Mouron rouge, Mouron des champs

Mouron rouge, Mouron des champs, Anagallis arvensis

Botanique

Nom latin  : Anagallis arvensis
Famille  : Primulacées
Origine  : Europe tempérée
Période de floraison : avril à août
Couleur des fleurs  : orange, parfois bleu, rose, blanche
Type de plante : plante herbacée à fleur, adventice, plante messicole
Type de végétation : plante annuelle
Type de feuillage  : caduc
Hauteur : 10 cm

Planter et cultiver

Rusticité  : rustique, jusqu'à -19 °C
Exposition  : soleil
Type de sol : sol sablonneux ou sol travaillé
Acidité du sol  : légèrement acide à  légèrement basique
Humidité du sol  : normal à sec
Utilisation : plante sauvage indigène parfois utilisée en ornementale
Plantation, rempotage : printemps
Méthode de multiplication : semis

Anagallis arvensis, appelé mouron des champs ou mouron rouge est une petite plante annuelle appartenant à la famille des Primulacées. Elle est distribuée dans toute l’Europe et parfois au-delà en climat tempéré. Elle croît de préférence sur les sols sablonneux jusqu’en haute altitude, mais c’est surtout en tant que plante messicole ou au milieu du potager, sur la terre nue qu’on la rencontre le plus souvent.

Description du mouron rouge

Le mouron rouge est une petite plante rampante, haute de 10 cm, large de 40 environ. Elle produit de fines tiges presque quadrangulaires portant des feuilles opposées ovales, glabres et sans pétiole, séparées d’assez longs entrenœuds. Les fleurs naissent à l’aisselle de chaque feuille, portées par un long pédoncule floral. Ce sont de petites fleurs aux 5 pétales étalés et réguliers, soudés uniquement à leur base. Les fleurs sont rouge, orangé ou bleu, selon les individus ou selon l’acidité du sol d’après certaines théories, et présentent une gorge pourpre. Il existe plus rarement des mourons des champs aux fleurs blanches ou mauves.

Le mouron des champs est fécondé par les insectes. Bisexué, il est autofertile et forme de petits fruits ronds renfermant de nombreuses graines.

Le mouron des champs est une plante annuelle, de croissance rapide, réalisant son cycle fleurs-graines en quelque mois durant la belle saison, chaque fleur ne s’ouvrant qu’une journée. Cependant, en altitude, le froid ralenti son rythme de développement, ainsi Anagallis arvensis est capable de survivre 3 années pour accomplir son cycle de vie, devenant alors une plante vivace. De plus, avec le froid ses fleurs s’ouvrent plusieurs jours ; un phénomène que l’on peut observer aussi en arrière-saison.

Le mouron rouge en tant que plante adventice

Bien que classé dans les plantes adventices, on ne peut considérer le mouron des champs comme une mauvaise herbe : elle reste petite, n’étouffe pas grand-chose et joue un rôle dans la protection du sol contre le battage des pluies sans gêner le développement des poireaux ou du blé. On considère aujourd’hui en culture qu’elle est une plante messicole (associées aux champs de céréales), utile pour favoriser la biodiversité.

D’ailleurs, le mouron rouge est parfois également considéré comme une plante ornementale, notamment avec quelques variétés aux couleurs diverses, fleurs plus grandes, ou plantes plus florifères, car Anagallis arvensis est certainement une plante des plus charmantes pour les amateurs de petites fleurs bien dessinées. Mais elle était bien plus cultivée autrefois pour ses propriétés médicinales, il est donc à craindre que certaines de ses variétés cultivées se soient perdues.

Dans le potager, le mouron rouge n’est donc pas l’ennemi. Bien qu’il se ressème, il ne demande que très peu d’efforts pour l’enlever s’il le faut vraiment ; il peut donc être toléré en tant que plante indigène qui cherche une petite place pour exister.

Les mourons à ne pas confondre

Le mouron des champs ne doit pas être confondu avec le mouron des oiseaux (Stellaria media, caryophyllacées) dont le feuillage est un peu semblable. Autant les oiseaux raffolent des graines de cette dernière, autant les graines du mouron rouge sont toxiques pour les oiseaux. De même, le mouron des oiseaux est parfois consommé (salade) par les amateurs de plantes sauvages comestibles, mais il vaut mieux éviter d’absorber de l’Anagallis arvensis, malgré quelques propriétés médicinales, en raison d’une éventuelle toxicité.

Espèces et variétés de Anagallis

Environ 20 annuelles ou vivaces basses, souvent tapissantes

  • Anagallis monellii, le mouron de Monell, transféré parmi les lysimaques
  • Anagalis tenella, mouron délicat
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