Famille des Psathyrellacées / Psathyrellaceae

Coprin, Coprinopsis pachysperma est de la famille des Psathyrellacées
Coprin, Coprinopsis pachysperma est de la famille des Psathyrellacées

Famille complexe, récemment remaniée, les Psathyrellacées regroupent des espèces communes, connues, mais rarement identifiées car non récoltées. Coprins, Psathyrelles, Parasola... se mêlent dans des milieux diversifiés, parfois inattendus pour des champignons.

Les champignons populaires : Coprin

A quoi ressemblent-elles ?

Long pied fin, chapeau mince plus ou moins conique, la silhouette des Psathyrellacées est décrite comme « mycénoïde ». Pour les espèces au pied un peu plus fort, au chapeau aplani, l'adjectif « collyboïde » leur sera attribué. Quelques Coprins sont dits « en-doigt-de-gant ». Le chapeau, à la chair fragile, filamenteuse, déliquescente ou non, porte des vestiges de voiles plus ou moins marqués, en flocons, mèches, micas, écailles. Chez certaines espèces il est trop discret pour être visible, chez d'autres au contraire il sera extrêmement marqué. L'hyménium, partie productrice des spores, est à lames, pâles chez les sujets jeunes elles foncent à maturité, leur sporée est brune à noire. Le pied porte rarement un anneau.

Qui sont-elles ?

Basidiomycètes de l'ordre des Agaricales, les Psathyrellacées comprennent une dizaine de genres de champignons que les mycologues côtoient régulièrement. Parmi les communément nommées Psathyrelles se déclinent les genres Psathyrella, Lacrymaria, Cystoagaricus, Homophron, Typhrasa. Le genre Parasola se partage entre Psathyrelles et Coprins. Coprins qui pour nombre d'entre eux ont été reclassés dans les Psathyrellacées après analyses moléculaires. Ainsi en est-il pour les genres Coprinellus et Coprinopsis.

Il peut être compliqué de s'y retrouver dans cette famille...

Les espèces remarquables

Quelques Psathyrella méritent d'être connues, pour leur présence leur délicatesse. Psathyrella corrugis, espèce type, se montre régulièrement au bord des chemins, petite silhouette élancée, gracile, aux teintes variables. Psathyrella hirta, P. pennata, sont toutes deux hérissées de mèches blanches, vestiges de voile, du plus bel effet.

Parmi les Coprins, Coprinopsis picacea, le Coprin pie, est remarquable pour son chapeau noir couvert de flocons blancs. Coprinellus micaceus, Coprinellus saccharinus, semblent couverts de paillettes de micas ou de sucre en poudre. Coprinopsis laanii, couvert d'un voile laineux abondant, porte le nom évocateur de Coprin gris souris. Les Coprins sont déliquescents à maturité.

Parasola plicatilis, le Coprin plissé ou Coprin parasol, élève son élégant chapeau cannelé dans l'herbe des prairies.

Lacrymaria lacrymabunda, la Psathyrelle veloutée, au chapeau doux et feutré, porte des larmes sur ses lames. Des gouttes enserrant les spores coulent ainsi de la partie fertile de ce champignon des champs et chemins forestiers.

Où trouver les Psathyrellacées ?

Toutes saprophytes, les Psathyrellacées recherchent divers débris organiques dont elles se nourrissent. Forêts, prairies, pelouses, lisières, bords de chemins, allées forestières, accueillent Psathyrella spadiceogrisea. Psathyrella candolleana, Psathyrella longicauda.

Sur troncs et souches viendront Psathyrella piluliformis et Psathyrella laevissima. Plus insolites sont les espèces coprophiles, qui poussent sur fumier. Ainsi Coprinopsis nivea, Psathyrella hirta, Coprinellus heptemerus, sont inféodés aux excréments de divers animaux. Plus rares encore sont les espèces des dunes sableuses, type Psathyrella ammophila. Et les Psathyrellacées n'arrêtent pas là leur goût pour les espaces particuliers : les charbonnières verront pousser la Psathyrelle des charbonnières, Psathyrella pennata, et le Coprin laineux des charbonnières, Coprinopsis jonesii.

Du charbon au milieux aquatiques, les Psathyrellacées sont étonnantes : Psathyrella sphagnicola et Psathyrella typhae poussent respectivement dans les mousses sur sols humides et les plantes immergées.

Intérêts, propriétés

Si quelques espèces sont à l'étude pour leurs propriétés médicinales, les champignons de la famille des Psathyrellacées ne présentent pas d'intérêt alimentaire. Certaines sont même toxiques, Coprinopsis atramentaria, le Coprin noir d'encre, et Coprinellus micaceus, le Coprin micacé, contiennent de la coprine à l'origine du syndrome coprinien. Survenant 30 mn à 2 h après ingestion, il se traduit par des malaises, une transpiration excessive, une vaso-dialatation faciale. Le Coprin chevelu, Coprinus comatus, comestible réputé jeune, appartient à la famille des Agaricacées.

Les Psathyrellacées jouent un rôle non négligeable dans notre environnement par la diversité des milieux qu'elles occupent, leur rôle de décomposeurs de déchets organiques, végétaux et animaux.

