Le rouge-gorge, un oiseau solitaire au service du jardinier
Bien connu des jardiniers, le rouge-gorge est un passereau au caractère tout à fait singulier. Farouche défenseur de son territoire, il sait se faire aimable avec les hommes toujours perché à proximité de la terre fraichement retournée.
Un solitaire bien identifié
Avec sa gorge orangée, le rouge-gorge (Erithacus rubecula) est un oiseau reconnaissable entre tous. Pas plus grand qu’un moineau (il pèse 16 grammes en moyenne), il est commun dans toute l'Europe où il vit habituellement à la lisière des forêts et dans les haies des jardins. Bien qu'il puisse vivre plus vieux, son espérance de vie moyenne dépasse rarement quelques années.
Cet oiseau a une particularité : il ne supporte pas que ses congénères empiètent sur son territoire. Pour défendre son royaume, il peut combattre jusqu’à la mort ! Pour marquer et protéger son territoire, il émet un chant cristallin et mélancolique toute l’année, avec un regain de crescendo au printemps pour saluer le retour de la belle saison.
Habitat et vie de famille
La femelle et le mâle sont en tout point pareils, ce qui les rend difficiles à distinguer. Comme les mésanges (bleue, charbonnière, huppée), le rouge-gorge est un sédentaire. Il hiverne donc là même où il a établi son domicile, rejoint par des individus migrateurs venus du nord de l’Europe.
L'oiseau aime s’installer dans les arbres et les buissons (merisier, noisetier, cornouiller) et les fruitiers. Si cet animal aime la nature, il accepte également l’hospitalité d’un nichoir, à condition qu'il soit semi-ouvert. C'est là, ou caché dans la végétation, que la femelle pondra 5 à 7 œufs tachetés qu'elle couvera seule durant deux semaines.
L'allié gourmand du jardinier
Le rouge-gorge se nourrit essentiellement d'insectes, de larves, de vers, de mille-pattes, araignées, mais aussi de limaces et d’escargots. À ce titre, il est un ami précieux du jardinier qui trouve en lui un excellent prédateur des nuisibles. L’été, son régime alimentaire est agrémenté de baies (mûres, framboises, sureau...).
Si sa familiarité avec les hommes est légendaire, elle est loin d’être désintéressée. En effet, le rouge-gorge sait très bien que là où le jardinier bêche, les vers de terre ne sont pas loin !
Quand l’hiver survient et que la nourriture se fait rare, il apprécie celle que l’homme ne manquera pas de lui laisser à disposition. Comme il chasse essentiellement à terre, il est très souvent la proie des chats ! Si vous lui donnez à manger, veillez donc à bien éloigner minet de la mangeoire !
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