Famille des Zamiacées / Zamiaceae

Cycas géant de kwango, Encéphalartos de Laurent, Encephalartos laurentianus
Cycas géant de kwango, Encéphalartos de Laurent, Encephalartos laurentianus

La famille des Zamiacées ou Zamiaceae appartient au groupe des cycades. Ce sont des plantes arborées très anciennes, étranges et de toute beauté, qui mélangent des caractéristiques de conifères, de fougères et de palmiers. Ces plantes ancestrales et lentes à croître sont souvent en voie d’extinction.

Les plantes populaires : Zamia furfuraceae, Zamia integrifolia, Encephalartos alstensteinii, Encephalartos laurentianus, Encephalartos ferox...

La famille des Zamiacées ou Zamiaceae appartient au groupe des cycades. Ce sont des plantes arborées très anciennes, étranges et de toute beauté, qui mélangent des caractéristiques de conifères, de fougères et de palmiers. Ces plantes ancestrales et lentes à croître sont souvent en voie d’extinction.

La famille des Zamiaceae regroupe des plantes arborées originales. Ce sont des plantes dicotylédones qui appartiennent aux gymnospermes, c’est-à-dire aux plantes à graines, contrairement aux fougères et mousses, mais dont l’ovule est nu, contrairement aux angiospermes, les plantes à fleurs plus élaborées. Ces plantes sont parfois appelées cycads ou cycades : ce terme englobe l’ensemble de l’ordre Cycadales, c’est-à-dire les Cycadacéees et les Zamiacées au sens large. Ces arbres étranges sont plus proches des conifères que des palmiers, mais ressemblent superficiellement à un palmier (pourtant très éloigné dans l’arbre phylogénétique) ou à une fougère, ancêtre dont elles conservent quelques petites caractéristiques.

Place de la famille des Zamiacées parmi les autres et distribution

Les Zamiacées se sont isolées des descendants des ptéridophytes (fougères) très tôt dans l’échelle du temps : le premier Zamia fossile date de -290 millions d’années (permien). Ils cousinent avec la famille des Cycadacées (les cycas), mais sont isolés du reste des végétaux.

Distribution : autrefois distribuées partout sur terre, la Zamiacées ne sont présents aujourd’hui que sur les régions tropicales ou subtropicales en Amérique centrale, Afrique du Sud, sur l’est et le sud de l’Asie et en Océanie.

Les Zamiacées ont colonisé une grande diversité de milieux : sec, humides, riches ou pauvre, forestiers ou ouverts. Ils sont particulièrement adaptés à leur milieu de vie propre, le plus souvent dans une niche écologique étroite  : c’est ce succès évolutif qui a permis la survie de ces plantes ancestrales jusqu’à nos jours, mais c’est aussi la cause de leur mise en danger d’extinction, alors que leur habitat disparaît.

Caractéristiques de la famille des Zamiaceae

Les Zamiacées sont des plantes vivaces arborées ou arbustives au feuillage persistant. Ils produisent des tissus secondaires de type bois. Leur tronc ou pseudo-tronc est sphérique ou cylindrique à très allongé, parfois même souterrain (Strangeria, Zamia integrifolia). Ils prennent souvent un port de palmier trapu ou celui d’une fougère arborescente.

Leurs feuilles sont composées, pennées. Leurs folioles présentent le plus souvent des nervures secondaires (ce qui les différencie des Cycas). Elles se développent toutes en couronne, en flush annuel, comme chez Encephalartos, ou pas (Zamia revoluta). Elles se déroulent parfois encore comme les frondes d’une fougère.

Les Zamiacées sont dioïques : chaque plant est sexué et la pollinisation est assurée par les insectes. Les organes sexuels sont des écailles disposées en cônes denses ; et certaines parties de ces écailles sont différenciées pour être fertiles ou stériles (comme chez les fougères). Ces cônes, mâles ou femelles, se développent à partir de l’apex. Les Zamaiacées produisent des spermatozoïdes flagellés (comme les fougères).

Les graines produites sont grosses.

Les racines des Zamiacées sont coralloïdes (en forme de corail) elles se sont spécialisées dans des structures symbiotiques, notamment avec des cyanobactéries.

Les plantes appartenant à la famille des Zamiacées

La famille des Zamiacéeae comprend 9 genres et environ 238 espèces, dont de nombreuses qui sont en voie d’extinction. Certaines sont de hauts arbres couronnés d’une multitude de feuilles quand d’autres restent à raz de terre et ne portent que quelques feuilles à la fois. Mais elles ont toutes de près ou de loin cette silhouette de palmier ou de fougère arborescente.