La classification des Psathyrellacées, famille recomposée depuis peu, est parfois difficile à appréhender. De nombreux ouvrages favorisent dans leur présentation les critères morphologiques, plus intuitifs, que les analyses moléculaires, plus fiables pour définir les parentalités, mais moins compréhensibles pour le promeneur.

A quoi ressemblent-elles ?

Long pied fin, chapeau mince plus ou moins conique, la silhouette des Psathyrellacées est décrite comme « mycénoïde ». Pour les espèces au pied un peu plus fort, au chapeau aplani, l'adjectif « collyboïde » leur sera attribué. Quelques Coprins sont dits « en-doigt-de-gant ». Le chapeau, à la chair fragile, filamenteuse, déliquescente ou non, porte des vestiges de voiles plus ou moins marqués, en flocons, mèches, micas, écailles. Chez certaines espèces il est trop discret pour être visible, chez d'autres au contraire il sera extrêmement marqué. L'hyménium, partie productrice des spores, est à lames, pâles chez les sujets jeunes elles foncent à maturité, leur sporée est brune à noire. Le pied porte rarement un anneau.

Qui sont-elles ?

Basidiomycètes de l'ordre des Agaricales, les Psathyrellacées comprennent une dizaine de genres de champignons que les mycologues côtoient régulièrement. Parmi les communément nommées Psathyrelles se déclinent les genres Psathyrella, Lacrymaria, Cystoagaricus, Homophron, Typhrasa. Le genre Parasola se partage entre Psathyrelles et Coprins. Coprins qui pour nombre d'entre eux ont été reclassés dans les Psathyrellacées après analyses moléculaires. Ainsi en est-il pour les genres Coprinellus et Coprinopsis.

Il peut être compliqué de s'y retrouver dans cette famille...

Les espèces remarquables

Quelques Psathyrella méritent d'être connues, pour leur présence leur délicatesse. Psathyrella corrugis, espèce type, se montre régulièrement au bord des chemins, petite silhouette élancée, gracile, aux teintes variables. Psathyrella hirta, P. pennata, sont toutes deux hérissées de mèches blanches, vestiges de voile, du plus bel effet.

Parmi les Coprins, Coprinopsis picacea, le Coprin pie, est remarquable pour son chapeau noir couvert de flocons blancs. Coprinellus micaceus, Coprinellus saccharinus, semblent couverts de paillettes de micas ou de sucre en poudre. Coprinopsis laanii, couvert d'un voile laineux abondant, porte le nom évocateur de Coprin gris souris. Les Coprins sont déliquescents à maturité.

Parasola plicatilis, le Coprin plissé ou Coprin parasol, élève son élégant chapeau cannelé dans l'herbe des prairies.

Lacrymaria lacrymabunda, la Psathyrelle veloutée, au chapeau doux et feutré, porte des larmes sur ses lames. Des gouttes enserrant les spores coulent ainsi de la partie fertile de ce champignon des champs et chemins forestiers.

Où trouver les Psathyrellacées ?

Toutes saprophytes, les Psathyrellacées recherchent divers débris organiques dont elles se nourrissent. Forêts, prairies, pelouses, lisières, bords de chemins, allées forestières, accueillent Psathyrella spadiceogrisea. Psathyrella candolleana, Psathyrella longicauda.

Sur troncs et souches viendront Psathyrella piluliformis et Psathyrella laevissima. Plus insolites sont les espèces coprophiles, qui poussent sur fumier. Ainsi Coprinopsis nivea, Psathyrella hirta, Coprinellus heptemerus, sont inféodés aux excréments de divers animaux. Plus rares encore sont les espèces des dunes sableuses, type Psathyrella ammophila. Et les Psathyrellacées n'arrêtent pas là leur goût pour les espaces particuliers : les charbonnières verront pousser la Psathyrelle des charbonnières, Psathyrella pennata, et le Coprin laineux des charbonnières, Coprinopsis jonesii.

Du charbon au milieux aquatiques, les Psathyrellacées sont étonnantes : Psathyrella sphagnicola et Psathyrella typhae poussent respectivement dans les mousses sur sols humides et les plantes immergées.

Intérêts, propriétés

Si quelques espèces sont à l'étude pour leurs propriétés médicinales, les champignons de la famille des Psathyrellacées ne présentent pas d'intérêt alimentaire. Certaines sont même toxiques, Coprinopsis atramentaria, le Coprin noir d'encre, et Coprinellus micaceus, le Coprin micacé, contiennent de la coprine à l'origine du syndrome coprinien. Survenant 30 mn à 2 h après ingestion, il se traduit par des malaises, une transpiration excessive, une vaso-dialatation faciale. Le Coprin chevelu, Coprinus comatus, comestible réputé jeune, appartient à la famille des Agaricacées.

Les Psathyrellacées jouent un rôle non négligeable dans notre environnement par la diversité des milieux qu'elles occupent, leur rôle de décomposeurs de déchets organiques, végétaux et animaux.

La classification des Psathyrellacées, famille recomposée depuis peu, est parfois difficile à appréhender. De nombreux ouvrages favorisent dans leur présentation les critères morphologiques, plus intuitifs, que les analyses moléculaires, plus fiables pour définir les parentalités, mais moins compréhensibles pour le promeneur.

Nos fiches de culture

Coprinellus

Coprinopsis

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