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Consoude officinale, Grande consoude, Herbe à la coupure

Grande consoude, Symphytum officinale

Botanique

Nom latin  : Symphytum officinale
Origine  : Europe, Sibérie orientale
Période de floraison : mai à août
Couleur des fleurs  : rose, violet, blanc, bleu, jaune
Type de plante : légume
Type de végétation : vivace herbacées
Type de feuillage  : caduc
Hauteur : 30 à 120 cm
Toxicité : Certains magazine indiquent que les feuilles "seraient" comestibles, cependant certains organismes nationaux recommande de ne pas la consommer. Donc dans le doute, s'abstenir.

Planter et cultiver

Rusticité  : -34°C, très rustique
Exposition  : mi-ombre à plein soleil
Type de sol : sol riche, argileux à sablonneux
Acidité du sol  : légèrement acide à basique
Humidité du sol  : frais à humide
Utilisation : potager, zones humides ensoleillées, bas des haies, sous-bois
Plantation, rempotage : printemps, automne
Méthode de multiplication : divisions, semis, boutures de racines
Taille : pas de taille nécessaire

La grande consoude ou consoude officinale, Symphytum officinalis, est une plante vivace appartenant à la famille des Boraginacées, comme de nombreuses plantes cultivées au jardin telles que les pulmonaires, les échiums, les myosotis ou les anchuses. La consoude officinale est une plante indigène, présente dans toute la France, bien que plutôt septentrionale, puisque rare dans le midi. La consoude plus méridionale est Symphytum tuberosum, une autre espèce. Symphytum officinale est, quant à elle, largement distribuée en Europe, jusqu’en Sibérie orientale. 

On rencontre couramment la consoude officinale dans les zones naturelles ouvertes et humides : aux bords des eaux ou dans les prairies marécageuses, voie en sous-bois. Symphytum officinale est une plante indicatrice de terre riche (nitrophile) et de sol humide (hygrophile).

La grande consoude est également couramment cultivée dans les jardins, pour usage médicinal (reconnu scientifiquement), comestible, ou encore comme traitement biologique des plantes (engrais, ou répulsif). Elle est, de plus, attractive pour les insectes et mellifère, donc favorable à la biodiversité.

Description de la grande consoude

Symphytum officinalis est une plante haute de 30 cm à 1,20 m, couverte de poils raides. Elle montre des tiges anguleuses ailées, ramifiées dans leur partie supérieure, chaque ramification portant des inflorescences. Ses feuilles sont épaisses, longues de 20 à 80 cm, de forme ovale lancéolée, au limbe vert sombre, rugueux et velu. Lorsque la souche s’élargit, elle montre un feuillage dense, plutôt exubérant.

Les fleurs sont regroupées en cime scorpioides, c’est-à-dire en crosse qui se déroule au fur et à mesure de la floraison. Bien que ces fleurs tubulaires et retombantes ne soient pas très grandes (corolle de 1 à 2 cm de long), la floraison, qui s’étale longuement de mai à aout, ne manque pas de charme. Ces fleurs mellifères, généralement violettes, blanches ou roses, parfois bleues, sont fécondées par les insectes, tandis que les graines sont dispersées par les fourmis.

La grande consoude développe également un imposant système racinaire. Ses racines sont très épaissies, bien que non tubéreuses, et l’enracinement peut devenir très profond.

Comment cultiver la consoude officinale ?

Symphytum officinale est une plante facile à introduire dans n’importe quel jardin qui dispose d’une zone où la terre est un peu fraiche à humide. Elle apprécie les sols riches et humifères, même argileux et lourds, et a besoin d’une exposition ensoleillée à semi-ombragée. Elle est très rustique, d’autant que son feuillage disparait chaque hiver pour réapparaitre au printemps. Elle est plantée au printemps ou en automne, voire toute la belle saison, si le sol est vraiment humide (bord de plan d’eau).

Installer la grande consoude dans son jardin demande cependant réflexion, car si elle met quelques années à s’installer, elle peut devenir ensuite très vigoureuse et vu son enracinement très profond, une fois la consoude officinale installée quelques parts, elle y reste !

