Cotonéaster

Fruits du Cotonéaster horizontalis

Botanique

Nom latin  : Cotoneaster
Famille  : Rosacées
Origine  : Hémisphère nord
Période de floraison : avril à juillet
Couleur des fleurs  : blanc, rose
Type de plante : plante ornementale à baies
Type de végétation : vivace
Type de feuillage  : caduc ou persistant selon l'espèce
Hauteur : 30 cm à 15 m
Toxicité : contient de l'amygdaline causant des tuméfactions de la bouche, des vomissements, des douleurs abdominales et des diarrhées

Planter et cultiver

Rusticité  : la plupart sont très rustiques
Exposition  : ensoleillée à ombragée
Type de sol : tous types de sols, tolérant
Acidité du sol  : acide à calcaire, selon les espèces
Humidité du sol  : normal
Utilisation : en haie, en isolé, en pot, en bonsaï
Plantation, rempotage : printemps, automne
Méthode de multiplication : bouture, semis
Taille : taillez au printemps ou en hiver les variétés au feuillage caduc
Maladies et ravageurs : les cochenilles, les pucerons

Le genre Cotoneaster représente 70 à 300 espèces d’arbustes ou de petits arbres, selon les botanistes, car parmi les 300, beaucoup ne sont considérés que comme des micro-espèces. Ils sont distribués surtout en Asie et en Europe, adaptés au climat tempéré de l’hémisphère nord. Parmi ces espèces, certaines sont même indigènes, donc présentes en France : Cotonester nebrodensis, le cotonaester tomenteux, Cotoneaster delphinensis, le Cotonéaster du Dauphiné, Cotoneaster interregimus, le cotoneaster commun.

Les cotonéasters font partie du groupe II de la famille des Rosacées, ce qui correspond à la sous-famille des Maladeae. Le groupe I comprend les espèces de Rosacées les plus anciennes (roses, pommiers...) tandis que les Maladeae (groupe II) qui regroupent les Photinia, pyracanthas, cotonéasters, amélanchiers, etc., sont considérés comme plus évolués et comprennent deux fois plus de Chromosomes. Certains botanistes les élèves donc au rang de famille, celles des Malacées (Malaceae).

Les principales qualités des cotonéasters

Les cotonéasters sont des plantes ornementales prisées pour leur feuillage et surtout leur production de baies colorées, qui sont décoratives l’hiver durant et attirent les oiseaux. Ce sont des plantes souvent tolérantes et très rustiques, faciles de culture. Ils supportent des conditions difficiles, telles que les expositions éventées ou les embruns. Souvent, ils montrent une croissance moyenne à rapide, même en sol difficile. Cependant, il faut leur accorder une exposition ensoleillée au moins une bonne partie de la journée pour qu’ils puissent produire leur profusion de fruits.

Ils peuvent être persistants ou caducs, les formes caduques ayant un feuillage plus coloré à en automne, parfois même extraordinaire.

Les cotonéasters sont favorables à la biodiversité du jardin (même les espèces non indigènes), attirant et nourrissant les insectes de leurs fleurs nectarifères et approvisionnant les oiseaux de leurs fruits en hiver.

Ce qui est moins plaisant chez les cotonéasters :

Certaines espèces rampantes ont tendance à stoloniser naturellement et à s’étaler sans limites. Leur étalement est donc à surveiller.

Quelques espèces sont devenues invasives en Amérique du Nord, Australie et Nouvelle-Zélande, leurs graines étant ressemées en milieu naturel par les oiseaux.

Parfois les fleurs, bien qu’assez décoratives n’ont pas un parfum plaisant pour tout le monde.

La plupart supportent mal des sols trop humides.

Quelques espèces sont plus sensibles au feu bactérien : Cotonaester salicifolia, cotoneaster bullatus

Utilisation des cotonéasters

Comme ils acceptent la taille régulière, beaucoup sont idéals pour concevoir des haies.

Les cotonéasters sous forme rampante sont volontiers utilisés pour végétaliser les talus ou les zones difficiles d’accès, car ils demandent très peu de soins.  

Les cotonéasters aux longues branches souples se palissent aisément, pour végétaliser un mur décrépi par exemple.

Les formes dressées, laissées sous forme libre, font de très beaux arbustes, parfois au port en fontaine.   

Les cotonéasters peuvent être aussi menés en arbre-tige, maintenu en pot ou traités en bonsaïs.

Leurs fruits ne sont pas comestibles.

Quelles sont les espèces que l’on peut trouver ?

Seules quelques espèces sont très couramment cultivées, si courantes qu’on se désintéresse un peu de ce genre alors qu’il contient une grande diversité. Quelques producteurs passionnés nous proposent une gamme de cotonéasters plus rares, qui n’en restent pas moins faciles à cultiver : il serait dommage de se passer de leurs magnifiques fructifications à cause de quelques espèces devenues trop courantes.

