Questions fréquentes sur les maladies et parasites des rosiers

Nous adorons tous nos rosiers, qu'ils soient cultivés en pleine terre ou en pot, ils ornent à merveille chaque coins du jardin, de la terrasse ou du balcon. Cependant, ils sont parfois plus sujets que d'autres plantes aux parasites et maladies. Voyons comment mettre toutes les chances de son côté pour avoir des rosiers en pleine santé !

Questions fréquentes sur les maladies et parasites des rosiers
Questions fréquentes sur les maladies et parasites des rosiers

Pourquoi mes rosiers sont-ils malades ?

Les rosiers sont très sensibles à certaines maladies, notamment celles qui sont provoquées par de micro-champignons ou oomycètes. Quelques gestes vous permettront de palier à celles-ci :

  • choisissez toujours des variétés reconnues pour leur vigueur ou leur résistance, notamment les rosiers portant le label ADR ;

  • choisissez un porte-greffe adapté à votre sol ;

  • ne plantez pas un rosier dans un sol collant, très argileux et constamment détrempé. Il serait en souffrance et plus sensible aux développement de maladies, mais aussi au gel. Une solution consiste dans ce cas, à le planter sur butte formée à base de terreau, de compost et de sable de rivière ou de le planter en pot ;

  • n'enterrez pas le point de greffe (renflement à la base de la tige) ;

  • plantez votre rosier au plein soleil en gardant un bon espacement entre les plants afin d'assurer une bonne ventilation ;

  • opérez une taille de nettoyage chaque hiver avec des outils préalablement désinfectés. N'oubliez pas de passer les lames à l'alcool à brûler ou sous la flamme entre chaque rosier pour ne pas propager de maladies ;

  • évitez d'arroser le feuillage, un arrosage au pied ou mieux, par goutte-à goutte sera toujours préféré ;

  • assurez-vous que votre rosier ne manque pas d'éléments fertilisants, chose qui pourrait occasionner des carences. Un rosier en souffrance est plus sensible aux maladies et parasites. Pour éviter cela, griffez un mélange de compost, de corne broyée et de sang séché, deux fois par an à son pied (en mars et en septembre). Au départ de la végétation, arrosez-le avec du purin d'ortie dilué à 10% pour le fortifier ; Attention aux engrais fortement dosés en azote et au fumier frais qui favorisent le développement de certaines maladies.

  • pulvérisez en prévention du purin de prêle contre les maladies cryptogamiques tout au long de la belle saison et de la bouillie bordelaise en automne et en fin d'hiver avant le débourrement ;

  • ne laissez jamais de feuilles malades aux pieds de vos rosiers.

Pourquoi mes rosiers sont-ils envahis de parasites ?

Les parasites sont plus enclins à s'installer sur un rosier en souffrance. Un autre paramètre doit être pris en compte au jardin dans le cadre de parasites présents en grand nombre : l'équilibre biologique du jardin et le respect des écosystèmes.

Favorisez la biodiversité pour attirer les prédateurs des parasites.

Pour cela, plantez des haies diversifiées pour attirer les oiseaux, installez des maisons à insectes et plantez une grandes variétés de fleurs pour que les syrphes, les coccinelles ou les bombyles s'installent durablement dans votre jardin. Aménagez un point d'eau, et utilisez les plantes compagnes faisant fuir les parasites.

Un jardin bien équilibré réclame bien moins de soins et de produits de traitements qu'un jardin tiré au cordeau, il est donc moins envahi par les parasites de toutes sortes.

Comment reconnaître les maladies des rosiers ?

La rouille est une maladie cryptogamique facile à reconnaître, elle apparaît du printemps à l'automne lorsque l'atmosphère est humide. Elle se matérialise par de petits pustules poudreux souvent orangés sur le revers des feuilles, alors que leur face supérieure présente de petites auréoles jaunes ou brun clair. Les feuilles finissent par tomber, mais la maladie provoque rarement la perte du rosier.

