais son feuillage qui persiste en climat pas trop froid le maintient relativement opaque en hiver.

Il possède des branches fines et assez souples brun rouge, duveteuses lorsqu’elles sont jeunes et des feuilles alternes. Les feuilles sont simples, lancéolées à linéaires, longues de 4 à9 cm, pour une largeur de 1,50 à 2,50 cm. elles sont vert sombre et luisantes sur le dessus, texturées par leurs nervures régulières bien visibles ; leur revers est pâle et duveteux. Ces feuilles persistent en hiver tant qu’il ne fait pas trop froid, elles prennent alors de belles couleurs chaudes, rouge violacé et orange.

Les fleurs s’épanouissent groupées en corymbes de 3 à 6 cm en juin. Bien que petites, elles sont très nombreuses le long des branches.   Les fleurs sont mellifères, il est donc favorable à la biodiversité du jardin. En octobre, les petits fruits rouge vif semblent posés par amas au-dessus des feuilles. Ils restent décoratifs longtemps en hiver jusqu’à ce qu’ils soient consommés par les oiseaux.

Quelques variétés

Cotoaneaster salicifolius ‘Repens ‘ou ‘Repandens’, ainsi que ‘Avondrood’ et Dortmund’ qui sont probablement les mêmes, montrent une croissance plus horizontale, beaucoup plus faible et une bonne fructification. Ils sont utilisés comme couvre-sol. Il existe d’autres cultivars un peu similaires.

Cotoneaster salicifolius ‘Laeder Scarlet’ est prostré davantage encore, haut de 60 cm environ pour 3 m de large.

Comment cultiver et utiliser le cotonéaster à feuilles de saules ?

Cotoneaster salicifolius est de culture facile, il est tolérant sur la nature du sol. Il se plait en exposition mi-ombre à ensoleillée, mais produit davantage de fruits en plein soleil. Il est très rustique et est de plus, capable de supporter la sécheresse dès qu’il est bien enraciné.

Il est planté au jardin partir de plante en pot toute l’année, sauf quand il gèle trop ou en plein été. Il est arrosé après la transplantation pendant la première période sèche suivante.

Cotoneaster salicifolius montre une croissance moyenne. Les formes rampantes sont utilisées sur les talus ou pour produire des bordures régulières, car ce cotonéaster supporte bien la taille.

Les formes plus arbustives sont associées à d’autres arbustes dans les haies fleuries, ou au contraire laissées d’apparence plus naturelle avec de longues branches arquées, au milieu du jardin.

Comment multiplier le cotonéaster à feuilles de saules ?

Les formes rampantes se marcottent naturellement, chaque branche en contact avec la terre finit par s’enraciner. Les tiges enracinées sont sevrées et repiqués de leur pied mère en automne (c’est le mieux) ou au printemps.

Les formes dressées se bouturent assez aisément : il suffit de tenter assez de boutures pour que quelques-unes sur le lot reprennent. Les boutures peuvent être entreprises en juillet aout avec du bois de l’année (semi-mûr, à peine lignifié) et à l’étouffée, ou en novembre avec des boutures à talon.

Attention au feu bactérien

Cotonaester salicifolius est sensible au feu bactérien. Quelques précautions sont à prendre :

Eviter de planter une haie continue monopsécifique de cet arbuste.

Couper les branches malades au moindre doute, voire arracher et bruler l’arbuste. Les symptômes sont des taches brunes sur le feuillage et le dessèchement de branches ou de fleurs.

Espèces et variétés de Cotoneaster

Le genre comprend une centaine d'espèces

  • Cotoneaster microphila, dense et compact
  • Cotoneaster frigidus, au port arborescent
  • Cotoneaster dammeri
  • Cotoneaster hummelii, plus rare et au beau feuillage automnal
  • Cotoneaster lacteus, cotonéaster de Pansey
  • Cotoneaster franchetii, le cotonéaster de Franchet
Fiches des plantes du même genre
Lire aussi
Cotonéaster rampant, Cotoneaster horizontalis Cotonéaster rampant, Cotoneaster horizontalis

Le cotonéaster rampant, Cotoneaster horizontalis, est un arbuste caduc, très rustique, originaire d'Asie, de la famille des Rosacées. Il est introduit en Europe depuis des années, et il est...

Cotonéaster de Parney, Cotonéastre laiteux, Cotoneaster lacteus Cotonéaster de Parney, Cotonéastre laiteux, Cotoneaster lacteus

Le cotonéaster lacté est très beau et de plus très tolérant en culture. Il peut bien sûr être utilisé en haie ou en culture isolée

Cotonéaster de Dammer, Cotoneaster dammeri Cotonéaster de Dammer, Cotoneaster dammeri

Le cotonéaster de Dammer est principalement utilisé en couvre-sol, supportant les terres difficiles et ne demandant que peu d'entretien.

Cotonéaster, Cotoneaster Cotonéaster, Cotoneaster

Le genre Cotoneaster représente 70 à 300 espèces d'arbustes ou de petits arbres, selon les botanistes, car parmi les 300, beaucoup ne sont considérés que comme des micro-espèces. Ils sont[...]

Vos commentairesAjouter un commentaire