Astéracées, Composées / Asteraceae

Achillée, Achillea

La famille des Astéracées ou Composées représente la 2e famille la plus importante en nombre d’espèces, après les Orchidacées. Les Asteraceae sont isolées parmi les autres familles, mais montrent un foisonnement d’espèces : cette diversité implique une remarquable capacité d’adaptation.

Les plantes populaires : L'estragon, la gaillarde, le chardon, l'oeillet d'Inde, la gerbera, l'aster, le pissenlit

Les Astéracées sont des plantes à fleurs dicotylédones appartenant à l’ordre des Astérales. Annuelles ou vivaces, herbacées à arbustives, elles sont présentes partout dans la vie de l’homme : plantes cultivées dans les champs ou les jardins, industrielles, consommées ou ornementales, ce sont aussi également parfois des plantes médicinales ou des adventices de culture. Dans les milieux naturels, de rares à fréquentes, de miniatures à géantes, les Astéracées présentent une extraordinaire diversité et un impressionnant foisonnement d’espèces.

Place de la famille parmi les autres et distribution

Curieusement, ce très grand groupe de plantes est à la fois relativement homogène et pourtant isolé parmi les autres familles. Dans l’arbre phylogénétique, les Astéracées auraient pris la tangente à partir de l’éocène, contemporains des premiers grands mammifères.

Cette famille très cosmopolite se retrouve à travers le monde entier à l’exception de l’antarctique. Elle a su s’adapter à tous les milieux de vie, c’est ainsi qu’on rencontre des Astéracées de zones semi-désertiques à subaquatiques, en haute montagne comme dans les forets tropicales. En France, elles sont mieux représentées (en nombre d’espèces) en montagne qu’en plaine.

Caractères généraux des Astéracées

Les Asteraceae ou Compositeae sont caractérisées par leurs inflorescences composées.

Leurs fleurs bien que petites sont réunies en larges capitules (plateaux ou disques) entourés de bractées protectrices, l’involucre. Ces capitules ressemblent à une large fleur unique alors qu’ils en portent en fait une multitude. Parfois, les capitules sont eux-mêmes rassemblés en cime ou en thyrse. L’effet général, très voyant est particulièrement attractif pour les insectes pollinisateurs.

Pentamère, chaque fleur individuelle comporte un calice de 5 sépales soudés en tube et 5 pétales formant une corolle tubulaire, courte ou longue, parfois ligulée quand les 5 pétales soudés s’allongent en une seule lame pétaloïde (ligule), de façon asymétrique. Les 5 étamines ont leurs anthères soudées en tube où passe le pistil. Le style se divise en 2 bras dont seule la surface inférieure est la zone fécondable. Les fleurs sont sexuées ou non, le plus souvent les deux sexes se retrouvent au moins au sein d’un même capitule. Les Astéracées sont rarement dioïques.

Les fleurs bisexuées passent par un stade mâle puis un stade femelle, ce qui impose une fécondation croisée, prise en charge par les insectes ; mais en denier recours, si la pollinisation croisée n’a pas eu lieu, le stigmate se retourne vers les grains de pollen tombés au fond du tube pollinique. La production de graines est ainsi assurée.

Le gynécée est uniloculaire, la graine est enfermée dans un akène, muni d’un bec ou d’un papus (pissenlit, salsifis) pour être disséminé par le vent.

En plus de cette reproduction sexuée efficace, nombre d’Astéracées sont capables d’une importante reproduction végétative à partir de leur rhizome, avec une légère propension à se déplacer vers une zone plus favorable (lumière, roche, écoulement d’eau..). Ces 2 facteurs sont sans doute les raisons principales pour lesquelles les Compositae se sont tant diversifiés.

Plusieurs formes d’inflorescences existent :

Chez les Echinops (comme le chardon bleu), les capitules ne portent qu’une unique fleur radiaire, réunis en capitules secondaires sphériques. L’edelweiss est un exemple aussi de capitule de capitules.

Les fleurons du capitule peuvent être tubulaires (Cardus, artichaut), ligulées (Taraxacum, pissenlit), un mélange des deux (Bellis, paquerette), ou labiatiflore à deux lèvres et zygomorphes (Mutisia.)

Les feuilles sont alternes (Aster) ou opposées (Helianthus), parfois verticillées (Eupatorium) les plantes herbacées sont souvent sous forme de rosette basale comme chez le pissenlit (épervières Hieracium, Gazania) ; elles sont le plus souvent de forme simple, mais lobées ou dentées, rarement composées (Bidens, Mutisia coccinea). Plus rarement, ces feuilles sont succulentes (Senecio articulatus) ou se terminant en vrille tactile (Mutisia coccinea).

