Cypripède royal

Cypripède royal, Cypripedium reginae
Cypripède royal, Cypripedium reginae

Botanique

Nom latin  : Cypripedium reginae
Origine  : Amérique du Nord
Période de floraison : juin, juillet
Couleur des fleurs  : rose et blanc
Type de plante : orchidée terrestre
Type de végétation : vivace
Type de feuillage  : caduc
Hauteur : 40 à 90 cm

Planter et cultiver

Rusticité  : très rustique, jusqu'à -30°C
Exposition  : mi-ombre à ombre lumineuse
Type de sol : minéral et pauvre
Acidité du sol  : légèrement acide à basique
Humidité du sol  : frais, mais drainant
Utilisation : jardin d'ombre, rocaille fraiche
Plantation, rempotage : printemps, automne
Méthode de multiplication : propagation par semis en culture in vitro

Cypripedium reginae, le cypripède royal est une grande orchidée terrestre, de type sabot de Venus. Il appartient à la famille des Orchidacées, sous-famille des Cypripédioidées. Cypripedium reginae est originaire d’Amérique du Nord, croissant dans les zones humides ou dans les forêts. Le cypripède royal est malheureusement en forte régression, car son habitat se transforme peu à peu. La plante est donc protégée, mais en même temps elle commence à être disponible en culture, en tant qu’orchidée de jardin grâce au progrès de la culture in vitro. C’est l’une des orchidées terrestres les plus imposantes.

Description de Cypripedium reginae

Le cypripedium royal est une plante rhizomateuse. Il produit une tige souterraine, épaisse de 1 à 2 cm, qui croît très lentement au fur et à mesure des années. À partir de ce rhizome se développent de nombreuses racines blanchâtres, d’environ 2 mm d’épaisseur, capables de s’enfoncer de 70cm dans le sol. Les tiges feuillées émergent tard en saison, courant mai. Très grand, le cypripedium royal développe, en 5 à 6 semaines, des tiges dressées de 40 à 75 cm de hauteur, parfois davantage. Chaque tige porte de 3 à 7 larges feuilles alternes, lancéolées à ovoïdes, très plissées et velues.

Les fleurs sont apicales. Elles sont 2, 3 plus rarement 4 par tige. Elles mesurent 10cm de largeur, les pétales et sépales blancs, tandis que le labelle en forme de sabot est maculé ou strié de rose foncé. Chose étonnante, la couleur et les motifs du labelle sont assez variables d’une année sur l’autre, sans doute en fonction de la température.

Lorsqu’il est bien installé, Cypripedium reginae est capable de produire de larges colonies par reproduction végétative, le nombre de pousses pouvant presque doubler chaque année. C’est ainsi que dans son habitat naturel, un seul individu (clone) très âgé montre parfois plus de 1000 tiges fleuries, mais plus fréquemment 10 à 30.

Dans son milieu naturel, Cypripedium reginae est fécondé par de petits insectes et produit des gousses de graines très fines. Mais la reproduction sexuée est le point faible du cypripédium: les graines sont immatures et demandent des conditions très particulières pour germer, et, pour couronner le tout, les plantules mettent 10 à 15 ans pour être capables de fleurir. La culture in vitro permet d’accélérer le processus.

Comment maintenir et cultiver le cypripède royal dans son jardin ?

Une première chose, avant de l’acquérir, est d’être sûr de son origine, qu’elle provienne d’une production horticole, et non pas d’un arrachage sauvage. Non seulement cette orchidée est protégée, mais le cypripédium sauvage arraché n’a aucune chance de reprendre. Le cypripedium est transplanté en terre en dérangeant les racines le moins possible s’il est en cours de végétation.

Cypripedium reginae est une plante très rustique, adaptée aux régions tempérées froides. Elle apprécie un hiver froid puis un été pas trop chaud. Il demande un sol très drainant, aéré assez pauvre en matière organique, qui reste humide, mais pas mouillé. Le ph est supporté de légèrement acide à basique. Il peut donc se plaire dans une terre de jardin, mélangée à du matériel de drainage: écorce de pin, perlite, pouzzolane ou pierre ponce, en mettant 100% de gravier à proximité du rhizome et de ses bourgeons.

Il apprécie un peu d’engrais à libération lente, au printemps juste avant que les pousses ne pointent, fin avril.

Cypripedium réginae se plait avec du soleil direct le matin ou le soir.

Certains le cultivent en large pot, sous châssis, où tous les paramètres de la culture sont contrôlés.

Lorsqu’il se sent bien, Cypripedium reginae produit des fleurs et de nouvelles pousses latérales en nombre croissant chaque année. Il arrive cependant qu’une année il fasse une éclipse, que rien ne pousse, certainement suite à un hiver trop doux.

Ce n’est pas le plus difficile à cultiver parmi les cypripédiums, cependant, pour un débutant en cypripède, il est conseillé de commencer par cultiver un hybride, obligatoirement d’origine horticole et plus facile à réussir.

Espèces et variétés de Cypripedium

20 à 30 espèces dans ce genre

  • Cypripedium calceolus, le sabot de Venus, rare, présent dans nos montagnes françaises
  • Cypripedium formosanum, une espèce un peu moins rustique, mais parmi les plus faciles à cultiver
  • Cypripedium kentuckiense , le sabot de vénus du Kentucky
  • Cypripedium flavum, une espèce à fleurs jaunes
  • Cypripedium reginae ‘Album’, entièrement blanche
  • Cypripedium Ulla Silkens, hybride de C. reginae et C. flavum, plus facile à cultiver
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