Famille des Cycadacées / Cycadaceae

La famille des Cycadaceae est très ancienne. Elle ne contient que le genre Cycas. Ces arbres fascinants et primitifs de croissance très lente sont en cours d’extinction, victimes de leur succès en tant qu’ornementale, et de la transformation de leur milieu de vie souvent très localisé.

Cycas du Japon, Sagou du Japon, Sagoutier, Palmier de la paix, Cycas revoluta
Cycas du Japon, Sagou du Japon, Sagoutier, Palmier de la paix, Cycas revoluta

Les plantes populaires : les cycas, cycas du Japon ou sagoutier

Les Cycacidées ou Cycacideae sont des plantes arborées appartenant à l’ordre des Cycadales. Les Cycadales sont un ordre ancestral ne contenant que 3 familles, très typées, issues en ligne directe des fougères. Elles se sont épanouies à l’éocène à ‘l’âge des Cycades’, soit il y a 260 à 290 millions d’années. Elles appartiennent aux gymnospermes et sont dicotylédones. Les Cycadacées ne contiennent qu’un unique genre, Cycas. On considère ces derniers comme des arbres, mais ils sont vraiment particuliers : malgré une allure de palmier, les Cycadaceae sont plus proches des conifères, mais possèdent encore quelques caractéristiques morphologiques propres aux fougères, notamment lors de leur reproduction.

Particulièrement ornementaux, mais très lents à croître, beaucoup d’individus de grande taille ont été arrachés à leur habitat pour être vendus. D’autres espèces de cycas voient leur milieu de vie, souvent limité à une niche écologique, s’amenuiser ou se transformer ; ce qui fait que beaucoup d’espèces sont en danger d’extinction. Cependant, quelques espèces sont cultivées et reproduites, donc disponibles couramment en jardinerie.

Place des Cycadaceae parmi les autres familles et distribution

3 familles sont apparentées au sein de l’ordre des Cycadales. Les Cycadaceae sont donc proches des Stangeriaceae (Strangeria) et des Zamiaceae (Encephalartos, Zamia). Au sein des cycadales, les Cycadacées sont considérées comme les plus primitifs de l’ordre.

Descendant des ptéridophytes, la lignée des Cycadales s’en est séparée à l’aube de l’éocène. Les Cycadacées sont vieilles de plus de 200 millions d’années.

Attention, lorsqu’on lit dans les documents anglais ‘the cycads’, francisé en «  les Cycades’, cela représente l’ensemble de l’ordre des Cycadales, et non pas uniquement les cycas ou les Cycadacées.

Distribution : les Cycadacées à l’âge des Cycads étaient partout sur terre, aujourd’hui leur distribution est surtout associée aux climats tropicaux ou subtropicaux. Ils se répartissent en Afrique du Sud (dont Madagascar) en Asie du Sud-est et en Océanie.

Leur habitat est très variable, de la plaine au massif montagnard, en forêt, prairie ou sur les escarpements rocheux.

Caractères généraux des Cycadacées

Les Cycadacées sont considérées comme des arbres puisqu’elles disposent de tissus secondaires, même s’ils sont un peu différents de celui de nos arbres plus modernes ; leur bois est de structure légère. Ils développent en général un tronc plus ou moins ligneux épais avec un important cœur de moelle. Ce tronc ou tige peut-être sphérique ou court (Cycas revoluta) parfois très élancé (Cycas circinalis), éventuellement souterrain. Cette épaisse tige est protégée par l’ensemble des bases des vieilles feuilles séchées qui restent sur le tronc, ce qui la rend rigide et solide.

Les feuilles sont disposées en couronne à l’apex, autour d’un unique bourgeon ou cône de croissance. Ce bourgeon apical se divise parfois par dichotomie. Chez quelques espèces, le tronc peut parfois rejeter vers la base.

Les feuilles sont coriaces et persistent plusieurs années. Elles sont composées pennées ; leurs folioles sont caractéristiques : elles ont une nervure médiane proéminente, mais n’ont pas de veines secondaires évidentes.

