Famille des Amanitacées / Amanitaceae

Amanite tue-mouche, Fausse-oronge, Amanita muscaria
Amanite tue-mouche, Fausse-oronge, Amanita muscaria

Famille de champignons connue pour le meilleur, l'Oronge légendaire lui est rattachée, et pour le pire, l'Amanite phalloïde compte parmi ses mortels représentants, les Amanitacées regroupent de nombreuses espèces communes de nos sous-bois.

Les champignons populaires : Amanite tue-mouches, Amanite phalloïde, Amanite citrine

A quoi ressemblent-elles ?

Lorsque l'on évoque les Amanites, la première image à venir est celle de l'Amanite tue-mouche, Amanita muscaria. Silhouette typique, pied cylindrique élancé, chapeau des plus classique. La majorité des Amanitacées se décrivent ainsi. Jeunes, elles ressemblent à un œuf, puis d'ovoïde le chapeau deviendra convexe pour s'étaler progressivement. Les lames, productrices des spores, sont blanches, exceptionnellement jaunes, chez de rares espèces comme l'Amanite des césars, Amanita caesarea. De fait, la sporée est également blanche, et rarement jaune ou verdâtre. Une caractéristique essentielle des Amanitacées est la présence presque systématique d'un voile général et partiel, visibles sous forme d'une volve bien développée et d'un anneau, mais aussi de débris, écailles, lambeaux, sur le chapeau. Le pied peut être régulier entouré d'une volve, ou s'amincir ver la base, former un bulbe marginé ou non. La saveur, presque toujours douce, est rarement rédhibitoire pour les espèces toxiques. Les odeurs faibles en général seront agréables, dites de miel chez l'Amanite phalloïde, Amanita phalloides, de radis chez l'Amanite citrine, Amanita citrina, ou de poisson chez l'Amanite citrine, Amanita citrina.

Qui sont-elles ?

Dans le vaste monde des champignons, les Amanitacées appartiennent à l'ordre des Agaricales, dans le clade plutéoïde, aux côtés, entre autres, des Pleurotes et des Plutées. Peu de genres composent cette famille, Amanita étant le plus connu. Limacella, genre moins remarqué, compte 7 espèces en Europe, elles se caractérisent par leur voile général extrêmement visqueux, ou très réduit, le bord de leur chapeau lisse, plutôt strié chez les Amanita. Un genre absent en Europe, Catatrama, a été répertorié au Costa Rica, d'où son nom Catatrama costaricensis. D'anciens genres, Torrendia, Amarrendia, ont été reclassés dans les Amanita.

Les espèces remarquables

Les Amanites comptent quelques redoutables espèces toxiques, mais aussi d'excellents comestibles. Parmi les mortelles, on trouve Amanita verna, l'Amanite printanière, Amanita virosa, l'Amanite vireuse, Amanita phalloïdes, l'Amanite phalloïde. Certaines sont un peu moins dangereuses, Amanita regalis, l'Amanite royale, Amanita muscaria, l'Amanite tue-mouche, Amanita pantherina, l'Amanite panthère, à éviter absolument dans tous les cas.

En tête des comestibles, l'Amanite des Césars, Amanita caesarea, champignon digne de la table des Empereurs romains, se remarque par sa belle teinte orangée, présente en région méditerranéenne. Amanita rubescens, l'Amanite rougissante, est également un bon comestible, toujours bien cuite.

Comment ne pas citer la commune Amanite épaisse, Amanita excelsa var. spissa, avec son chapeau brun en « carte géographique », la robuste Amanite épineuse, Amanita echinocephala, avec sa tête de “hérisson”, l'insolite Amanite ovoïde, Amanita ovoidea, gros oeuf d'une blancheur pure et lisse.

Où trouver les Amanitacées ?

Les Amanitacées sont essentiellement des espèces forestières.

