Une punaise verte contre les mouches blanches

Petite punaise qui ne paie pas de mine, Macrolophus caliginosus est pourtant un prédateur féroce pour certains parasites qui hantent nos jardins et nos serres. Auxiliaire très utile, elle permet de se passer de produits phytosanitaires chimiques.

Une punaise verte, Macrolophus caliginosus contre les mouches blanches
Une punaise verte, Macrolophus caliginosus contre les mouches blanches

Qui est Macrolophus caliginosus ?

Macrolophus caliginosus est un hétéroptère mesurant entre 3 et 4 mm. Toute verte, cette punaise au corps allongé présente de longues antennes et pattes qui lui permettent de se déplacer très rapidement. La femelle est reconnaissable à son abdomen plus large et à l'ovipositeur qui le prolonge. Chez les deux sexes, les yeux sont rouges.

Macrolophus caliginosus se plaît sur les plantes de la famille des Solanacées comme la tomate, la pomme de terre ou l'aubergine. La femelle peut pondre jusqu'à 250 œufs durant sa vie (4 mois maximum) qui donneront naissance à des larves jaune/verdâtre devenant de plus en plus vertes avec l'âge. Les larves passent par 5 cycles avant de devenir imago.

Quels sont les parasites qui intéressent la punaise ?

Cette punaise peut dévorer jusqu'à 40 œufs d'aleurodes par jour, mais aussi les larves et les pupes. Elle apprécie aussi les œufs de Lepidoptères et des acariens, ce qui en fait une alliée précieuse contre les mouches blanches et les araignées rouges qui ravagent les cultures.

Comment utiliser Macrolophus caliginosus en culture ?

Prévoyez à l'avance l'introduction de Macrolophus caliginosus dans votre culture car cette punaise met un peu de temps à s'installer.

Le lâcher devra être effectué avant que les plantes ne soient vraiment très attaquées. Son seuil d'activité commence dès que la température dépasse 10°C, paramètre fort intéressant en début de printemps.

On compte en moyenne 3 à 4 sujets au m² pour commencer en début de printemps, puis 3 lâchers consécutifs tous les 15 jours avec un sujet au m² pour contrôler la population d'aleurodes de manière efficiente.

Le traitement peut être complété par un lâcher d'Encarsia formosa, l'hyménoptère le plus utilisé au monde contre les aleurodes. Cette minuscule guêpe parasitoïde pond ses œufs sur les larves d'aleurodes. Devenus larves, les œufs vont entrer dans le corps la larve de l'aleurode et se nourrir de ses fluides corporels jusqu'à sa mort. Une seule femelle peut pondre jusqu'à 15 œufs par jour, le potentiel de lutte est donc important.

Les deux auxiliaires combinés permettent de réduire de façon spectaculaire la population d'aleurodes dans une culture aussi bien en plein air que sous serre.

Cette méthode est utilisée autant dans le domaine maraîcher qu'horticole pour lutter de manière biologique contre les ravageurs.

Lire aussi
Lutter contre les mouches blanches Lutter contre les mouches blanches

Contre les mouches blanches et petits insectes qui dérangent nos fleurs et légumes le produit naturel miracle : du savon de Marseille dilué dans de l'eau, c'est magique et naturel.

Contre les aleurodes (mouches blanches) Contre les aleurodes (mouches blanches)

Dans ma serre j'avais toujours beaucoup d' aleurodes et cette année j'ai planté des touffes de basilic et quelques plants d'oeillets d'inde, plus de mouches blanches.

La menthe contre les mouches La menthe contre les mouches

pour empêcher les mouches de rentrées chez moi, je prends de la menthe fraiches de mon jardin (quelque branches) je les attache avec de le ficelle et je suspends le[...]

Une punaise invasive et diabolique Une punaise invasive et diabolique

Elle n'a l'air de rien et pourtant... La punaise diabolique qui ressemble à s'y méprendre à notre inoffensive punaise européenne, n'a pas fini de faire parler d'elle ! Invasions automnales dans[...]

Vos commentairesAjouter un commentaire