Marguerite arbustive de Nouvelle-Zélande

Pachystegia insignis est une marguerite de Nouvelle-Zélande en petit buisson compact, de toute beauté. Large feuillage attrayant et persistant, boutons de fleurs fascinants et inflorescences blanches, cet arbrisseau apprécie les bords de mer, mais se cultive aussi en conteneur.

Pachystegia insignis, marguerite arbustive de Nouvelle-Zélande

Botanique

N. scientifique Pachystegia insignis
Synonymes Olearia insignis, Olearia marginata
Origine Afrique du Sud
Floraison mars à novembre, voire toute l'année
Fleurs capitule blanc au cœur jaune
Typeplante méditerranéenne
Végétationvivace arbustive
Feuillage persistant
Hauteur80 cm à 1 m en tout sens

Planter et cultiver

Rusticité peu rustique, jusqu'à -9 °C
Exposition ensoleillée à mi-ombre
Solavec un drainage irréprochable
Acidité légèrement acide à neutre
Humidité normal à sec, mais très bien drainé
Utilisationparterre, potée, talus
Plantationprintemps
Multiplicationsemis, bouture
Pachystegia insignis, marguerite arbustive de Nouvelle-Zélande

Pachystegia insignis ou Oelaria insignis, la marguerite de Nouvelle-Zélande est un sous-arbrisseau appartenant à la famille des Astéracées. Cette superbe espèce est endémique de la région de Malborough, dont la distribution est limitée au nord-est de l’île du sud de la Nouvelle-Zélande, donc très localisée. Elle croît sur les falaises côtières, parfois accrochées à la paroi, mais également en enrochement plus à l’intérieur des terres.

Pachystegia insignis n’est pas menacée ; cultivée, elle devient une plante vivace ornementale remarquable et originale, trop rarement proposée dans les pépinières : un arbuste bas aussi attrayant pour son feuillage persistant que pour ses inflorescences.

Description de la marguerite de Nouvelle-Zélande

Pachystegia insignis est un petit arbuste haut et large de 0,80 cm à 1 m, voire 1,20 m. Il a une silhouette relativement prostrée, plus large que haute, lorsqu’il est très bien ensoleillé, mais plus arrondie autrement. Ses branches ramifiées portent de belles et grandes feuilles entières, coriaces alternes, ovales, longues de 16 cm et larges de 7/8 cm. Elles sont recouvertes d’un tomentum très dense sur les jeunes feuilles, puis seulement à leur marge ensuite, ce qui donne une impression de contour argenté bordant chaque feuille vert sombre.

Ce feuillage coriace, bien étalé et ourlé de blanc semble remarquablement dessiné et donne tout son caractère à la marguerite de Nouvelle-Zélande.

Les inflorescences se développent et fleurissent entre mai et juillet : la plante se hérisse de tiges, portant chacune un unique capitule bien dégagé au-dessus du feuillage, le tout couvert de velours blancs. La plante couverte de boutons (ronds et blancs) est extrêmement graphique.

Pachystegia insignis fleurit en un large capitule plat et régulier, une belle marguerite régulière aux ligules blanches fournies et au cœur jaune, large de 3,5 à 7 cm.

Attirant les insectes pollinisateurs, les inflorescences se transforment en petites boules soyeuses et rousses : les graines.

Pachystegia insignis ‘Daizea’ est la forme cultivée de la marguerite de Nouvelle-Zélande. Suberbe, elle montre un tomentum argenté plus intense que la norme, donc des feuilles plus contrastées et des boutons de fleurs encore plus frappants. De plus, ses marguerites sont plus larges (7 cm).

Comment cultiver la marguerite de Nouvelle-Zélande ?

Pachystegia insignis est une plante résistante tant qu’elle profite d’un sol drainant. Elle demande une terre sablonneuse ou caillouteuse, d’un pH compris entre 6,5 et 7,7. Elle supporte les pluies tant que l’eau s’écoule librement du sol. Elle est particulièrement adaptée au climat côtier atlantique, un peu moins à la côte méditerranéenne, car elle peut y souffrir de la soif en été. Elle ne craint ni les embruns ni le vent. Elle apprécie d’ailleurs une situation bien aérée qui sèche rapidement son duvet après la pluie.

Pachystegia insignis se cultive en plein soleil ou à mi-ombre, mais il faut savoir que plus la plante sera ensoleillée, plus le contraste entre la couleur du limbe et le tomentum blanc sera impressionnant. De même, plus elle dispose de lumière et plus elle reste basse ou compacte. Il lui faut du soleil direct pour qu’elle montre cette silhouette si bien dessinée.

Rusticité : Pachystegia insignis résiste d’autant mieux au gel que son sol est sec (jusqu’à-12 °C). Cependant dans nos hivers pluvieux, sa limite de rusticité est plutôt de l’ordre de -9 °C.

La marguerite de la Nouvelle-Zélande se plaira sur un talus ou dans une rocaille. En massif, prévoyez d’améliorer le drainage avec du sable grossier. Elle craint le calcaire et les sols humides.

Pachystegia insignis peut être aussi cultivé en conteneur, dans une terre drainée, mais il ne faut pas oublier de l’arroser en été, et de l’abriter de la pluie et des grands froids en hiver (châssis, serres froides)

La marguerite de Nouvelle-Zélande est résistante à la sécheresse une fois bien enracinée en profondeur. Elle est plantée de préférence au printemps, et sans démonter la motte de racines. D’ailleurs, n’aimant pas qu’on touche à ses racines, cette belle plante vivace se transplante mieux et devient bien plus résistante au sec lorsqu’elle est implantée à partir de jeunes individus, ainsi, que ses racines s’enfoncent en profondeur sans jamais être perturbées. Si vous souhaitez la changer de place optez plutôt pour un semis, une bouture, ou pour acheter un nouveau jeune plant, car la transplantation d’une grande plante est illusoire.

Entretien et taille : quasiment aucun entretien n’est nécessaire sur la marguerite de Nouvelle-Zélande, si ce n’est d’ôter les têtes défleuries, si vous êtes gênées par les graines rousses. Réservez-en cependant 1 ou 2, si vous etes tenté par le semis.

Si la marguerite de la Nouvelle-Zélande devient trop encombrante à votre goût, elle supporte d’être taillée au printemps ou en fin de floraison.

Comment multiplier Pachystegia insignis ?

La marguerite arbustive de Nouvelle-Zélande peut-être bouturée, mais le succès de ce bouturage n’est pas garanti. Prélevez un rameau à talon assez court et enfoncez-le dans une terre sablonneuse ou graveleuse. Le cœur du problème est l’humidité : elle doit être suffisante pour que la bouture ne se dessèche pas (bouture éventuellement à l’étouffée), sans qu’elle ne provoque la pourriture sur les surfaces feutrées de la plante. L’enracinent peut être favorisé par une chaleur de fond.

Le semis en revanche est plus facile, si on laisse quelques têtes de graines venir à maturité. Ces graines sont semées immédiatement dès qu’elles se détachent facilement (graines extra fraîches). Elles sont posées en surface sur une terre drainante, un peu humidifiée et couverte jusqu’à la germination. Dès que les plantules sont germées, il faut découvrir et leur fournir une bonne aération.

Espèces et variétés de Pachystegia

3 espèces dans le genre

  • Pachystegia rufa, proche, mais aux boutons brunâtres
  • Pachystegia minor, plus petit
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