Parmi les Amanita la majorité des espèces vivent en symbiose avec les arbres de leur habitat, elles sont mycorhiziennes, sous feuillus ou sous conifères. De nombreuses sont associées à une seule espèce. L'Amanite des Aulnes Amanita friabilis, pousse exclusivement sous les aulnes, l'Amanite des chênes, Amanita dryophila, est inféodée aux chênes, Amanita betulae aux bouleaux, Amanita coryli aux noisetiers. Depuis peu il a été cependant démontré que certaines sont saprophytes, se nourrissant de matières organiques en décomposition, ainsi pour Amanita vittadinii et Amanita echinocephala var. subbeillei.

L'Amanite des césars, ou vraie Oronge, affectionne les sous-bois clairs de feuillus, chênes verts, chênes lièges. Thermophile, elle apprécie les stations chaudes, et se rencontre dans le Sud de la France, affectionnant le climat méditerranéen. Le changement climatique semble favoriser sa migration vers le Nord.

Les Limacella sont des espèces forestières, sous feuillus ou conifères, mycorhiziennes ou saprophytes. Limacella guttata apprécie les épicéas, Limacella furnacea les feuillus ou conifères sur sols sablonneux, Limacella glioderma les sols enrichis en azote.

Intérêts, propriétés

Deux Amanites ont donné leur nom à des syndromes d'intoxication dus aux champignons :

L'Amanite panthère est à l'origine du syndrome panthérinien. Les premiers symptômes apparaissent entre 30 minutes et 3h après l'ingestion, se traduisent par des délires, des hallucinations, des troubles du comportement ainsi que des convulsions. L'état peut s'aggraver et aboutir à un coma. Cette intoxication est grave mais rarement mortelle.

Le syndrome phalloïdien tient son nom de l'Amanite phalloïde. Ce syndrome se traduit par des troubles digestifs tels que des crampes abdominales, des diarrhées et des vomissements. L'intoxication évolue en hépatite aiguë et devient souvent fatale entre le 3ème et le 5ème jour.

Bien connue par la renommée de quelques espèces, l'Amanite tue-mouche et son chapeau rouge tâché de blanc en tête de notre imaginaire, la famille des Amanitacées n'a pas encore livré tous ses secrets, sont-elles mycorhyziennes, saprophytes, comment vivent-elles et se nourrissent-elles ? Pour certaines l'incertitude plane encore.

A quoi ressemblent-elles ?

Lorsque l'on évoque les Amanites, la première image à venir est celle de l'Amanite tue-mouche, Amanita muscaria. Silhouette typique, pied cylindrique élancé, chapeau des plus classique. La majorité des Amanitacées se décrivent ainsi. Jeunes, elles ressemblent à un œuf, puis d'ovoïde le chapeau deviendra convexe pour s'étaler progressivement. Les lames, productrices des spores, sont blanches, exceptionnellement jaunes, chez de rares espèces comme l'Amanite des césars, Amanita caesarea. De fait, la sporée est également blanche, et rarement jaune ou verdâtre. Une caractéristique essentielle des Amanitacées est la présence presque systématique d'un voile général et partiel, visibles sous forme d'une volve bien développée et d'un anneau, mais aussi de débris, écailles, lambeaux, sur le chapeau. Le pied peut être régulier entouré d'une volve, ou s'amincir ver la base, former un bulbe marginé ou non. La saveur, presque toujours douce, est rarement rédhibitoire pour les espèces toxiques. Les odeurs faibles en général seront agréables, dites de miel chez l'Amanite phalloïde, Amanita phalloides, de radis chez l'Amanite citrine, Amanita citrina, ou de poisson chez l'Amanite citrine, Amanita citrina.

Qui sont-elles ?

Dans le vaste monde des champignons, les Amanitacées appartiennent à l'ordre des Agaricales, dans le clade plutéoïde, aux côtés, entre autres, des Pleurotes et des Plutées. Peu de genres composent cette famille, Amanita étant le plus connu. Limacella, genre moins remarqué, compte 7 espèces en Europe, elles se caractérisent par leur voile général extrêmement visqueux, ou très réduit, le bord de leur chapeau lisse, plutôt strié chez les Amanita. Un genre absent en Europe, Catatrama, a été répertorié au Costa Rica, d'où son nom Catatrama costaricensis. D'anciens genres, Torrendia, Amarrendia, ont été reclassés dans les Amanita.