Les folioles se déroulent comme une fronde de fougère ; une fois, parfois 2 fois l’an, de nouvelles feuilles se développent toutes simultanément, c’est ce qu’on appelle un flush.

Pour autant, la croissance d’un cycas est très lente, Cycas revoluta demande 50 à 100 ans pour atteindre sa hauteur finale. Certaines espèces sont capables de vivre 2000 ans.

Les cycas sont toujours dioïques, c’est-à-dire que les plantes sont soient mâles, soient femelles, et qu’il faut les deux dans un proche périmètre pour qu’ils puissent se reproduire. La fécondation est assurée par des coléoptères ou des lépidoptères ; ce sont peut-être les premières plantes qui se sont spécialisées dans la fécondation par les insectes. En outre, il existe une réelle interdépendance entre les cycas et leurs insectes pollinisateurs. Souvent, si l’un disparaît, l’autre aussi.

Les organes reproducteurs mâles des cycas sont regroupés sur un cône écailleux, souvent fait de feuilles différenciées (microsporophylles). Comme chez les fougères, le revers de ces écailles porte de minuscules sporanges. Les feuilles fertiles femelles produisent un ensemble de ‘megasporophylles’ un peu trop lâches pour faire vraiment un cône.

Les cellules sexuelles sont parfois atteintes de gigantismes, les cellules sexuelles mâles sont des spermatozoïdes pluriflagélés qui nagent dans une goutte de nectar, et certaines sont même visibles à l’œil nu.

Les ovules sont gros et produisent ensuite d’imposantes graines de 3 à 4 cm. Ces graines tombent et germent souvent immédiatement.

Les Cycadacées créent des relations complexes de symbioses au sein de leur système racinaire coralloïde avec des cyanobactéries ou des champignons mycorhiziens. Ces symbioses lui permettent de fixer de l’azote, normalement non disponible pour les plantes, donc de trouver des nutriments dans un sol pauvre.

Les plantes appartenant à la famille des Cycadacées

Les Cycadacées ne renferment qu’un seul genre : Cycas. Les Cycas sont représentés par 88 à 111 espèces, toutes considérées comme arborées (même si certaines ont un tronc plutôt souterrain).

Cycas angulata est le plus grand du genre, il est haut de 12 m, et son tronc large jusqu’à 40 cm de diamètre. Cependant Cycas thouarsii, l’espèce qui vit à Madagascar détient le record du plus large diamètre atteint avec des exemplaires au tronc de 150 cm de large !

Cycas revoluta est le plus connu, il est originaire les îles Ryukyu au Japon et mesure jusqu’à 7 m de hauteur.

Malheureusement, beaucoup sont considérés comme menacés, voire arrivés au stade critique. Des arbres qui mettent 100 ans à atteindre leur stature adulte trouvent difficilement encore leur place dans ce monde qui se transforme trop vite. D’autres espèces ont simplement périclité suite aux prélèvements sauvages dans leur habitat.

Utilisation des Cycadacées

Cycas revoluta, le Cycas du Japon est le plus cultivé des cycas, c’est une plante paysagère superbe pour les climats subtropicaux et méditerranéens, voir en climat océanique, car rustique tout de même jusqu’à -8 °C. C’est aussi une plante d’intérieur assez facile à vivre. Il demande un substrat drainant sablonneux. Il est multiplié en horticulture par clonage (bouture de rejet) ou par semis.

Le cycas du Japon est consommé dans son pays d’origine en tant que sagou, après que l’on en ait ôté les toxines : sa moelle est assez riche en amidon.

L’autre espèce de cycas assez rustique est Cycas pzanhihuaensis qui résiste au gel jusqu’à -15 °C.

Sinon, Cycas circinalis, Cycas media, Cycas thouarsii, Cycas pectinata, Cycas rumphii et Cycas taitungensis montrent d’excellentes qualités ornementales et sont aussi cultivés.