Le marsonia (Marssonina rosae) est bien connu des jardiniers amoureux de rosiers sous le nom de 'Maladie des tâches noires'. Il se caractérise justement par des taches noires cylindriques qui convergent parfois et par un jaunissement des feuilles. Les tiges peuvent aussi être atteintes. Le feuillage finit par jaunir et tomber, emportant avec lui ses spores au sol. Cette maladie cryptogamique est plutôt printanière et estivale, car elle est favorisée par la chaleur et l'humidité.

L'anthracnose, encore une maladie cryptogamique, ressemble au marsonia dans sa première phase, car elle se matérialise par des tâches noires mais pas forcement circulaires, puis le feuillage se dessèche comme s'il était brûlé. Si les feuilles ne tombent pas en masse, la maladie est rarement grave pour les rosiers. Elle survient lorsque le temps est doux et humide.

L'oïdium est dû à une maladie cryptogamique qui se développe lorsque l'amplitude thermique entre le jour et la nuit est importante et que les journées sont chaudes et humides. Il se caractérise par une poudre blanche sur les feuilles et les boutons, ainsi que par de la pruine sur les tiges. Les parties aériennes sont parfois déformées par l'action de la maladie, néanmoins, elle occasionne rarement la mort de la plante.

La cholorose, reconnaissable à un pâlissement du limbe des feuilles mais pas des nervures, n'est pas un maladie au vrai sens du terme, mais une carence due au blocage de l'assimilation du fer dans un sol trop calcaire. À la longue, le rosier peut en mourir car la photosynthèse ne s'effectue plus correctement.

Le botrytis ou pourriture grise est reconnaissable au feutrage grisâtre qui enveloppe les boutons et les fleurs. Ils se flétrissent puis se déforment sur la plante. Cette maladie cryptogamique se présente par temps chaud et humide. Elle est favorisée par un excès d'azote dans le sol. Elle est rarement mortelle pour le rosier, excepté sur les sujets miniatures déjà très fragiles, qui disparaissent parfois sous son attaque.

Comment prévenir et traiter les maladies cryptogamiques sur les rosiers ?

Marsonia, oïdium, anthracnose, rouille sont des maladies très fréquentes provoquées par des champignons.

Pour les éviter :

  • soignez la plantation (sol, espacement, exposition) et choisissez des rosiers résistants ;

  • brûlez les feuilles et les tiges atteintes et ne laissez jamais des feuilles au sol, les maladies se propageraient encore plus vite, et resteraient en dormance jusqu'à ce que les conditions idéales soient réunies pour réapparaître ;

  • utilisez seulement des instruments de taille désinfectés entre chaque sujets pour ne pas propager les maladies ;

  • n'arrosez jamais le feuillage, seulement le pied des rosiers ;

  • pulvérisez tous les 15 jours du purin de prêle, d'achillée, de reine des près et d'ortie au choix ou en alternance pour prévenir les maladies ;

  • stoppez les apport de fumier ou d'engrais trop azotés.

Mon rosier présente des pousses qui noircissent pourquoi ?

Cela peut avoir plusieurs causes, notamment de mauvaises conditions de culture, un sol asphyxiant constamment humide, ou être dû à une brûlure par absorbions d'une trop forte dose d'engrais chimique.

Quels sont les principaux parasites des rosiers et comment lutter ?

  • Les rosiers sont très souvent attaqués par les pucerons durant la belle saison. Ils forment de véritables colonies autour des boutons, il sucent la sève, provoquent des déformations et compromettent la floraison tout en favorisant certaines maladies comme la fumagine (un feutrage noir sur les feuilles). Souvent les pucerons sont accompagnés de fourmis qui se nourrissent du miellat qu'ils produisent, les protégeant en échange de leur prédateurs (coccinelles, syrphes, chrysopes...).