Les espèces remarquables

Les Amanites comptent quelques redoutables espèces toxiques, mais aussi d'excellents comestibles. Parmi les mortelles, on trouve Amanita verna, l'Amanite printanière, Amanita virosa, l'Amanite vireuse, Amanita phalloïdes, l'Amanite phalloïde. Certaines sont un peu moins dangereuses, Amanita regalis, l'Amanite royale, Amanita muscaria, l'Amanite tue-mouche, Amanita pantherina, l'Amanite panthère, à éviter absolument dans tous les cas.

En tête des comestibles, l'Amanite des Césars, Amanita caesarea, champignon digne de la table des Empereurs romains, se remarque par sa belle teinte orangée, présente en région méditerranéenne. Amanita rubescens, l'Amanite rougissante, est également un bon comestible, toujours bien cuite.

Comment ne pas citer la commune Amanite épaisse, Amanita excelsa var. spissa, avec son chapeau brun en « carte géographique », la robuste Amanite épineuse, Amanita echinocephala, avec sa tête de “hérisson”, l'insolite Amanite ovoïde, Amanita ovoidea, gros oeuf d'une blancheur pure et lisse.

Où trouver les Amanitacées ?

Les Amanitacées sont essentiellement des espèces forestières.

Parmi les Amanita la majorité des espèces vivent en symbiose avec les arbres de leur habitat, elles sont mycorhiziennes, sous feuillus ou sous conifères. De nombreuses sont associées à une seule espèce. L'Amanite des Aulnes Amanita friabilis, pousse exclusivement sous les aulnes, l'Amanite des chênes, Amanita dryophila, est inféodée aux chênes, Amanita betulae aux bouleaux, Amanita coryli aux noisetiers. Depuis peu il a été cependant démontré que certaines sont saprophytes, se nourrissant de matières organiques en décomposition, ainsi pour Amanita vittadinii et Amanita echinocephala var. subbeillei.

L'Amanite des césars, ou vraie Oronge, affectionne les sous-bois clairs de feuillus, chênes verts, chênes lièges. Thermophile, elle apprécie les stations chaudes, et se rencontre dans le Sud de la France, affectionnant le climat méditerranéen. Le changement climatique semble favoriser sa migration vers le Nord.

Les Limacella sont des espèces forestières, sous feuillus ou conifères, mycorhiziennes ou saprophytes. Limacella guttata apprécie les épicéas, Limacella furnacea les feuillus ou conifères sur sols sablonneux, Limacella glioderma les sols enrichis en azote.

Intérêts, propriétés

Deux Amanites ont donné leur nom à des syndromes d'intoxication dus aux champignons :

L'Amanite panthère est à l'origine du syndrome panthérinien. Les premiers symptômes apparaissent entre 30 minutes et 3h après l'ingestion, se traduisent par des délires, des hallucinations, des troubles du comportement ainsi que des convulsions. L'état peut s'aggraver et aboutir à un coma. Cette intoxication est grave mais rarement mortelle.

Le syndrome phalloïdien tient son nom de l'Amanite phalloïde. Ce syndrome se traduit par des troubles digestifs tels que des crampes abdominales, des diarrhées et des vomissements. L'intoxication évolue en hépatite aiguë et devient souvent fatale entre le 3ème et le 5ème jour.

Bien connue par la renommée de quelques espèces, l'Amanite tue-mouche et son chapeau rouge tâché de blanc en tête de notre imaginaire, la famille des Amanitacées n'a pas encore livré tous ses secrets, sont-elles mycorhyziennes, saprophytes, comment vivent-elles et se nourrissent-elles ? Pour certaines l'incertitude plane encore.

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