Les cotonéasters les plus cultivés

  • Cotoneaster dammeri, le cotonaester de Damméri, persistant et très prostré aux baies rouges. La forme « Coral Beauty » à des baies orange.
  • Cotoneaster franchetii, arbuste dressé de 3 m aux baies saumon.
  • Cotonaester glaucophyllus f. serotinus, un arbuste persistant pleureur.
  • Cotonaester horizontalis: une espèce rampante géante, de port horizontal, aux fruits rouges ; il existe sous forme panachée « Variegata », ou à feuilles minuscules « Perpusillus »
  • Cotoneaster lacteus, un bel arbuste au port un peu retombant.
  • Cotonaeste salicifolia, le cotonéaster à feuilles de saules

Pour sortir des sentiers battus

 Une diversité d’espèces peu courantes à rechercher chez des producteurs spécialisés :

  • Cotoneaster adpressus est une petite espèce caduque au port prostré de 25 cm de hauteur ; le genre qui épouse la forme des rochers. Ses feuilles sont ondulées et ses fruits sont rouges.
  • Cotoneaster apiculatus, à un feuillage caduc rougissant en automne. 90 cm de haut, 1,80 de large. Jolies baies rouges. Son branchage dégage une odeur de cerise lorsqu’on l’écrase.
  • Cotoneaster bullatus est une plante dressée (2 m) aux feuilles nervurées.
  • Cotoneaster congestus, haut et large de 1,80 m, c’est un arbuste multicaule au feuillage caduc.
  • Cotoneaster conspicuus est un arbuste dressé ou prostré, selon les formes cultivées, aux feuilles persistantes épaisses. Ses fleurs sont bien blanches, les fruits d’un beau rouge vif. Le cultivar « Decorus » est plus fructifère.
  • Cotoneaster frigidus, le cotonéaster en arbre est une très belle espèce caduque. En culture, il atteint 4 à 6 m en 10 ans, mais peut croître au-delà (jusqu’à 15 m dans son pays d’origine). Ses longues feuilles sont texturées, ses nombreux fruits rouges sont en grappes. Il est adapté aux sols pauvres et secs. « Fructeo Luteo » est un cultivar à fruits jaunes.
  • Cotoneaster integerrimus, l’un de nos cotonéasters indigènes, est une espèce alpine assez rare aux fruits rouges.
  • Cotoneaster hummelii, a un port dressé et de longues feuilles caduques qui se colorent en automne.
  • Cotoneaster lancasteri est un arbuste dressé d’environ2 m. Ses fruits sont noirâtres et son feuillage caduc se colore vivement à l’automne.
  • Cotoneaster lucidus: 1,80 à 3 m en tous sens, montre un branchage en arêtes de poisson. Son feuillage caduc s’illumine de jaune et rouge en automne. Ses baies sont noires.
  • Cotoneaster parkeri produit un arbuste de 2 à 3 m de haut, de croissance rapide et à la fructification rouge abondante. Une plante très tolérante aux conditions difficiles
  • Cotoneaster microphyllus a de petites feuilles persistantes et des fruits rouges, il est étalé. La forme Cotoneaster microphyllus « Queen of Carpets » ne dépasse pas 50 cm de haut.
  • Cotoneaster multiflorus est un arbuste qui atteint 3,50 m en hauteur et qui peut devenir plus large avec un port en fontaine. Les feuilles sont vert bleuté et tomenteuses, caduques. Le feuillage d’automne est jaune, les fruits sont petits et rouges.
  • Cotoneaster procumbens est à petites feuilles persistantes et fructification corail. La forme « Streibs Finding » est un couvre-sol de 50 cm de hauteur.
  • Cotoneaster radicans est un persistant, résistant au feu bactérien, ses fruits sont rouges. La forme « Eichholz » s’étale en se limitant à une trentaine de cm de hauteur.
  • Cotonester simonsii , a de petites feuilles persistantes, mais dont une partie devient rouge en hiver
  • Cotoneaster splendens est une espèce caduque. La variété « Sabrina » est une excellente forme aux fruits rouges et brillants.
  • Cotoneaster undulatus, est caduque et très fructifère, de croissance rapide tout en épousant le terrain. Il ne craint pas les sols secs et pauvres.

Le saviez-vous ?

Le cotonéaster peut être planté en pot. Optez, alors pour un arbuste de taille moyenne.

Les baies du cotoneaster sont toxiques, mais à grandes doses (plus de 10 baies).

Espèces et variétés de Cotoneaster

Le genre comprend une centaine d'espèces

Espèce arbustives

  • Cotoneaster franchetii au feuillage persistant - 3 m
  • Cotoneaster lacteus au feuillage persistant - 3 m

Espèces couvre-sols

  • Cotoneaster horizontalis au feuillage caduc
  • Cotoneaster dammeri très tapissant de 20 cm de hauteur
  • Cotoneaster microphyllus de 50 cm de hauteur
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Vos commentairesAjouter un commentaire

  • Chantal (Loiret)
    Mon cotoneaster lacteus déjà beau, livré en pot, planté il y a un an a très bien et vite démarré et a bien fleuri, puis il s'est mis à dépérir. J'ai dû couper une belle double branche au ras du sol, mais il semble végéter. De quoi peut-il souffrir ?
    Répondre à Chantal
    Le 07/03/2017 à 19:35
  • Micheline Gaudreau
    J, ai une haie de cotoneaster j'aimerais la tailler aura le sol à l'automne est ce que je fais une bonne chose elle est clair semé par endroit
    Répondre à Micheline Gaudreau
    Le 26/06/2012 à 16:52
    Bonjour (France)
    Bien sûr c'est une bonne chose
    Répondre à Bonjour
    Le 06/02/2015 à 13:02
    Marc18-57 (CHER)
    La taille des persistants au ras du sol est faisable en fin d'hiver c'est la période idéale avant le démarrage de la sève
    Répondre à Marc18-57
    Le 25/08/2016 à 11:18