Le genre Zamia contient environ 80 espèces. Les zamias sont les cycades originaires d’Amérique. On les retrouve un peu en Amérique du nord, mais davantage en Amérique centrale et du Sud. Ex : Zamia cunaria, à petite tige souterraine, présent sur seulement 3 petites stations

  • Zamia gentryi, un pachycaule presque disparu
  • Zamia purpurea, adorable, mais qui n’existe plus qu’en culture.

Le genre Encephalartos comprend 68 espèces originaires d’Afrique, mais souvent en raréfaction. Au fil des siècles, ils produisent d’épaisses tiges plus ou moins hautes. Ex Encephalartos ferox, Encephalartos laurentiana, Encephalartos altensteinii.

Kew Garden possède une très belle collection d’Encephalartos en culture.

Le genre Ceratozamia : 28 espèces, qui sont pour la plupart endémiques des montagnes du Mexique. Leur tige est globuleuse ou cylindrique, parfois souterraine. Tous les Ceratozamia occupent des niches écologiques très précises et sont considérés comme très vulnérables.

Macrozamia est un genre australien de 41 espèces, ce genre ressemblant parfois aux cycas, comme le grand Macrozamia moorei, le cycas de Moore. Autre espèce plus petite et très originale Macrozamia macdonnelli au feuillage exceptionnellement bleu.

Le genre Lepidozamia contient 2 espèces endémiques d’Australie et assez résistantes au froid, elles sont cultivées comme plantes ornementales. Lepidozamia hopei est la plus grande espèce de la famille et de l’ordre : il y en a un spécimen haut de 17, 5 m.

Le genre Microcycas ne contient qu’une espèce Microcycas calocoma, endémique de Cuba. Haute de 10 m et avec un tronc pouvant prendre jusqu’à 60 cm d’épaisseur, elle est en grand danger d’extinction, puisqu’il ne reste qu’environ 600 individus.

Le genre Chigua ne fut découvert seulement qu’en 1990 ! 2 espèces distribuées dans de toutes petites zones de Colombie. Elles sont en danger critique d’extinction,  car leur habitat disparaît (exploitations minières).

Les genres Stangeria (1 espèce) et le genre Bowenia (3 espèces) sont maintenant souvent isolés dans leur propre famille les Strangeriaceae :

  • Strangeria eriopus, endémique d’Afrique du Sud, montre des feuilles pennées qui ressemblent à celles des fougères. Contrairement aux autres Cycades, leurs folioles déploient des nervures pennées. Cette curieuse plante a une tige souterraine et tuberculeuse (25 cm de diamètre). Le strangeria s’adapte à divers milieux de vie, bien mieux que la plupart des autres Zamiacées.

Les 2 espèces de Bowenia (spectabilis et serrulata) sont de jolies petites plantes originaires du Queensland en Australie. Ils ont un caudex souterrain et ressemblent à des fougères.

Les Zamiacées, une famille en voie d’extinction

Cette famille issue de la préhistoire est mise à mal dans notre monde moderne. En effet, ces végétaux à la croissance très lente et à longue durée de vie ne suivent pas la même échelle de temps que les humains. Leur reproduction est lente et ne supporte pas les perturbations.

Endémiques et ne croissant que dans quelques stations précises qui leur sont parfaitement adaptées, les Zamiacées sont fragiles à la destruction de leur milieu.

De plus, ces plantes étant fascinantes, nombre d’entre elles furent arrachées pour être expatriées dans les jardins.

D’autre part, la mondialisation a permis au pou du homard Aulacaspis yasumatsui, un insecte originaire de Thaïlande, de s’étendre et de détruire les cycades partout où il est présent. Ce ravageur est à ce jour introduit en Floride, à Hawaï, aux îles Caïmans et à Hong Kong.

Utilisation des Zamiacées

Les Zamiacées ont une moelle riche en amidon :

Plusieurs espèces de Macrozamia étaient une importante source de nourriture pour les aborigènes. Cependant, les consommer demande une préparation particulière, car sinon ils sont toxiques.

De même, les Encephalartos étaient considérés comme une source d’amidon en Afrique.

Mais l’usage le plus fréquent est en tant que plante ornementale. Mais avant d’acquérir une plante de la famille des Zamiacées, il faut s’assurer qu’elle ne provient pas d’un arrachage sauvage, mais qu’elle a bien été cultivée et multipliée par des producteurs, d’une part pour éviter le braconnage, mais aussi pour que la plante survive plus facilement.

