Oncidier

Oncidium

Botanique

Nom latin  : Oncidium
Origine  : Amérique centrale (jusqu'en Floride) et amérique du sud
Période de floraison : En hiver ou toute l'année pour les hybrides
Couleur des fleurs  : jaune et brun sont les couleurs les plus courantes
Type de plante : fleur
Type de végétation : vivace
Type de feuillage  : persistant
Hauteur : très variable

Planter et cultiver

Rusticité  : 15°C
Exposition  : lumière vive
Type de sol : mélange pour orchidées, drainé
Acidité du sol  : neutre
Humidité du sol  : normal, humide
Utilisation : pot
Plantation, rempotage : printemps
Méthode de multiplication : division des pseudos-bulbes après la floraison
Taille : pas de taille
Maladies et ravageurs : les cochenilles, la pourriture

Généralités

Le genre Oncidium, baptisé en 1800 par Swartz, appartient à la famille des Orchidacées. Nombre d’oncidiums sont connus pour être des orchidées tropicales florifères faciles à cultiver.

Après les Dendobium et les Dendrochilum, le genre Oncidium est l’un des genres d’orchidées les plus importants, regroupant 700 espèces environ. Cependant, comme souvent la phylogénie actuelle aurait tendance diviser et réorganiser ce genre : de nombreux Oncidium rejoindraient le genre Gomesa, tandis les Odontoglossum seraient absorbés parmi les Oncidium.

En dehors des magnifiques espèces botaniques du genre, diversifiées et aux fleurs magnifiquement racées, les oncidiums représentent un large panel de plantes cultivées, cultivars horticoles et hybrides parfois intergénériques avec Odontoglossum, Brassia, Miltonia, qui donnent par exemple des Vuylstekeara, des Odontioda… ces hybrides horticoles plus ou moins complexes deviennent des plantes fleuries courantes et assez faciles à maintenir.

Le genre Oncidium est originaire des Amériques, distribué un peu au sud de l’Amérique du Nord, en Amérique centrale et en Amérique du Sud. Ce sont des espèces d’orchidées qui se développent en climat tropical et subtropical, principalement au Brésil, en Colombie, au Pérou et en Équateur.

Caractères généraux des Oncidiums

Les oncidiums sont pour la plupart des plantes forestières épiphytes, qui vivent dans une atmosphère humide, croissant au creux des branches ; plus rarement, elles sont lithophytes ou terrestres. Tous sont pourvus de pseudo-bulbes, des organes de réserves bien développés ou parfois réduits, selon les espèces. Ces pseudobulbes sont des tiges courtes renflées, adaptées pour emmagasiner l’eau et les nutriments : leur présence implique souvent que l’orchidée doit faire face à une période de saison sèche.

Ces pseudobulbes sont disposés l’un après l’autre sur un rhizome court, parfois ramifié ; les anciens pseudo bulbes, tant qu’ils sont verts servent encore d’organes de réserve, même s’il ne portent plus de feuilles.

Ces pseudo-bulbes sont surmontés de vraies feuilles (1 à 3) et entourés à leur base de chaque côté de bractées en forme de feuilles ; ces bractées engainantes protègent les bourgeons de croissance des hampes florales, ainsi que les futures tiges feuillées.

Parmi la diversité spécifique des oncidiums, nous pourrons noter que certaines espèces ont un caractère bien plus xérophyte que d’autres : ainsi, le pseudo bulbe est plus ou moins coriace ou développé, mais aussi l’aspect des feuilles peut être souple ou épais (feuilles succulentes) comme les espèces à feuilles de cuir ou oreilles de mule (ex Oncidium burinum, Oncidium uniflorum) ou cylindriques (Oncidium splendidum).

Lorsqu’une nouvelle croissance se développe à l’aisselle d’une bractée du pseudo bulbe de l’année précédente, un faisceau de nouvelles racines est produit en même temps. Ces racines sont épaisses de 1 à 2 mm, recouvertes d’un vélamen, une sorte de tissus blanc qui s’imbibe d’eau.

Leur taille varie de quelques centimètres de hauteur à plusieurs mètres : Oncidium macranthum en fleur est capable de dépasser les 5 m. Les fleurs sont solitaires par deux, ou plus souvent, sont développées à foison sur une haute hampe très ramifiée, d’où l’appellation ‘pluie d’or’ pour certains oncidiums.

Les fleurs des oncidiums sont à symétrie bilatérale, pourvues d’un labelle souvent bien développé. Elles sont de couleur jaunes, brunes, orange, rose, tachetées… Chaque fleur dure 3 à 6 semaines.

Dans leur milieu naturel, elles sont pollinisées par les insectes et produisent une multitude de graines fines comme la poussière, qui s’accrochent dans les creux des branches et qui ne peuvent germer qu’après avoir été mycorhizés par un champignon.