    Placez des bandes de glu sur les tiges de rosiers pour empêcher cette collaboration en bloquant l'afflux de fourmis venues du sol. Ensuite, il existe de nombreuses manières naturelles pour lutter contre les pucerons. Parmi elles : des pulvérisations de savon noir, de purin d'ortie, de tabac, de fougère, ou de tomate.

    La lutte biologique à base d’auxiliaires comme les larves de coccinelles ou de chrysopes fonctionne aussi très bien.

  • La cétoine noire est souvent présente en grand nombre dans les fleurs. Redoutables pour leur côté inesthétique, elles n'occasionnent pas vraiment de dégâts puisqu'elles se nourrissent de pollen. Ces coléoptère à carapace dure et noire présentant de petits points clairs, très présents dans le Sud du pays, ne doivent pas être détruits car ils sont très utiles dans le recyclage des déchets végétaux. Récoltez-les et déposez-les sur le tas de compost !

  • Certaines chenilles comme les tordeuses (Croesia bergmanniana, Choristoneura rosaceana...) ou de fausses chenilles, les tenthrèdes, s'attaquent aux jeunes pousses et aux boutons au printemps. Les feuilles sont clairement grignotées, parfois enroulées sur elles-mêmes et les boutons sont creusés et évidés.

Contre les vraies chenilles (larves de papillons), la mise en place de pièges à phéromones est très utile pour capturer les adultes en vol. Vous pouvez aussi traiter avec Bacillus thuringiensis, une bactérie qui s'attaque directement au corps des larves et les détruit en peu de temps. Ce traitement bio et sans danger est cependant inutile sur les tenthrèdes, (larves d'hyménoptères). Pour les reconnaître comptez le nombre de pattes. Au maximum 8 paires de pattes (3 vraies et 5 fausses) pour les chenilles de papillons et au minimum 9 paires pour les tenthrèdes. Pour lutter contre ces dernières, pulvérisez du purin d'ortie en prévention et supprimez manuellement les partie atteintes pour éviter leur fièvre goulue sur vos rosiers ! Le pyrèthre naturel peut aussi être utilisé, mais avec modération et discernement. Cet insecticide végétal concocté à partir d'une plante de la famille des Astéracées (Tanacetum cinerariifolium), a aussi une incidence fatale sur les autres insectes dont les auxiliaires et les pollinisateurs. Il ne sera utilisé qu'en cas d'attaque massive et lorsque toutes les autres tentatives auront échoué.

Je n'arrive pas à cultiver les rosiers miniatures en pot, pourquoi ?

Vous n'êtes pas les seuls dans ce cas ! Ces rosiers souvent issus de boutures, cultivés à la chaîne, sont considérés comme des produits de consommation jetables que l'on offre ou que l'on choisit sur un coup de tête. Fréquemment, ces mini-rosiers sont conservés en intérieur sur une table, alors que ces plantes sont avant tout des plantes d'extérieur réclamant du soleil et une bonne aération. Les arrosages sont souvent trop abondants et ne parlons pas des cache-pot constamment remplis d'eau qui occasionnent la pourriture des racines.

Le substrat peu abondant sèche très vite en cas d'oubli, sans compter qu'une erreur fréquente consiste à sur-doser l'engrais sur un si petit sujet, ce qui peut occasionner une brûlure irrémédiable des racines. Pensez toujours à arroser avant d'ajouter de l'engrais !

Une fois la floraison terminée, taillez les tiges à 5 cm du sol et rempotez le rosier dans un pot plus grand contenant du bon terreau avant de le placer à l'extérieur. Vous aurez ainsi une petite chance de le conserver.

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Vos commentairesAjouter un commentaire

  • PASTRUR (Champagne Ardennes)
    J'ai un rosier Pierre De Ronsard et à ce propos, j'aimerai recevoir, toutes les informations le concernant
    Répondre à PASTRUR
    Le 04/04/2021 à 00:01