Les Cycacidées ou Cycacideae sont des plantes arborées appartenant à l’ordre des Cycadales. Les Cycadales sont un ordre ancestral ne contenant que 3 familles, très typées, issues en ligne directe des fougères. Elles se sont épanouies à l’éocène à ‘l’âge des Cycades’, soit il y a 260 à 290 millions d’années. Elles appartiennent aux gymnospermes et sont dicotylédones. Les Cycadacées ne contiennent qu’un unique genre, Cycas. On considère ces derniers comme des arbres, mais ils sont vraiment particuliers : malgré une allure de palmier, les Cycadaceae sont plus proches des conifères, mais possèdent encore quelques caractéristiques morphologiques propres aux fougères, notamment lors de leur reproduction.

Particulièrement ornementaux, mais très lents à croître, beaucoup d’individus de grande taille ont été arrachés à leur habitat pour être vendus. D’autres espèces de cycas voient leur milieu de vie, souvent limité à une niche écologique, s’amenuiser ou se transformer ; ce qui fait que beaucoup d’espèces sont en danger d’extinction. Cependant, quelques espèces sont cultivées et reproduites, donc disponibles couramment en jardinerie.

Place des Cycadaceae parmi les autres familles et distribution

3 familles sont apparentées au sein de l’ordre des Cycadales. Les Cycadaceae sont donc proches des Stangeriaceae (Strangeria) et des Zamiaceae (Encephalartos, Zamia). Au sein des cycadales, les Cycadacées sont considérées comme les plus primitifs de l’ordre.

Descendant des ptéridophytes, la lignée des Cycadales s’en est séparée à l’aube de l’éocène. Les Cycadacées sont vieilles de plus de 200 millions d’années.

Attention, lorsqu’on lit dans les documents anglais ‘the cycads’, francisé en «  les Cycades’, cela représente l’ensemble de l’ordre des Cycadales, et non pas uniquement les cycas ou les Cycadacées.

Distribution : les Cycadacées à l’âge des Cycads étaient partout sur terre, aujourd’hui leur distribution est surtout associée aux climats tropicaux ou subtropicaux. Ils se répartissent en Afrique du Sud (dont Madagascar) en Asie du Sud-est et en Océanie.

Leur habitat est très variable, de la plaine au massif montagnard, en forêt, prairie ou sur les escarpements rocheux.

Caractères généraux des Cycadacées

Les Cycadacées sont considérées comme des arbres puisqu’elles disposent de tissus secondaires, même s’ils sont un peu différents de celui de nos arbres plus modernes ; leur bois est de structure légère. Ils développent en général un tronc plus ou moins ligneux épais avec un important cœur de moelle. Ce tronc ou tige peut-être sphérique ou court (Cycas revoluta) parfois très élancé (Cycas circinalis), éventuellement souterrain. Cette épaisse tige est protégée par l’ensemble des bases des vieilles feuilles séchées qui restent sur le tronc, ce qui la rend rigide et solide.

Les feuilles sont disposées en couronne à l’apex, autour d’un unique bourgeon ou cône de croissance. Ce bourgeon apical se divise parfois par dichotomie. Chez quelques espèces, le tronc peut parfois rejeter vers la base.

Les feuilles sont coriaces et persistent plusieurs années. Elles sont composées pennées ; leurs folioles sont caractéristiques : elles ont une nervure médiane proéminente, mais n’ont pas de veines secondaires évidentes.

Les folioles se déroulent comme une fronde de fougère ; une fois, parfois 2 fois l’an, de nouvelles feuilles se développent toutes simultanément, c’est ce qu’on appelle un flush.

Pour autant, la croissance d’un cycas est très lente, Cycas revoluta demande 50 à 100 ans pour atteindre sa hauteur finale. Certaines espèces sont capables de vivre 2000 ans.

