Fougère arborescente de Cooper

Fougère arborescente de Cooper, Cyathea de Cooper, Cyathea cooperi

Cyathea cooperi, la fougère arborescente de Cooper est sans doute la plus facile à cultiver. Préhistorique et exotique, cette belle fougère en arbre grandit bien et vite si on lui donne les bonnes conditions de culture, il suffit de quelques gestes simples.

Botanique

Nom latin  : Cyathea cooperi
Synonymes  : Sphaeropteris cooperi, Alsophila cooperi
Origine  : Australie
Période de floraison : fructification de septembre à novembre
Couleur des fleurs  : plante sans fleurs
Type de plante : fougère arborescente
Type de végétation : vivace
Type de feuillage  : persistant
Hauteur : 12 à 15  m

Planter et cultiver

Rusticité  : -3 °C minimum
Exposition  : mi-ombre, ombre claire
Type de sol : assez drainant
Acidité du sol  : acide à légèrement acide
Humidité du sol  : toujours frais
Utilisation : plante en pot, sous-bois, jardin d'ombre
Plantation, rempotage : printemps, automne
Méthode de multiplication : semis de spores

Généralités

Cyathea cooperi ou fougère arborescente de Cooper, est une fougère arborescente appartenant à la famille des Dicksioniacées. Elle est originaire d’Australie, plus particulièrement des côtes de

Nouvelle-Galles-du-Sud et du Queensland, une région localisée où les nuages viennent régulièrement humidifier la végétation. Véritables plantes préhistoriques, les fougères arborescentes sont de magnifiques végétaux sans fleurs, mais très exotiques. Sans doute l’espèce Cyathea cooperi est la fougère arborescente la plus cultivée, car elle montre une croissance rapide par rapport aux autres espèces. Elle s’est d’ailleurs naturalisée à Hawaï, à La Réunion, aux Açores et en Nouvelle-Calédonie. De rusticité limitée en France, elle sera cultivée en pot en dehors des zones océaniques à hivers doux.

Attention, bien que couramment appelée fougère arborescente d’Australie, cette espèce diffère de Cyathea australis.

Description de la fougère arborescente de Cooper

Cyathea cooperi est une fougère arborescente dont le ‘tronc’, un rhizome érigé couvert de bases foliaires et de poils roux, peut atteindre 15 m de hauteur avec un diamètre compris entre entre 15 et 30 cm. La tige est unique et ne rejette jamais. Les frondes sont verticillées au niveau d’une couronne apicale, longues de 2 à 3 m sur des sujets matures. Bien sûr, en culture cette fougère arborescente reste plus petite.

Les feuilles sont relativement planes, aux segments plusieurs fois finement divisés qui forment une sortent de dentelle d’un beau vert vif, persistantes.

La fougère arborescente de Cooper ne fleurit pas 

Comment cultiver la fougère arborescente de Cooper ?

Cyathea cooperi est certainement l’une des fougères arborescentes les plus faciles à cultiver. Elle demande un sol drainant et relativement minéral. Elle peut être cultivée en pot dans un mélange de sable, argile ou terre de jardin si cette dernière n’est pas calcaire, terreau bien décomposé et en moindre quantité, et un peu de la vermiculite qui rendra le mélange plus poreux. Elle ne supporte ni le calcaire ni les arrosages à l’eau calcaire.

Cyathea cooperi est rustique jusqu’à -3 °C. Au-delà sa couronne souffre, et une fois le bourgeon de croissance apical brûlé, la plante meurt. Il en existe des variants parfois plus rustiques, selon leur origine (éventuellement jusqu’à -12 °C, parait-il).   En France, la cyathea de Cooper est cultivée en grand pot, sauf dans les régions méditerranéennes ou océaniques à hiver doux. Rempotage ou plantation se font sans perturber trop les mottes de racines. En pot, la fougère peut être sortie à l’extérieur selon les saisons, ou être maintenue toute l’année dans une pièce lumineuse ou une véranda ombragée en été. Dehors, Cytahea cooperi peut être un peu protégé du gel en emmaillotant sa tige et surtout son bourgeon apical qui est le point faible de ce type de végétal. Si les feuilles sont détruites ou coupées, tant le bourgeon de croissance est indemne, elle repoussera rapidement au printemps avec la technique de culture ci-dessous.

Cyathea cooperi a besoin d’une exposition ombragée à mi-ombre, en évitant les heures les plus brûlantes. Elle exige surtout une atmosphère environnante toujours humide et un sol qui reste frais, ces 2 techniques réunies sont la clé de la réussite :

  • Le sol est maintenu frais par des arrosages hebdomadaires à l’eau douce et un paillis de 10 cm autour du tronc. Ce paillage évite que les racines, superficielles, ne sèchent, il doit être renouvelé chaque année.

  • si l’atmosphère n’est pas naturellement très humide, le tronc de Cyathea cooperi sera pulvérisé d’eau douce tous les jours, de manière à mouiller toutes les fibres qui l’entoure. Cette technique permet d’obtenir de belles frondes très rapidement et de faire grandir la tige de 20 cm par ans.

Cyathea cooperi peut être nourri par un engrais minéral liquide, 2 ou 3 fois plus dilué que la dose prescrite sur le flacon. Un paillage en matière organique nourricier   (en surface et non au contact des racines) est également possible.

Lorsqu’elle devient trop grande, il est impossible de la tailler, car si le bourgeon de croissance en haut de la tige est détruit, elle ne rejette jamais et meurt. Il n’y a plus qu’à la céder/vendre/échanger à quelqu’un et à en reprendre une plus petite.

Attention, cultivée en pleine terre, Cyathea cooperi finit toujours par produire des spores, et ces dernières occasionnent parfois des réactions allergiques au contact de la peau. Elles seront donc plantées de manière à ce qu’on ne passe pas dessous et éloignées des piscines.

Comment multiplier Cyathea cooperi ?

La multiplication sexuée de Cyathea cooperi se fait non pas par les fleurs, mais par l’intermédiaire de spores, regroupées sous les feuilles fertiles. Lorsque les spores, telles des graines tombent sur un substrat humide, elles germent et forment des prothalles, de petites formes végétatives sexuées, qui seront eux responsables de la fécondation des gamètes. Les gamètes mâles nagent dans le film d’eau qui recouvre le prothalle. Les gamètes femelles restent fixés sur le prothalle. Lorsqu’un ovule est fécondé, il développe enfin une fougère fille : c’est la seule manière de reproduire Cyathea cooperi.

Si vous obtenez des spores, vous pouvez tenter leur ‘semis’ sur une terrine plate avec un substrat bien humidifié, du même genre que celui pour les adultes où vous éparpillez une grande quantité de spores. Au-dessus, mettre une couche de sphaigne hachée non tassée et bien humidifiée, ressemer à nouveau d’autres spores sur la sphaigne pour augmenter les chances de réussite. Le tout est ensaché afin d’obtenir une atmosphère très humide, maintenu à 20 °C et à la lumière sans soleil direct. Les prothalles germent en 2 à 6 semaines. En maintenant une humidité atmosphérique très élevée, de jeunes fougères pourront apparaître par la suite.

Espèces et variétés de Cyathea

  • Cyathea arborea et cyathea caracasana,, originaires d’Amérique du sud
  • Cyathea brownii, haute de 30 m
  • Cyathea dregi une espèce africaine de 4 m
  • Cyathea dealbata, la fougère d’argent originaire de Nouvelle-Zelande
  • Cyathea australis est une autre espèce australienne
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