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De l'importance des petits animaux du jardin

Le hérisson, un grand allié du jardinier
Le hérisson, un grand allié du jardinier

L’importance de protéger les animaux qui vivent dans notre jardin n’est plus à prouver. En effet, le jardin sert de refuge à une faune sauvage d’autant plus variée que les plantations sont denses et diversifiées.

Certains petits animaux clandestins sont utiles au jardin parce qu’ils se nourrissent d’insectes, de larves et de vers ou parce qu’ils jouent un rôle dans la pollinisation des plantes. Parfois invisibles, souvent très présents, les animaux qui peuplent le jardin participent pleinement à l’équilibre général et à la bonne santé de cet écosystème.

Ces animaux s’occuperont des parasites et autres nuisibles à votre place ! C’est donc un moyen tout à fait naturel et écologique pour lutter contre tous les animaux et insectes qui nuisent à la santé de vos plantes. Certains d’entre-eux sont les alliés du jardinier : voici les plus communs.

L’abeille domestique

C’est l’insecte butineur le plus actif et le plus efficace. Elle est très appréciée car elle favorise la pollinisation et donc la reproduction des plantes, mais aussi des rendements au potager comme au verger. Elle transporte le pollen d’arbre en arbre permettant ainsi la fructification des espèces auto-stériles. C’est le cas de la majorité des pommiers et des poiriers qui sans l’aide des abeilles ne pourraient pas produire de fruits.

Quand elle butine, elle ne pique pas, et d’autre part en recueillant le pollen et en le transportant d’une plante à l’autre, elle en assure la fécondation. N’hésitez donc pas à installer des arbres, arbustes ou des plantes, dites pollinisateurs pour inciter les abeille à venir butiner dans votre jardin.

N’utiliser pas de pesticides pour traiter vos végétaux, l’abeille n’y survivrait pas. La création d’un point d’eau sera le bienvenu, car comme tous les animaux, l’abeille a besoin d’eau pour vivre.

La chauve-souris : dévoreuse de moustiques

Ce mammifère volant aux meurs nocturnes appartient à l’ordre des chiroptères. Il se nourrit essentiellement d’insectes. Ce petit animal est donc notre allié puisqu’il débarrasse le jardin de nombreux insectes nuisibles dont de nombreux papillons de nuit aux chenilles nuisibles pour les cultures. Crépusculaire ou nocturne, la chauve-souris absorbe une quantité incroyable de moustiques.

La chrysope à la chasse aux araignées rouges

Cet élégant insecte aux ailes diaphanes de 10 mm de long est surtout actif la nuit. Adulte, il se nourrit de millet et de pollens, mais ses larves aux puissants crochets consomment des milliers d’araignées rouges parasites des rosiers. En 1h, il peut dévorer 30 à 50 araignées rouges. Ses autre victimes : les pucerons, les larves de mouches blanches... Au cours de son développement, une chrysope consomme plus de 500 pucerons.

La coccinelle la larve de coccinelle fan de pucerons

La “bête à bon dieu” est une coléoptère qui fait partie de la famille des coccinellides. Il existe de nombreuses espèces. La coccinelle rouge à sept points consomme plus de 100 pucerons par jour. Ce précieux auxiliaire donne naissance à une unique génération de larves velues très sensibles aux insecticides qui dévore jusqu’à 600 pucerons avant de devenir nymphe.

La coccinelle noire à deux points, elle, préfère les cochenilles et le puceron cendré des arbres fruitiers. La jaune sévit au potager. Elle est un excellent régulateur des populations de ces redoutables ravageurs.

Le crapaud friand de limaces

Ce batracien ou amphibien n’est pas aquatique, il se nourrit d’insectes qu’il happe avec sa langue collante. Il peut manger à lui tout seul plus de 10 000 insectes ravageurs en l’espace de trois mois. Il mange des larves, des vers et des limaçons qui s’attaquent aux jeune semis du potager comme la punaise de la courge et aux pousses tendres fleuris. Dès le mois de mars, la nuit ou par temps de pluie, le crapaud quitte son terrier creusé dans la terre meuble. A la belle saison, il se reproduit dans les mares.

Le perce-oreille protecteur du verger

Cet un insecte d’1,5 cm aux ailes courtes et à l’abdomen prolongé par de petites pinces consomme principalement des matières organiques en décomposition. On pardonne à cet omnivore d’abîmer les fleurs de dahlias tant il est utile au verger. Le perce-oreille y traque pucerons, chenilles, psylles, et autres cochenilles qui pullulent sur les arbres fruitiers. Nocturnes, il opère la nuit.

Le hérisson précieux ami du jardinier

Ce mammifère aux meurs nocturnes fait partie des meilleurs auxiliaires pour le jardin. Il se gave prioritairement de vers, d’araignées, de pontes, d’insectes variés…, il adore les limaces et les escargots. Un petit coin aménagé avec un tas de bois sera un refuge idéal pour le hérisson, il y passera l’hiver et vous aidera à lutter contre les mollusques, ennemis redoutables au jardin.

Le syrphe au service des fleurs

Rayé de jaune et noir, le syrphe adulte ressemble à une guêpe de 10 mm avec une seule paire d’ailes mais il est inoffensif. Le vol de ce diptère est rapide, silencieux et stationnaire au-dessus des fleurs. Ce pollinisateur se nourrit de pollen et de miellat des pucerons. Il pond au sein des colonies pour assurer la vérocité de ses nombreuses larves de couleurs brun-jaune très mobiles. Chaque larve consomme près de 50 pucerons par jour en absorbant leur contenu. Plusieurs générations dans la saison assurent ainsi une bonne protection des cultures. Grand mangeur de pucerons, le syrphe en dévore 400 à 700 au cours de son développement qui dure environ 10 jours.

Le ver de terre ou lombric allié du jardin

Animal invertébré, famille des Lumbricides vit dans la terre. Il est lui aussi très présent au jardin et fort indispensable. De couleur rose ou marron, il est un véritable “travailleur” naturel. Il aère le sol grâce à ses multiples galeries qu’il creuse et vont permettre de mieux drainer la terre. En effet, ces petits tunnels facilitent l’installation des racines de nos plantes et leur alimentation en eau. Il va également ingérer de la matière organique et rejeter ses déjections sous forme de tortillons qui vont contribuer à augmenter la fertilité du sol.

Le nombre de vers de terre, qui varie de 100 à 1000/m2, dépend de la quantité organique présente dans le sol. Les déjections des lombrics contiennent un pourcentage élevé d’humus et une forte proportion d’éléments fertilisants. La présence de vers indique que le sol est riche en humus.

Pour l’attirer au jardin, éviter d’utiliser des pesticides et des insecticides et garder le sol humide en été.

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