  • Zamia floridana, le zamia de Floride est rustique jusqu’à -9 °C.
  • Zamia furfuracea, mexicain, est une magnifique plante d’intérieur
  • Zamia pygmaea est également assez facile à cultiver.

La famille des Zamiacées ou Zamiaceae appartient au groupe des cycades. Ce sont des plantes arborées très anciennes, étranges et de toute beauté, qui mélangent des caractéristiques de conifères, de fougères et de palmiers. Ces plantes ancestrales et lentes à croître sont souvent en voie d’extinction.

La famille des Zamiaceae regroupe des plantes arborées originales. Ce sont des plantes dicotylédones qui appartiennent aux gymnospermes, c’est-à-dire aux plantes à graines, contrairement aux fougères et mousses, mais dont l’ovule est nu, contrairement aux angiospermes, les plantes à fleurs plus élaborées. Ces plantes sont parfois appelées cycads ou cycades : ce terme englobe l’ensemble de l’ordre Cycadales, c’est-à-dire les Cycadacéees et les Zamiacées au sens large. Ces arbres étranges sont plus proches des conifères que des palmiers, mais ressemblent superficiellement à un palmier (pourtant très éloigné dans l’arbre phylogénétique) ou à une fougère, ancêtre dont elles conservent quelques petites caractéristiques.

Place de la famille des Zamiacées parmi les autres et distribution

Les Zamiacées se sont isolées des descendants des ptéridophytes (fougères) très tôt dans l’échelle du temps : le premier Zamia fossile date de -290 millions d’années (permien). Ils cousinent avec la famille des Cycadacées (les cycas), mais sont isolés du reste des végétaux.

Distribution : autrefois distribuées partout sur terre, la Zamiacées ne sont présents aujourd’hui que sur les régions tropicales ou subtropicales en Amérique centrale, Afrique du Sud, sur l’est et le sud de l’Asie et en Océanie.

Les Zamiacées ont colonisé une grande diversité de milieux : sec, humides, riches ou pauvre, forestiers ou ouverts. Ils sont particulièrement adaptés à leur milieu de vie propre, le plus souvent dans une niche écologique étroite  : c’est ce succès évolutif qui a permis la survie de ces plantes ancestrales jusqu’à nos jours, mais c’est aussi la cause de leur mise en danger d’extinction, alors que leur habitat disparaît.

Caractéristiques de la famille des Zamiaceae

Les Zamiacées sont des plantes vivaces arborées ou arbustives au feuillage persistant. Ils produisent des tissus secondaires de type bois. Leur tronc ou pseudo-tronc est sphérique ou cylindrique à très allongé, parfois même souterrain (Strangeria, Zamia integrifolia). Ils prennent souvent un port de palmier trapu ou celui d’une fougère arborescente.

Leurs feuilles sont composées, pennées. Leurs folioles présentent le plus souvent des nervures secondaires (ce qui les différencie des Cycas). Elles se développent toutes en couronne, en flush annuel, comme chez Encephalartos, ou pas (Zamia revoluta). Elles se déroulent parfois encore comme les frondes d’une fougère.

Les Zamiacées sont dioïques : chaque plant est sexué et la pollinisation est assurée par les insectes. Les organes sexuels sont des écailles disposées en cônes denses ; et certaines parties de ces écailles sont différenciées pour être fertiles ou stériles (comme chez les fougères). Ces cônes, mâles ou femelles, se développent à partir de l’apex. Les Zamaiacées produisent des spermatozoïdes flagellés (comme les fougères).

Les graines produites sont grosses.

Les racines des Zamiacées sont coralloïdes (en forme de corail) elles se sont spécialisées dans des structures symbiotiques, notamment avec des cyanobactéries.

Les plantes appartenant à la famille des Zamiacées

La famille des Zamiacéeae comprend 9 genres et environ 238 espèces, dont de nombreuses qui sont en voie d’extinction. Certaines sont de hauts arbres couronnés d’une multitude de feuilles quand d’autres restent à raz de terre et ne portent que quelques feuilles à la fois. Mais elles ont toutes de près ou de loin cette silhouette de palmier ou de fougère arborescente.

Le genre Zamia contient environ 80 espèces. Les zamias sont les cycades originaires d’Amérique. On les retrouve un peu en Amérique du nord, mais davantage en Amérique centrale et du Sud. Ex : Zamia cunaria, à petite tige souterraine, présent sur seulement 3 petites stations

  • Zamia gentryi, un pachycaule presque disparu
  • Zamia purpurea, adorable, mais qui n’existe plus qu’en culture.