Cependant, si la consoude est plantée pour être exploitée : cette vigueur devient une qualité précieuse. La plante croît rapidement en produisant beaucoup de volume, une forte biomasse. Trois fois l’an, ses feuilles peuvent être récoltées et utilisées, la consoude n’en reste pas moins capable de fleurir. Elle forme de plus un couvre-sol dense qui ne nécessite aucun désherbage.

Utilisation de la consoude

Le purin de consoude

1 kg de feuilles et tiges de consoudes qui macèrent dans un litre d’eau pendant 1 à 3 semaines, et voilà le purin de consoude prêt à l’emploi. Dilué à 10 %, il devient un engrais biologique riche en potassium, mais pas trop riche en azote, idéal pour la culture des fleurs et des fruits  (tomates et petits fruits par exemple). Dilué à 5 %, le purin de consoude devient un répulsif naturel pour traiter les pucerons.

Le paillis de consoude

Si vous disposez de beaucoup de consoude, les tiges feuillées peuvent être utilisées en paillage au pied des légumes, apportant leurs nutriments et protégeant la surface du sol en même temps. C’est certainement une plante précieuse en permaculture. Dans la technique de culture en lasagnes, un lit de consoude peut être inséré.

La consoude dans l’assiette

Les jeunes feuilles et jeunes tiges de Symphytum officinale, bien que velues peuvent être cuites et consommées comme des asperges. Le gout peut varier d’une plante à l’autre.

Les racines torréfiées peuvent entrer dans la composition d’un succédané de café. Les grandes feuilles séchées font un thé.

La grande consoude utilisée pour se soigner

La consoude officinale produit un composé naturel cicatrisant l’allantoïne, aujourd’hui synthétisée dans les laboratoires pharmaceutiques. Elle est utilisée depuis des siècles pour soigner inflammations, plaies et brulures, par lotion, cataplasme de feuilles ou de racines. C’était d’ailleurs la plante qui aidait à soigner les fractures autrefois.  

Elle est parfois utilisée en interne également pour l’estomac.

Ses feuilles sont récoltées avant la floraison. Parfois ses racines sont aussi utilisées.

Pour les animaux

Les animaux végétariens consomment facilement la consoude, ce qui permet d’une part de les nourrir, et d’autres parts de soigner leurs troubles du tube digestif.

Des variétés de consoudes officinales ?

Les Américains apprécient beaucoup cette plante médicinale, et il semble que quelques variétés aient fait l’objet de sélections.

Par exemple :

  • Symphytum officinale ‘Böcking 14’, est une variété de consoudes avec des niveaux plus élevés d’allantoïne (pour la guérison) et des niveaux plus élevés de potassium (pour l’engrais vert). En revanche ce taux élevé de potassium la rend bien moins agréable au gout.
  • Symphytum officinale ‘Böcking 4’, à inverse de la première, est plus pauvre en potassium, elle est mieux adaptée à la consommation en tant que légumes.

Il semblerait que le gout peut grandement varier d’une plante à l’autre, et une petite sélection pourrait être nécessaire pour en faire un légume d’usage courant : jardiniers amateurs de légumes originaux, à vos graines donc !

Une autre manière de les sélectionner pour le goût (dans un premier temps) serait d’aller dans une large station naturelle de consoude et de les gouter crue pour choisir celles qui ont le meilleur gout et les transplanter.

Comment multiplier la consoude ?

Divisions : un large pied de consoude peut très facilement être divisé au printemps, avant ou au début de la reprise de la végétation. Les divisions sont possibles aussi en septembre, dans les sols qui seront un peu trop sec en été, la plante dispose ainsi d’une longue saison de pluie pour s’installer.

Les boutures de racines : un coup de bèche à 7/10 cm de profondeur permet de récupérer bon nombre de tronçons de racines, qui feront chacun une nouvelle plante. Les racines plus profondes laissées en place redonnent une plante également.

Les semis sont plus longs, mais permettent une variabilité et la sélection. Les graines sont semées en automne ou en début d’année, en vue d’une germination printanière.

Espèces et variétés de Symphytum

35 espèces de vivaces dans le genre

  • Symphytum officinale, la consoude officinale
  • Symphytum tuberosus la consoude tubéreuse
  • Symphytum cordatum, aux fleurs jaunes
  • Symphytum asperum, consoude rugueuse
  • Symphytum caucasicum Consoude du Caucase
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