Leurs tissus sont caractérisés par la présence de canaux résinifères et sont parfois aromatiques (camomille, absinthe) ou de canaux lactifères d’où coule un lait blanc (laitue, laiteron, pissenlit, arctotis).

Les réserves des rhizomes (comme chez les topinambours) contiennent comme féculent, de l’inuline à la place de l’amidon. Les graines sont oléagineuses (tournesol).

Les plantes appartenant à la famille des Astéracées

Les Compositae ou Asteraceae comprennent approximativement 23 500 espèces regroupées en 1 600 genres. Si la plupart sont des plantes herbacées, certaines sont arbustives, au feuillage persistant ou des sous-arbrisseaux, d’autres sont des espèces de ligneuses grimpantes. Les herbacées peuvent être annuelles (soucis), ou vivaces, rhizomateuses (aster), à racine pivotante (pissenlit) ou tubéreuse (topinambour).  

Pour donner une idée de leur diversité, rien qu’au sein d’un genre comme Senecio, nous pouvons trouver des plantes grasses telles Senecio articulatus, Senecio haworthii ou Senecio rowleyanus, de la plante grimpante comme Senecio macroglossus le séneçon lierre, des adventices des cultures ou des plantes de Balcon..

Les Astéracées sont divisées en 2 sous-familles, mais leurs différentes tribus (17) sont remises en cause par la phylogénie.

  • sous-famille des Lactucoideae, plantes lactifères, produisant du lait.
  • sous-famille des Astéroïdées, sans lait

Une troisième sous-famille pourrait voir le jour comprenant entre autres les Senecio.

Utilisation des Astéracées

Écologie : les Astéracées sont mellifères et très utiles pour maintenir la biodiversité des insectes. Leurs fleurs sont visitées très souvent par des insectes généralistes. Un massif d’asters fleuris dans les jardins est par exemple un bon moyen de surveiller la santé et la diversité de la population d’insectes de votre région : il doit bourdonner en permanence et être entouré de multiples espèces de papillons. Même les pissenlits, si honnis qu’ils soient, sont un apport important de nourriture pour les abeilles et autres, importants, car présents en maillage presque continu dans le paysage (bords de route, pelouses).

Particulièrement diversifiées dans les régions sèches, les Astéracées sont importantes pour maintenir la stabilité des milieux xériques.

Aliments : de nombreuses Astéracées finissent dans notre assiette pour notre plus grand plaisir  : les plus connus sont les salsifis et scorsonères, les laitues, les endives, le tournesol, l’artichaut, le topinambour, l’estragon… mais aussi le pissenlit, délicieux en salade avec un oignon confit et un œuf poché.

Plantes ornementales : de la marguerite aux asters, en passants par les fringants gazanias, nombreuses sont les Astéracées qui ornent nos jardins et nos balcons. Les espèces courantes sont de solides plantes incontournables, par exemple un massif d’asters d’automne est capable de s’installer sur des terres très ingrates, tout en les améliorant peu à peu ; la camomille à fleurs doubles, les soucis ou les cosmos se ressèment d’eux-mêmes d’une année sur l’autre et sont idéals pour le jardinier insouciant ou débutant. D’autres ont des besoins plus précis, mais deviennent très généreuses, heleniums, doronics, et enfin certaines sont de vrais petits bijoux, des plantes de collections :  Townseldia, Mutisia coccinea,  Helichrysum milfordiae, edelweiss.

Plantes médicinales : Arnica, calendula, camomille, bardane, tussilage

De plus, nombre d’Astéracées réunissent ces différents usages et utilisations. Elles sont donc les bienvenues en jardin de permaculture.

Nos fiches de culture

Achillea

Ageratum

Ajania

Antennaria

Anthemis

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Arctotis

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Aster

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Callistephus

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Chrysanthemum

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Helenium

Helianthus

Helichrysum

Heliopsis

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Kalimeris

Lactuca

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Leontopodium

Leucanthemum

Liatris

Matricaria

Melanpodium

Osteospermum

Othonna

Ozothamnus

Petasites

Raoulia

Rhodanthe

Rudbeckia

Santolina

Senecio

Smallanthus

Solidago

Stevia

Stokesia

Symphyotrichum

Symphyotricum

Tagetes

Tanacetum

Taraxacum

Tragopogon

Tussilago

Urospermum

Vernonia

Xerochrysum

Zinnia

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