Impact du salage des routes en hiver

Autoroute en hiver dont la chaussée est salée aux premiers flocons de neige
Autoroute en hiver dont la chaussée est salée aux premiers flocons de neige

Des tonnes de sel sont déversées chaque année sur les routes produisant parfois des conséquences importantes sur l'environnement. Voyons quel impact cet activité humaine a sur la nature.

Les raisons du salage des routes

En hiver, la neige et le verglas rendent les routes dangereuses pour les usagers. Pour éviter ce phénomène, du sel est épandu sur la chaussée afin d'empêcher ces éléments glissants de s'y installer durablement. Le sel est le fondant le plus utilisé car il n'est pas cher et reste efficace jusqu'à -10 °C. Il peut être déversé sous la forme de saumure, de bouillie ou plus généralement de gros grains.

Conséquences du salage des routes sur l'environnement

Lorsque l'on sait que plus d'un million de tonnes de sel en moyenne sont épandues chaque année sur les routes de notre pays, il n'est pas étonnant que les conséquences sur la biodiversité se fassent sentir !

Le sel produit une réaction chimique et libère les métaux lourds emprisonnés dans l’asphalte. Plomb, zinc, aluminium sont alors lessivés par les pluies ou la fonte des neiges et deviennent sources de pollution pour les parcelles adjacentes aux routes.

La salinité augmente de manière importante dans les cours d'eau mais aussi dans les nappes phréatiques. En surface les plantes aquatiques sensibles au sel, ainsi que certains animaux en souffrent.

Les végétaux poussant spontanément sur les bords de ces routes sont brûlés, autant dans leurs parties aériennes que souterraines. Ces plantes, traquées par l'activité industrielle et agricole, trouvaient pourtant souvent en ces lieux leur dernier refuge. Si elles disparaissent, tous les insectes qu'elles attiraient disparaîtraient avec.

À contrario, le salage des routes, donne la possibilité à de nouvelles plantes de s'implanter dans ce milieu. Il s'agit des plantes maritimes, dont les semences sont transportées par les oiseaux, le vent ou les roues des véhicules. Le phénomène a été constaté dans toute l'Europe depuis une quarantaine d'années, même très loin de la mer.

Dans notre pays, Puccinellia distans une graminée halophile n'est pas rare en Champagne et dans les Hauts de France où elle colonise allégrement les bordures de routes. Le cranson du Danemark (Cochelaria danica) se plaît beaucoup en Île-de-France, en Normandie et dans le Centre-Val-de-Loire, alors que cette Brassicacées pousse habituellement dans les dunes ou parmi les rochers en bord de mer.

Ces espèces peuvent donc être considérées comme migrantes à cause de l’activité humaine. Cependant, elles ne pourront jamais devenir invasives, car seul le bord des routes est suffisamment salé pour leur convenir.

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