Cycas de Moore

Cycas de Moore, Macrozamia moorei en milieu naturel

Botanique

Nom latin  : Macrozamia moorei
Famille  : Zamiacées
Origine  : Australie
Période de floraison : aléatoire
Couleur des fleurs  : cônes verts à bruns
Type de plante : plante vivace
Type de végétation : arbustive
Type de feuillage  : persistant
Hauteur : 2 à 7  m

Planter et cultiver

Rusticité  : semi-rustique, jusqu'à -8/-4 °C
Exposition  : ensoleillée  à mi-ombre
Type de sol : pauvre, drainant, sablonneux
Acidité du sol  : légèrement acide à légèrement basique
Humidité du sol  : jamais trop humide, à protéger de l'humidité hivernale, résistant à la sécheresse
Utilisation : plante ornementale

Macrozamia moorei, le cycas de Moore, est une plante ligneuse appartenant à la famille des Zamiacées, ordre des Cycadales. Les Cycas ressemblent aux palmiers, mais en sont très éloignés du point de vue phylogénétique, assez proche des gymnospermes (conifères), ce sont des plantes dites fossiles, très primitives et parmi les plus anciennes qui soient. Leur population, vieille de 300 millions d’années, est rélictuelle et fragile. Macrozamia moorei est originaire du centre du Queensland en Australie. Il croît en situation xérique, souvent dans les escarpements rocheux.

Plante longévive, de croissance lente et peu rustique, le cycas de Moore est davantage une plante de collectionneur qu’ornementale. Non qu’elle ne soit pas décorative, mais sa culture est difficilement rentable en production, ce qui implique sans doute des prélèvements dans la nature à des fins commerciales. Si le cycas de Moore vous intéresse, évitez donc d’en acheter de grosses plantes matures, préférez plutôt l’obtenir par semis ou plantes juvéniles issus de culture.

Un grand spécimen est cultivé en extérieur toute l’année au Jardin botanique de Montpellier.

Description du cycas de Moore

Macrozamia moorei est le plus grand zamia du genre atteignant une stature de 4 à 6 m de hauteur pour 3 m de largeur. C’est une plante primitive ligneuse, produisant un pseudocaudex ou un pseudotronc très épais, « jusqu’à 90 cm, entouré de cicatrices foliaires et gorgé d’un tissu moelleux, un cortex riche en amidon. Cette épaisse tige porte un unique méristème apical qui développe une large couronne sphérique de feuilles très aériennes.

Les feuilles du cycas de Moore s’allongent jusqu’à 2,50 m et portent entre 100 et 250 folioles fines et raides, longues de 20 à 30 cm et large de 0,5 à 1 cm. Ces feuilles sont épineuses.

Macrozamia moorei est dioïque. Fleurs mâles et femelles sont donc produites des plants différents et sexués. Il nécessite une quinzaine d’années de culture avant d’être mature et capable de fleurir (davantage en milieu naturel). De plus, sa floraison n’est pas systématique chaque année, mais répond à des périodes globales de floraison en masse au sein de populations qui se synchronisent. Les fleurs non visibles sont regroupées en longs cônes verts à bruns qui se développent à l’apex. La pollinisation est assurée généralement par des coléoptères. Les graines sont longues de 4 cm, ailées, de couleur rouge.

Les racines de Macrozamia moorei ont de nombreuses relations symbiotiques avec le sol, champignons et bactéries, leur permettant de croître en sol difficile, sec et pauvre.

Comment cultiver le cycas de moorei ?

Macrozamia moorei est rustique jusqu’à -6 °C, mais se défolie à partir de -3 ° C. il n’est donc cultivable en plein air qu’en climat méditerranéen, avec un voile d’hivernage sur sa couronne. Ailleurs, il sera maintenu en pot et hiverné à l‘abri du gel.

Le cycas de Moore demande une exposition chaude, plutôt mi-ombre. Il sera installé dans un sol pas trop riche et surtout bien drainant, car son caudex est fragile aux excès d’humidité. Il est résistant à la sécheresse, mais apprécie des arrosages réguliers en été, en laissant sécher sa terre entre 2 arrosages. On évite les apports d’engrais qui perturbent sa rhizosphère ; il vaut mieux simplement renouveler la terre en surface dans les pots chaque année.

Les jeunes plants seront préférables à l’acquisition, car bien que la croissance du cycas de Moore soit lente, le cortex du pseudo-tronc est fragile et très cassant à la manipulation, donc à la transplantation.

Comment multiplier le cycas de Moore ?

Macrozamia moorei ne se reproduit que par semis. Les grosses graines sont semées les plus fraiches possible. L’embryon ne cessant de se développer, les graines perdent rapidement leur pouvoir germinatif si elles ne trouvent pas les conditions pour évoluer favorablement. Elles germent en quelques mois dans un sol drainant et sablonneux, maintenu humide, mais sans excès. On ne met qu’une graine par pot pour éviter tout repiquage.

Espèces et variétés de Macrozamia

Environ 80 espèces

  • Macrozamia johnsonii , similaire mais plus petit
  • Macrozamia spiralis, une petite espèce au caudex souterrain
  • Macrozamia miqueli, appelé couramment zamia
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