La fertilisation des artichauts

Une fertilisation appropriée des artichauts vous assurera une récolte optimale
Une fertilisation appropriée des artichauts vous assurera une récolte optimale

Les artichauts, verts ou violets, sont des plantes gourmandes en nutriments qui demandent un sol bien particulier et un climat doux pour donner le meilleur d'eux-même. Une fertilisation appropriée vous assurera une récolte optimale.

L'artichaut et ses besoins

L'artichaut est un légume qui produit énormément de végétation par rapport à sa partie consommable. Pouvant atteindre près d'1,5m de hauteur pour presque autant d'étalement, les feuilles et les tiges sont très développées pour un nombre maximal de 8 inflorescences par pied. Pour compenser cette pousse assez exubérante, la plante puise beaucoup d'éléments dans le sol qui s'appauvrit au fil des ans, car ne l'oublions pas, l'artichaut reste plusieurs années en place au potager et produit en outre des drageons qui ont eux aussi besoin de nourriture. Une bonne fertilisation à la reprise de la végétation doit donc être mise en place pour soutenir sa croissance et sa production de capitules.

Bien planter pour bien commencer

L'artichaut a besoin d'un sol meuble, profond plutôt basique. Il suffit de s'inspirer du biotope de l'artichaut sauvage (Cynara cardunculus) qui pousse sur des sols très drainés, calcaires et rocheux du pourtour méditerranéen. Une fois domestiqué et cultivé, ce chardon est devenu disponible en de nombreuses variétés plus tolérantes quant à la nature du sol, cependant dans les grandes lignes, il a besoin d'un sol neutre à basique et très drainé. Il a aussi besoin de beaucoup de place pour se développer : réservez au moins 1m² par pied dans votre potager.

Dès la plantation ajoutez 2,5 kg de compost au trou de plantation car notre artichaut est un gourmand !

Fertilisation de l’artichaut en cours de culture

Les artichauts sont très gourmands en nutriments, outre les fameux besoins en NPK (azote, phosphore, potassium) ils ont aussi de gros besoins en calcium, en magnésium et en soufre.

En résumé sur une année en culture biologique et pour une surface de 10 m², il faudra compter un apport de :

  • 850 gr de sang séché dissous dans l'eau d'arrosage 3 fois par/an du début du printemps à la récolte. Le sang séché aide à couvrir les besoins en azote de la plante.
  • 900 gr. d'engrais organo-minéral ;
  • 200 gr. de potasse organique ;
  • 400 gr. de cendres de cheminée (en fin d'hiver).

Un paillage à base de compost frais sera toujours le bienvenu en cours de culture.

Si vous optez pour une fertilisation chimique sans compost, vous aurez besoin de :

  • 450 gr. d'engrais ternaire NPK (6-15-30)
  • 220 gr. de 'Patenkali' (riche en potasse, magnésium et souffre)
  • 340 gr. d'ammonitrate (Azote)

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