Les orobanches, plantes parasites peu connues

Orobanche à odeur de girofle  Orobanche caryophyllacea
Orobanche à odeur de girofle Orobanche caryophyllacea

Plantes parasites bien connues des cultivateurs agricoles à grandes échelles, les orobanches sont pourtant inconnues du grand public. Qui sont-elles et quel est leur mode de fonctionnement ? Focus sur des plantes pas comme les autres...

Qu'est-ce qu'une orobanche ?

Le terme 'orobanche' définit plusieurs espèces de plantes herbacées parasites dépourvues de chlorophylle. La famille des Orobanchacae abrite en effet plusieurs espèces de plantes aux tiges jaunâtres ou brunes, écailleuses, semblant surgir du sol et portant des épis de fleurs bilabiées. La couleur de ces fleurs varie du blanc au bleu en passant par le jaune ou le rose vif.

La période de floraison se situe généralement au printemps, c'est alors le seul moment où la plante est visible. Après la floraison des fruits de formeront et libéreront un nombre incroyable de graines aussi brunes que minuscules. Chaque sujet peut ainsi produire jusqu'à 100 000 graines dont le pouvoir germinatif perdurera près de 15 ans.

Les orobanches sont des plantes incapables de synthétiser de la chlorophylle, elles ont donc besoin de plantes hôtes pour se développer et assurer leur cycle de vie. Elles puisent dans les plantes hôtes, les nutriments dont elles ont besoin pour vivre, on parle alors 'd'holoparasites'.

Précisons que ces plantes se développent au détriment de leurs hôtes en se fixant dès la germination sur une racine.

Quelles sont les principales espèces d'orobanches ?

L'orobanche du lierre (Orobanche hederae) est présente sur toute l'Europe occidentale et méridionale mais aussi en Asie. Elle mesure entre 10 et 60 cm de hauteur et est reconnaissable à ses tiges velues rougeâtres et à ses longues écailles (1 à 2 cm). L’épi porte des fleurs brunes, crèmes et légèrement violacées de mai à juillet. Cette plante est un parasite du lierre mais aussi de Fatsia japonica.

L'orobanche du colza (Phelipanche ramosa) est sans doute la plus commune car elle parasite non seulement le colza mais aussi le chanvre, le tabac, le colza, les pommes de terre, les pois, le tournesol, le maïs, les tomates, les aubergines, le liseron, le coquelicot ou le gaillet.

Cette espèce se partage un vaste territoire incluant l'Europe, le Moyen-Orient et le Nord de l'Afrique.

Elle est reconnaissable à ses tiges ramifiées et à ses épis de fleurs bleues et blanches apparaissant en avril/juin. Cette espèce est redoutable et constitue un véritable fléau pour les agriculteurs, d'autant que les milliers de graines sont chaque saison disséminées par leurs machines. Elles attendront patiemment le bon moment, plus précisément celui où les plantes hôtes se développeront pour s'infiltrer dans leurs racines et s'en nourrir.

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