Le genre Encephalartos comprend 68 espèces originaires d’Afrique, mais souvent en raréfaction. Au fil des siècles, ils produisent d’épaisses tiges plus ou moins hautes. Ex Encephalartos ferox, Encephalartos laurentiana, Encephalartos altensteinii.

Kew Garden possède une très belle collection d’Encephalartos en culture.

Le genre Ceratozamia : 28 espèces, qui sont pour la plupart endémiques des montagnes du Mexique. Leur tige est globuleuse ou cylindrique, parfois souterraine. Tous les Ceratozamia occupent des niches écologiques très précises et sont considérés comme très vulnérables.

Macrozamia est un genre australien de 41 espèces, ce genre ressemblant parfois aux cycas, comme le grand Macrozamia moorei, le cycas de Moore. Autre espèce plus petite et très originale Macrozamia macdonnelli au feuillage exceptionnellement bleu.

Le genre Lepidozamia contient 2 espèces endémiques d’Australie et assez résistantes au froid, elles sont cultivées comme plantes ornementales. Lepidozamia hopei est la plus grande espèce de la famille et de l’ordre : il y en a un spécimen haut de 17, 5 m.

Le genre Microcycas ne contient qu’une espèce Microcycas calocoma, endémique de Cuba. Haute de 10 m et avec un tronc pouvant prendre jusqu’à 60 cm d’épaisseur, elle est en grand danger d’extinction, puisqu’il ne reste qu’environ 600 individus.

Le genre Chigua ne fut découvert seulement qu’en 1990 ! 2 espèces distribuées dans de toutes petites zones de Colombie. Elles sont en danger critique d’extinction,  car leur habitat disparaît (exploitations minières).

Les genres Stangeria (1 espèce) et le genre Bowenia (3 espèces) sont maintenant souvent isolés dans leur propre famille les Strangeriaceae :

  • Strangeria eriopus, endémique d’Afrique du Sud, montre des feuilles pennées qui ressemblent à celles des fougères. Contrairement aux autres Cycades, leurs folioles déploient des nervures pennées. Cette curieuse plante a une tige souterraine et tuberculeuse (25 cm de diamètre). Le strangeria s’adapte à divers milieux de vie, bien mieux que la plupart des autres Zamiacées.

Les 2 espèces de Bowenia (spectabilis et serrulata) sont de jolies petites plantes originaires du Queensland en Australie. Ils ont un caudex souterrain et ressemblent à des fougères.

Les Zamiacées, une famille en voie d’extinction

Cette famille issue de la préhistoire est mise à mal dans notre monde moderne. En effet, ces végétaux à la croissance très lente et à longue durée de vie ne suivent pas la même échelle de temps que les humains. Leur reproduction est lente et ne supporte pas les perturbations.

Endémiques et ne croissant que dans quelques stations précises qui leur sont parfaitement adaptées, les Zamiacées sont fragiles à la destruction de leur milieu.

De plus, ces plantes étant fascinantes, nombre d’entre elles furent arrachées pour être expatriées dans les jardins.

D’autre part, la mondialisation a permis au pou du homard Aulacaspis yasumatsui, un insecte originaire de Thaïlande, de s’étendre et de détruire les cycades partout où il est présent. Ce ravageur est à ce jour introduit en Floride, à Hawaï, aux îles Caïmans et à Hong Kong.

Utilisation des Zamiacées

Les Zamiacées ont une moelle riche en amidon :

Plusieurs espèces de Macrozamia étaient une importante source de nourriture pour les aborigènes. Cependant, les consommer demande une préparation particulière, car sinon ils sont toxiques.

De même, les Encephalartos étaient considérés comme une source d’amidon en Afrique.

Mais l’usage le plus fréquent est en tant que plante ornementale. Mais avant d’acquérir une plante de la famille des Zamiacées, il faut s’assurer qu’elle ne provient pas d’un arrachage sauvage, mais qu’elle a bien été cultivée et multipliée par des producteurs, d’une part pour éviter le braconnage, mais aussi pour que la plante survive plus facilement.

  • Zamia floridana, le zamia de Floride est rustique jusqu’à -9 °C.
  • Zamia furfuracea, mexicain, est une magnifique plante d’intérieur
  • Zamia pygmaea est également assez facile à cultiver.

Nos fiches de culture

Encephalartos

Macrozamia

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