Les cycas sont toujours dioïques, c’est-à-dire que les plantes sont soient mâles, soient femelles, et qu’il faut les deux dans un proche périmètre pour qu’ils puissent se reproduire. La fécondation est assurée par des coléoptères ou des lépidoptères ; ce sont peut-être les premières plantes qui se sont spécialisées dans la fécondation par les insectes. En outre, il existe une réelle interdépendance entre les cycas et leurs insectes pollinisateurs. Souvent, si l’un disparaît, l’autre aussi.

Les organes reproducteurs mâles des cycas sont regroupés sur un cône écailleux, souvent fait de feuilles différenciées (microsporophylles). Comme chez les fougères, le revers de ces écailles porte de minuscules sporanges. Les feuilles fertiles femelles produisent un ensemble de ‘megasporophylles’ un peu trop lâches pour faire vraiment un cône.

Les cellules sexuelles sont parfois atteintes de gigantismes, les cellules sexuelles mâles sont des spermatozoïdes pluriflagélés qui nagent dans une goutte de nectar, et certaines sont même visibles à l’œil nu.

Les ovules sont gros et produisent ensuite d’imposantes graines de 3 à 4 cm. Ces graines tombent et germent souvent immédiatement.

Les Cycadacées créent des relations complexes de symbioses au sein de leur système racinaire coralloïde avec des cyanobactéries ou des champignons mycorhiziens. Ces symbioses lui permettent de fixer de l’azote, normalement non disponible pour les plantes, donc de trouver des nutriments dans un sol pauvre.

Les plantes appartenant à la famille des Cycadacées

Les Cycadacées ne renferment qu’un seul genre : Cycas. Les Cycas sont représentés par 88 à 111 espèces, toutes considérées comme arborées (même si certaines ont un tronc plutôt souterrain).

Cycas angulata est le plus grand du genre, il est haut de 12 m, et son tronc large jusqu’à 40 cm de diamètre. Cependant Cycas thouarsii, l’espèce qui vit à Madagascar détient le record du plus large diamètre atteint avec des exemplaires au tronc de 150 cm de large !

Cycas revoluta est le plus connu, il est originaire les îles Ryukyu au Japon et mesure jusqu’à 7 m de hauteur.

Malheureusement, beaucoup sont considérés comme menacés, voire arrivés au stade critique. Des arbres qui mettent 100 ans à atteindre leur stature adulte trouvent difficilement encore leur place dans ce monde qui se transforme trop vite. D’autres espèces ont simplement périclité suite aux prélèvements sauvages dans leur habitat.

Utilisation des Cycadacées

Cycas revoluta, le Cycas du Japon est le plus cultivé des cycas, c’est une plante paysagère superbe pour les climats subtropicaux et méditerranéens, voir en climat océanique, car rustique tout de même jusqu’à -8 °C. C’est aussi une plante d’intérieur assez facile à vivre. Il demande un substrat drainant sablonneux. Il est multiplié en horticulture par clonage (bouture de rejet) ou par semis.

Le cycas du Japon est consommé dans son pays d’origine en tant que sagou, après que l’on en ait ôté les toxines : sa moelle est assez riche en amidon.

L’autre espèce de cycas assez rustique est Cycas pzanhihuaensis qui résiste au gel jusqu’à -15 °C.

Sinon, Cycas circinalis, Cycas media, Cycas thouarsii, Cycas pectinata, Cycas rumphii et Cycas taitungensis montrent d’excellentes qualités ornementales et sont aussi cultivés.

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Vos commentairesAjouter un commentaire

  • Claoude (Normandie)
    Je ne saurai vous dire quel est le nom de mon cycas mais il me "fait" en général une couronne de feuilles tous les deux ans, mais l'année dernière il a voulu en faire une très tard dans la saison et celle-ci a avorté (les feuilles qui n'ont pas eu le temps de se développer se sont desséchées) et bizarrement, la couronne du bas s'est elle aussi déssèchée. Question, mon cycas est-il voué à la mort ???
    Répondre à Claoude
    Le 11/03/2020 à 10:15