Comment cultiver et faire fleurir son oncidium ?

Les Oncidium hybrides

Les cultivars horticoles des oncidiums sont parmi les orchidées les plus résistantes, notamment les oncidiums qui présentent une multitude de fleurs jaunes ou jaunes et brunes. Elles sont faciles à maintenir dans la mesure où l’on suit quelques impératifs :

Le substrat de culture de l’oncidium

Les oncidiums sont cultivés dans un mélange aéré comprenant : des copeaux fins d’écorce de pin (0,5 à 1 cm), de la vermiculite et de l’argile expansée, et un peu de charbon de bois. Ce substrat est structurel et non nourricier, il permet le développement des racines, et de pouvoir arroser avec une alternance rapide du mouillé au sec. Ces orchidées seront nourries avec de l’engrais au moment des arrosages.

Ce substrat se décompose peu à peu et doit être renouvelé tous les 2 à 3 ans, lorsque les nouvelles croissances ont de très courtes nouvelles racines (pour ne pas les briser).

Luminosité pour l’oncidium

Les Oncidium apprécient une lumière vive, mais voilée, le soleil direct est toléré tôt le matin ou tard le soir. Les feuilles de votre oncidium doivent être vert clair.

Si les feuilles sont

  • jaunâtres : la luminosité est trop intense (ça peut même provoquer la chute des feuilles)
  • vert sombre : la lumière est insuffisante.

Température et humidité atmosphérique

Les oncidiums préfèrent une ambiance humide à 60 %. Celle-ci peut être produite en plaçant la plante sur un plateau de billes d’argile mouillées, parmi d’autres plantes vertes, ou encore dans un grand vase, entourée de billes d’argiles et de mousses. L’oncidium peut être également brumisé un jour sur 2 sur le dessous du feuillage.

L’oncidium apprécie une température comprise entre 14 et 22 °C la nuit et 20 et 29 °C le jour. Une différence de température entre le jour et la nuit de 6 à 12 °C est très souhaitable.

Comment arroser l’oncidium ?

Les racines, couvertes de velamen, sont sensibles à 2 choses :

  • l’humidité excessive : elles doivent presque sécher complètement entre 2 arrosages. Les arrosages doivent permettre une alternance rapide entre sec et mouillé. Le substrat ne doit pas tremper dans l’eau plus de 1 ou 2 heures.
  • l’excès de sels minéraux. Calcaire, engrais, sels d’adoucisseur sont autant d’éléments susceptibles de se concentrer lorsque l’eau s’évapore et de tuer les racines. Les oncidiums sont donc arrosés à l’eau de pluie ou à l’eau Volvic.

Il faut compter environ un arrosage par semaine, de manière à ce que les racines sèchent presque entre chaque. Lorsque les pseudobulbes sont matures (épais et ne croissant plus) et après la floraison, les arrosages peuvent s’espacer, et le substrat peut sécher davantage, mais sans pour autant laisser les pseudo bulbes se rider excessivement. Le rythme rapide reprend à l’apparition des nouvelles pousses.

Comment nourrir ses oncidiums ?

Les oncidiums sont nourris à l’engrais liquide pendant leur saison de croissance. Seul un arrosage sur 2 contient de l’engrais : 

  • Engrais pour plante verte dilué au quart durant jusqu’à la moitié du développement du pseudobulbe
  • puis engrais pour orchidées ou pour plante à fleurs pendant le reste de la croissance du pseudobulbe.

L’arrosage sans engrais doit lessiver tous les résidus de sels d’engrais du substrat, il doit être abondant en laissant les excès d’eau s’écouler ou fait par bassinage pendant 1 heure. Un oncidium bien nourri doit produire de nouveaux pseudobulbes au moins aussi gros que ceux précédents.

La culture des Oncidium botaniques

Chaque espèce d’oncidium botanique a des besoins précis en fonction de son milieu de vie et son origine. Leur culture commence donc par une bonne détermination, puis une étude de leur mode de vie, car il est essentiel de découvrir s’ils ont besoin d’une période de repos ou non, s’ils sont plus xérophytes, croissent en altitude, etc.

Espèces et variétés de Oncidium

Le genre comprend plus 700 espèces et de nombreux hybrides

  • Oncidium 'Gower Ramsey' aux nombreuses fleurs jaunes d'or
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Vos commentairesAjouter un commentaire

  • Orchid46 (Midi-Pyrénées)
    J'ai gagné une orchidée oncidium qui fleurit bien. Je voulais savoir comment faire pour la faire refleurir une fois défleurie ?
    Répondre à Orchid46
    Le 10/11/2016 à 20:30