Prunier fruitier japonais et américano-japonais

Prunier japonais et américano-japonais, Prunus salicina x

Les pruniers japonais ou américano-japonais produisent de grosses prunes rondes, très appétissantes. Elles ont été sélectionnées principalement pour la commercialisation. Ces pruniers particulièrement productifs sont mieux adaptés aux climats plus doux (zone côtière) que nos pruniers européens.

Botanique

Nom latin Prunus salicina x
Synonyme Prunus trifolia
Famille Rosacées
Origine Chine, hybrides issus de l'agronomie
Floraison mars, avril
Fleurs blanc
Typepetit arbre fruitier
Végétationarborée
Feuillage caduc
Hauteur4 à 6  m

Planter et cultiver

Rusticité rustique, jusqu'à -15 °C
Exposition ensoleillée à mi-ombre
Soltolérant
Acidité acide à basique
Humidité normal, mais sans sécheresse
Utilisationau verger par 2 minimum
Plantationde novembre à mars
Multiplicationgreffe
Prunier japonais et américano-japonais, Prunus salicina x
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Le prunier japonais, Prunus salicina, est un arbre fruitier originaire de Chine. Il appartient à la famille des Rosacées ; cette espèce produit à la fois une remarquable floraison précoce ornementale et des fruits comestibles. Japonais et Américains ont sélectionné et hybridé différents cultivars que l’on appelle couramment pruniers japonais ou pruniers américano-japonais. En France, ces pruniers sont cultivés dans certaines régions pour la commercialisation de grosses prunes rondes et de couleurs diverses. Sans développer une saveur aussi intéressante que la reine-claude, les pruniers japonais produisent abondamment, même en climat côtier.

Description des pruniers japonais ou américano-japonais

Le prunier japonnais Prunus salicina x est le plus souvent cultivé greffé sur du myrobolan, mais il existe aussi sur porte-greffe nanifiant. Il dépasse rarement les 5 mètres de hauteur. Sa floraison blanche (à 5 pétales) est très impressionnante tant elle est abondante. Il fleurit plus précocement que nos pruniers domestiques européens. Il fructifie de mi-juillet à fin septembre, selon les cultivars.

Le prunier japonais bien fécondé est chargé de fruit de façon vraiment spectaculaire.

Il n’est pas toujours auto-fécond.

La prune japonaise est large de 5/6 cm, bien ronde, sa peau est acide, mais sa chair est sucrée dénuée d’acidité, elle adhère au petit noyau. Elle peut être noire, jaune, dorée, fardée de rose, ou rouge. Selon les variétés, telle Golden Japan, la chair de la prune japonaise peut se montrer très juteuse, dégoulinante. Ces prunes japonaises sont consommées en fruit frais, mais ne sont pas trop adaptées pour les confitures ou les tartes, car trop juteuses.

Quelques variétés de pruniers japonais et américano-japonais

  • Parmi les premières à être introduites en Europe, il y a ‘Golden Japan’, dont l’arbre est absolument impressionnant en fruit. Malheureusement son goût est banal et elle est trop juteuse.

    Outre leur productivité, nombre de ces cultivars ont été sélectionnés pour leur conservation en stockage et transport, leur visuel dans les surfaces de vente.

    Heureusement, l’américain Burbank et quelques autres ont amélioré la qualité gustative et de texture de ces prunes : ainsi parmi les meilleures, nous avons les cultivars ‘Shiro’, ‘Burbank’ (prune noire), ‘Pluot Purple Candy’.

  • Les variétés ‘Pluot’, ‘TC Sun’ et ‘Obyln'aja’, ‘Beauty', ‘Hollywood’ et ‘Methley’ sont auto-fertiles.

  • Les cultivars Burbank, Ozark Premier, Shiro et Vanier sont auto-stériles.

Comment cultiver le prunier japonais ?

Le prunier japonais ou américano-japonais se plait dans tout sol qui ne se dessèche pas pendant l’été. Il demande une exposition ensoleillée et protégée des vents glacés, car sa floraison précoce peut être sensible aux gelées tardives. Il nécessite des arrosages ou pluies réguliers pour bien fructifier. Mais, avantage par rapport aux pruniers domestiques européens qui ont besoin d’une période d’hiver bien froide, le prunier japonais accepte de fructifier avec une centaine d’heures de froid en moins ; il est donc mieux adapté aux hivers plus doux, aux climats côtiers ou pour le sud.

En revanche, il peut se montrer plus sensible aux attaques fongiques ou virales, comme la moniliose en climat très humide.

Le prunier japonais a généralement besoin d’un prunier pollinisateur, mais il ne se croise pas avec les pruniers domestiques comme la reine-claude ou la mirabelle. Le mirobolant pollinise tous les pruniers japonais ; en revanche, tous ne se pollinisent pas entre eux : il faut donc bien se renseigner à l’achat. La pollinisation se fait par l’intermédiaire des abeilles et des bourdons.

Ce prunier est implanté entre novembre et mars, quand il ne gèle pas.

Espèces et variétés de Prunus

350 espèces sont réparties dans ce vaste genre, dont un grand nombre de fruitiers

  • Prunus laurocerasus, le laurier cerise
  • Prunus amygdalus, Amandier
  • Prunus armeniaca, abricotier
  • Prunus avium, Merisier
  • Prunus serrulata, Cerisier du Japon
  • Prunus incisa, Cerisier japonais
  • Prunus padus, Cerisier à grappes, Bois puant
  • Prunus persica, Pêcher,
  • Prunus lusitanica, le laurier du Portugal
  • Prunus spinosa, Épine noire, Prunelier,
  • Prunus cerasus, Cerisier
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Vos commentairesAjouter un commentaire

  • Bourru07 (Sud Cévennes)
    Tous ces hybrides japonais californiens sont splendides de taille et de coloration et nullissimes au niveau gustatif. Ce sont des fruits à vendre, pas à manger... Ils n'ont vraiment pas leur place dans les vergers des amateurs que nous sommes...
    Répondre à Bourru07
    Le 24/02/2020 à 17:57