Grands botanistes, Joseph Dalton Hooker

Grands botanistes, Joseph Dalton Hooker
Grands botanistes, Joseph Dalton Hooker

Joseph Dalton Hooker est un médecin botaniste britannique du 19e siècle, réputé pour ses talents d’observations et ses descriptions de plantes, il est connu également pour sa théorie de la répartition des plantes, élaborée au cours de deux longues expéditions, en Antarctique et dans l’Himalaya.

La biographie de Joseph Dalton Hooker (1817-1892)

Joseph Hooker est né en 1817 dans le Suffolk. Son père était titulaire de la chaire de botanique en Université, et devint ensuite directeur de Kew Garden. Trainé enfant au milieu des enseignements de son père et toujours mis en éveil devant une plante, l’enfance de Joseph Hooker baigne dans une ambiance scientifique qui l’implique rapidement dans la passion pour le monde végétal : à 15 ans, il utilise ses loisirs à observer les orchidées. Jeune adulte, il cumule une quantité formidable de connaissances sur les plantes, absorbée depuis son enfance ; il est d’ailleurs particulièrement exercé à l’observation.

Joseph Dalton Hooker fait ses études de médecine puis embarque dès 1839, à 22 ans pour une expédition scientifique en Antarctique, avec la double casquette d’aide-chirurgien et de botaniste. Son deuxième grand voyage botanique se fait en Indes en 1848. Jusqu’à ses 60 ans, il participera à autres voyages moins longs, organisés dans l’Atlas, aux États-Unis… À la suite de son père, en 1865, il devient directeur de Kew Garden durant 20 ans, ce qui lui permet de continuer son travail d’observation sur les collections qu’il a lui-même enrichies.

Il se marie 2 fois. L’une de ses filles Harriet Anne Hooker Thiselton-Dyer devient une grande illustratrice botanique.

Il décède en 1892, affaibli physiquement, mais l’esprit encore vif, toujours tourné vers l’étude scientifique.

Les grandes expéditions botaniques de Joseph Hooker

Expédition en Antarctique

En septembre 1839, 2 navires de découverte de Sa Majesté, l’Erebus et le Terror sont envoyés dans l’antarctique à la découverte du pôle Sud magnétique : une virée vers des paysages inexplorés en compétition avec les expéditions américaines et françaises. L’Erebus passe par Madère, les îles Canaries, diverses îles où Hooker herborise à chaque halte, constate la diversité, mais aussi l’effet que peut produire une plante ou un animal invasif sur une population locale.

L’expédition dure 3 années d’aventures scientifiques, que l’excellent capitaine Jame Ross mène à bien sans pertes, malgré le caractère téméraire de J. Hooker qu’il doit maitriser et le danger à se déplacer au milieu des glaces. L’expédition étudie au passage de nombreuses terres : le cap de bonne Espérance, la Tasmanie, la Nouvelle-Zélande, l’Australie, les îles Malouines, la pointe de l’Amérique du Sud…   Autant d’occasions d’observer, d’herboriser et d’envoyer des échantillons en Angleterre.

En 1841, lorsque Joseph Hooker apprend la nomination de son père à la direction de Kew Garden, il lui envoie alors une cargaison de végétaux vivants. C’est l’un des premiers explorateurs qui utilise alors les « Wardian Case », de petits terrariums hauts et étroits, faits de bois et de verre, qui permettent de maintenir les plantes vivantes durant de longs mois.

Sur l’île de Kerguelen, là où le capitaine Cook n’avait vu qu’une petite vingtaine d’espèces végétales, Hooker en observe plus de 150, 18 plantes à fleurs, 2 fougères, 35 mousses, et de nombreux lichens et Algues : des lichens qu’il doit décongeler en s’asseyant dessus pour pouvoir les observer ! Il nomme et décrit, entre autres, le chou de Kerguelen, Pringlea antiscorbutica. En Nouvelle-Zélande, sa contribution à la découverte de nouvelles espèces se limite plutôt aux mousses, car parmi les plantes supérieures, un grand nombre étaient déjà décrites.

Le Voyage en Himalaya

Dès son retour en Angleterre en 1841, il planifie un nouveau départ pour étudier la végétation du Sikkim, dans l’Himalaya. Il arrive enfin en Inde en 1847, aux alentours de Darjeeling Sikkim, où il est bloqué une année entière pour des raisons politiques avant d’obtenir l’autorisation d’explorer le Sikkim. Cette année lui permet alors d’exploiter enfin ses données sur l’antarctique et de terminer son livre « Flora Antarctica ». En même temps, Hooker décrit et nomme Rhododendron dalhousiae, Magnolia campbeli, Hodgsonia heteroclita, en l’honneur de ses amis. De son voyage risqué au Sikkim, il envoya 80 ballots d’échantillons en Angleterre.

Il fit ensuite de nombreuses publications sur la flore indienne.

La répartition géographique des êtres vivants

De ses multiples observations à travers le monde, Joseph Hooker a observé une certaine logique dans la répartition des végétaux. Il avait remarqué en effet, que certains végétaux à l’autre bout du monde, ressemblait curieusement à ceux qu’il avait vus en Angleterre, pour la bonne raison que le climat ou les conditions de vie se rejoignaient, ce qu’on appelle aujourd’hui la convergence de forme. C’est ainsi qu’il élabore sa théorie sur la répartition des êtres vivants. Théorie qui s’accorde et s’explique avec l’hypothèse de l’évolution des espèces en réponse aux conditions de vie de son ami Darwin, qu’il ne cesse d’encourager sa vie durant.

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